Paris, 26 mai 2026 — Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a réaffirmé, ce lundi 25 mai, qu’aucune « offre formelle écrite » n’a été déposée par le PSG pour racheter le Parc des Princes. Ses déclarations, faites lors de l’émission 100% PSG le Mag sur ICI Paris Île-de-France, s’inscrivent dans un contexte de tensions autour de la valorisation du stade, alors que des chiffres fantaisistes circulent dans la presse. Selon Franceinfo - Sport, le socialiste, mandaté mi-avril par le Conseil de Paris pour reprendre le dialogue avec le club, exige désormais des débats « strictement confidentiels ».
Ce qu'il faut retenir
- Pas d’offre formelle écrite du PSG pour l’achat du Parc des Princes, selon Emmanuel Grégoire.
- Des chiffres de 40 millions d’euros pour une offre du PSG et une valorisation du stade entre 200 et 350 millions d’euros sont qualifiés de « fantasques » par le maire.
- Emmanuel Grégoire a demandé des documents officiels sur le prix, mais « ils ne [lui] ont pas été produits » à ce jour.
- Le maire souhaite des négociations « strictement confidentielles » pour avancer « de façon sereine ».
- Il regrette l’absence de fan zone pour la finale de Ligue des champions et se dit « frustré » par les célébrations des titres du PSG.
Un dialogue relancé sous le signe de la confidentialité
Emmanuel Grégoire, premier magistrat de la capitale depuis mi-avril, a été désigné par le Conseil de Paris pour engager un dialogue constructif avec le PSG sur la question épineuse de la vente du Parc des Princes. Interrogé ce 25 mai sur l’antenne d’ICI Paris Île-de-France, il a balayé d’un revers de main les rumeurs persistantes concernant une offre du club parisien. « Il n’y a jamais eu d’offre formelle écrite », a-t-il martelé, précisant que son équipe n’a reçu aucun document officiel en ce sens. « Je ne livrerai pas mes hypothèses de travail sur le prix de vente, puisque c’est confidentiel et que ça fait partie du jeu tactique et stratégique de négociation », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de préserver la confidentialité des échanges.
Le maire de Paris a par ailleurs appelé à des débats « strictement confidentiels » pour permettre aux parties de progresser « de façon sereine ». Une posture qui tranche avec les fuites médiatiques récurrentes. « On ne va pas faire ça en Mondovision sur Internet », a-t-il ironisé, en référence aux spéculations récurrentes autour du dossier. Depuis son entrée en fonction, Emmanuel Grégoire multiplie les signaux pour recentrer les discussions sur le fond, loin des polémiques médiatiques.
Des chiffres « fantasques » et une absence d’évaluation officielle
Les chiffres évoqués par certains médias, notamment une offre du PSG à 40 millions d’euros et une valorisation du Parc des Princes comprise entre 200 et 350 millions d’euros, ont été vivement contestés par le maire de Paris. « C’est du "Radio moquette" qui n’a aucune valeur », a-t-il répété, dénonçant des chiffres lancés « sans prendre en compte le périmètre, la durée, les contraintes ». Emmanuel Grégoire a précisé avoir demandé en vain aux services compétents de lui transmettre les documents officiels justifiant ces évaluations. « Je les ai ardemment demandés en ayant entendu ces chiffres, mais ils ne m’ont pas été produits », a-t-il déploré.
Selon lui, aucune évaluation formelle n’a encore été réalisée par les instances municipales. « Pour le moment, il n’y a pas d’évaluation formelle par les services compétents », a-t-il confirmé, insistant sur le caractère prématuré des annonces relayées par la presse. Ces déclarations interviennent alors que le dossier du Parc des Princes cristallise les tensions entre la Ville de Paris et le club, le PSG étant perçu comme un acteur clé dans la gestion future du stade.
Une gestion des célébrations et des espaces festifs dans le viseur
Au-delà de la question financière, Emmanuel Grégoire a abordé deux sujets connexes qui ont fait polémique ces dernières semaines. D’abord, l’absence de fan zone pour la finale de la Ligue des champions, prévue samedi 31 mai à Paris, a suscité son mécontentement. « J’avais plaidé pour qu’il y ait une fan zone, j’ai été obligé d’observer, par contrainte, par pragmatisme, que ce n’était pas possible ou difficile », a-t-il expliqué. Une décision qu’il impute à des contraintes logistiques et sécuritaires, sans pour autant renoncer à l’idée de créer des espaces dédiés aux supporters lors d’événements majeurs.
Ensuite, le maire de Paris s’est dit « frustré » par la manière dont a été célébré le titre de champion de France du PSG à Jean Bouin, lors de la dernière journée de Ligue 1, le 17 mai. Pour remédier à cette situation, il a annoncé vouloir organiser, à la rentrée de septembre, une réunion avec les associations de supporters, la préfecture de police et la préfecture de région. L’objectif ? « Travailler sur la question de la célébration des titres du PSG à l’avenir », a-t-il indiqué, sans pour autant détailler les modalités concrètes de ces futures célébrations.
Un calendrier sous haute tension
Emmanuel Grégoire a réitéré la volonté de la Ville de Paris de « clôturer les discussions au plus tard à la fin de l’été » concernant la vente du Parc des Princes. Une échéance qui s’impose alors que les spéculations et les pressions médiatiques s’intensifient. « Nous souhaitons avancer rapidement, mais dans la sérénité et la confidentialité », a-t-il souligné, rappelant que son mandat lui a été confié pour « reprendre le dialogue » avec le PSG et éviter toute escalade des tensions.
Côté club, le PSG n’a pas communiqué officiellement sur une éventuelle offre d’achat, se contentant jusqu’à présent de commentaires évasifs. Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, le président du club, Nasser Al-Khelaïfi, n’a jamais confirmé ou infirmé l’existence de négociations en cours. Cette absence de réaction publique alimente les spéculations, tout en renforçant la position du maire de Paris, qui insiste sur la nécessité de « clarifier la situation » avant toute conclusion.
Quant aux célébrations des titres du PSG, le maire de Paris a laissé entendre que des solutions pourraient émerger d’ici l’automne, même si aucun détail n’a encore été rendu public. En attendant, la question de la fan zone pour la finale de Ligue des champions reste en suspens, malgré les efforts déployés par la Ville pour en organiser une.
Le maire de Paris justifie cette exigence par la nécessité de préserver le « jeu tactique et stratégique » des négociations. Selon lui, la divulgation prématurée d’informations pourrait nuire à la sérénité des discussions et compliquer la recherche d’un accord équilibré entre la Ville et le PSG. « Je ne livrerai pas mes hypothèses de travail sur le prix de vente, puisque c’est confidentiel », a-t-il déclaré.
Emmanuel Grégoire a réaffirmé vouloir « clôturer les discussions au plus tard à la fin de l’été ». Cela implique que les deux parties devront avoir échangé des propositions concrètes d’ici là, sous peine de voir la Ville de Paris explorer d’autres pistes. Aucune date précise n’a encore été annoncée pour une nouvelle réunion entre les parties.