Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé ce lundi 25 mai 2026 les pays limitrophes de la République démocratique du Congo (RDC) à renforcer leurs mesures de prévention face à une épidémie d’Ebola qu’il qualifie de « particulièrement difficile à gérer ». Une situation que le responsable sanitaire international juge « extrêmement grave », selon les informations rapportées par Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- L’épidémie d’Ebola en RDC est qualifiée d’« extrêmement grave » par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
- Le responsable sanitaire a appelé, ce 25 mai 2026, les pays voisins à agir face à la propagation du virus.
- L’épidémie est décrite comme « particulièrement difficile à gérer » par l’OMS.
- La RDC partage des frontières avec plusieurs pays, dont l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
- L’appel à l’action vise à limiter une possible propagation régionale du virus.
Une épidémie qui met en alerte l’organisation mondiale de la santé
Lors d’une déclaration publique prononcée ce lundi 25 mai 2026, Tedros Adhanom Ghebreyesus a souligné la nécessité pour les pays voisins de la RDC de prendre des mesures immédiates pour endiguer la propagation de l’épidémie d’Ebola. Selon lui, la situation est « extrêmement grave » et nécessite une réponse coordonnée à l’échelle régionale. Ouest France rapporte que le directeur général de l’OMS a insisté sur le caractère « particulièrement difficile à gérer » de cette flambée épidémique, en raison notamment de la mobilité des populations et des défis logistiques dans la zone touchée.
La RDC, déjà confrontée à plusieurs épidémies d’Ebola ces dernières années, fait face à une nouvelle vague de contaminations. Les autorités sanitaires nationales et internationales tentent d’éviter une généralisation de la maladie, qui reste l’une des plus mortelles au monde. — Autant dire que la vigilance doit être maximale, non seulement en RDC, mais aussi chez ses voisins directs — a-t-il ajouté.
Des frontières poreuses et des enjeux de propagation régionale
La RDC partage plus de 10 000 kilomètres de frontières avec neuf pays voisins, dont l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie. Une porosité des frontières qui expose ces États à un risque accru de contamination, d’autant que les déplacements de populations, qu’ils soient liés au commerce, aux migrations ou aux conflits, sont fréquents dans la région. Ouest France précise que plusieurs cas d’Ebola ont déjà été enregistrés dans des zones frontalières, ce qui a poussé l’OMS à multiplier les alertes auprès des gouvernements concernés.
Les experts rappellent que l’Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou d’un animal contaminé. La maladie, qui provoque fièvre hémorragique et taux de létalité élevé, peut se propager rapidement dans des contextes où les systèmes de santé sont fragiles. — La situation actuelle rappelle celle de 2018-2020, lorsque l’épidémie en RDC avait fait plus de 2 200 morts — a indiqué un responsable sanitaire sous couvert d’anonymat.
Une réponse internationale en suspens
L’appel lancé par Tedros Adhanom Ghebreyesus intervient alors que les équipes de l’OMS et des partenaires internationaux comme Médecins Sans Frontières (MSF) sont déjà déployées sur le terrain. Cependant, l’organisation insiste sur la nécessité d’une mobilisation accrue des pays voisins, notamment pour renforcer les contrôles aux frontières, organiser des campagnes de sensibilisation et faciliter l’accès aux soins pour les populations à risque.
Selon Ouest France, plusieurs pays de la région ont déjà mis en place des dispositifs de surveillance renforcée, mais l’OMS craint que ces mesures ne suffisent pas à enrayer la propagation du virus. Des réunions d’urgence sont prévues cette semaine entre les ministres de la Santé des pays concernés pour discuter d’une stratégie commune. — Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter les erreurs du passé — a déclaré un porte-parole de l’OMS.
Cette épidémie d’Ebola en RDC s’inscrit dans un contexte plus large de crises sanitaires persistantes en Afrique centrale, où plusieurs pays luttent simultanément contre des flambées de fièvre jaune, de choléra et de rougeole. La capacité des systèmes de santé régionaux à absorber ces chocs reste un enjeu majeur, d’autant que les ressources allouées à la lutte contre ces maladies sont souvent limitées. La coordination internationale, donc, sera déterminante pour éviter une catastrophe sanitaire à l’échelle du continent.
Les pays les plus exposés sont l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, en raison de leurs frontières communes avec la RDC et des déplacements fréquents de populations entre ces États. Ces quatre pays font déjà l’objet d’une surveillance renforcée de l’OMS.