Au cœur du procès en appel de l’affaire libyenne, la défense du milliardaire saoudien Khaled Bugshan a recentré ses attaques sur Wahid Nacer, un banquier dont le rôle dans cette affaire est désormais au centre des débats. Selon Le Monde, l’audience de mardi 19 mai 2026 a été marquée par une stratégie de défense visant à remettre en cause la crédibilité du banquier, considéré comme un maillon essentiel de l’accusation.
Ce qu'il faut retenir
- Mardi 19 mai 2026 : ouverture d’une audience cruciale dans le cadre du procès en appel de l’affaire libyenne.
- La défense de Khaled Bugshan, milliardaire saoudien, cible Wahid Nacer, un banquier dont le rôle est contesté.
- Bechir Saleh, ex-bras droit de Mouammar Kadhafi, voit ses avocats plaider pour sa relaxe.
- Les débats s’articulent autour de la crédibilité des acteurs financiers impliqués dans l’affaire.
- L’audience de ce 19 mai marque une étape clé dans la révision du procès.
Un procès en appel sous haute tension
L’audience de ce mardi 19 mai s’est tenue dans une ambiance tendue, alors que la défense de Khaled Bugshan cherche à fragiliser la position du banquier Wahid Nacer. Le Monde rapporte que les avocats du milliardaire saoudien ont multiplié les objections, remettant en cause les preuves et les témoignages liés à son rôle présumé dans le transfert de fonds controversés. Autant dire que cette stratégie vise à semer le doute sur la solidité de l’accusation.
Dans le même temps, les conseils de Bechir Saleh, ancien proche collaborateur de Mouammar Kadhafi, ont plaidé pour sa relaxe. Selon les avocats de Saleh, les éléments à charge ne suffiraient pas à établir sa culpabilité. Cette prise de position intervient alors que l’affaire, qui remonte à plusieurs années, continue de diviser les parties prenantes.
Wahid Nacer, figure centrale du dossier
Wahid Nacer, dont le nom circule depuis le début de l’enquête, est présenté par l’accusation comme un intermédiaire clé dans les flux financiers litigieux. Le Monde souligne que la défense de Khaled Bugshan mise sur une stratégie de déstabilisation, en mettant en avant d’éventuelles incohérences dans ses déclarations ou dans les documents produits. Pour les avocats du Saoudien, Nacer ne serait qu’un bouc émissaire dans une affaire bien plus complexe.
Cette offensive juridique s’inscrit dans un contexte où les avocats de Bugshan tentent de démontrer que les transferts financiers incriminés relevaient d’opérations légales, liées à des contrats commerciaux. Une ligne de défense qui, si elle était validée, pourrait rebattre les cartes du procès.
Les prochaines étapes du procès
L’audience de mardi a également permis de faire un point sur les délais et les prochaines étapes du procès en appel. Selon Le Monde, les juges devraient rendre leur décision dans les prochains mois, après avoir examiné l’ensemble des arguments des parties. Une échéance qui pourrait marquer un tournant dans cette affaire, alors que les parties attendent avec impatience une issue définitive.
Dans l’immédiat, les débats devraient se concentrer sur la crédibilité des témoignages et des preuves financières. Les avocats de Khaled Bugshan ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel si nécessaire, ce qui laisse présager une bataille juridique longue et complexe.
Reste à voir comment la défense de Khaled Bugshan parviendra à convaincre les magistrats, alors que les arguments des parties s’affrontent avec une intensité croissante. Pour Bechir Saleh et ses avocats, l’enjeu est tout aussi crucial : obtenir une relaxe qui mettrait fin à des années de procédure.
Wahid Nacer est un banquier dont le nom est associé à des transferts financiers litigieux dans le cadre de l’affaire libyenne. Il est considéré comme un intermédiaire clé par l’accusation, qui le présente comme un acteur central dans les flux d’argent controversés. Sa crédibilité est désormais au cœur des débats lors de ce procès en appel.