Le record du monde du plus grand rassemblement de personnes portant le même nom de famille vient d’être battu en Irlande, selon Euronews FR. Plus de 1 848 O’Sullivan et Sullivan se sont retrouvés samedi 31 mai 2026 dans l’enceinte d’une école primaire de Castletownbere, dans le comté de Cork. Ce chiffre pulvérise le précédent record détenu depuis près de vingt ans par les Gallagher, qui avaient rassemblé 1 488 personnes à Letterkenny en 2007.

Ce qu'il faut retenir

  • Le record Guinness du plus grand rassemblement d’homonymes a été battu par les O’Sullivan et Sullivan, avec 1 848 participants à Castletownbere.
  • Précédemment détenu par les Gallagher (1 488 personnes en 2007), ce record a été officiellement vérifié par des représentants du Guinness World Records.
  • Plus de 3 350 O’Sullivan et Sullivan s’étaient inscrits pour l’événement, dont des participants venus de Nouvelle-Zélande, d’Australie, du Canada et des États-Unis.
  • Le nom O’Sullivan/Sullivan, d’origine gaélique (« O’Suileabhain », signifiant « œil de faucon »), compte plus de 500 000 porteurs dans le monde, principalement en Irlande et en Amérique du Nord.
  • La cheffe du clan, Kelly Sullivan, a salué une « équipe imbattable » lors de la cérémonie présidée à Castletownbere.

Un record historique après près de vingt ans de domination gallagher

Depuis le 9 septembre 2007, le titre du plus grand rassemblement d’homonymes appartenait aux Gallagher. Ce jour-là, 1 488 membres de cette famille s’étaient réunis à Letterkenny, dans le comté de Donegal, en Irlande, pour entrer dans l’histoire du Livre Guinness des records. Vingt ans plus tard, ce record vient d’être effacé des tablettes par les O’Sullivan et Sullivan, selon Euronews FR.

L’événement s’est tenu samedi dans la ville portuaire de Castletownbere, située à l’ouest du comté de Cork. Pour marquer l’occasion, les organisateurs avaient choisi une école primaire comme lieu de rassemblement, où 1 848 participants ont été comptabilisés. Des vérifications strictes ont été menées par des représentants du Guinness World Records, incluant des comptages et des contrôles de passeports, afin de garantir la validité du record.

Une mobilisation internationale autour d’un nom irlandais

L’ampleur de la participation a dépassé toutes les attentes des organisateurs. Jim O’Sullivan, coordinateur de l’événement et originaire de Castletownbere, a indiqué au Irish Times que plus de 3 350 O’Sullivan et Sullivan s’étaient inscrits pour le rassemblement, qui a débuté le samedi 31 mai et s’est poursuivi jusqu’au lendemain.

« Les chiffres sont prometteurs si les gens viennent. Même si la moitié seulement se présente, nous serons en bonne voie. Nous avons reçu une excellente réponse de la part des Sullivan et des O’Sullivan partout en Irlande et de bien plus loin encore, donc ça s’annonce bien », a-t-il précisé. La mobilisation a en effet dépassé les frontières irlandaises, avec des participants venus de Nouvelle-Zélande, d’Australie, du Canada et des États-Unis. Cette diversité géographique illustre l’importance de la diaspora irlandaise et l’attachement des familles dispersées à leurs racines.

« Je me sens bénie d’avoir grandi au sein de la grande famille Sullivan-O’Sullivan. Nous formons une équipe imbattable. »
Kelly Sullivan, cheffe du clan, lors de la cérémonie de clôture

Un nom chargé d’histoire et de symboles

Le nom O’Sullivan, ou Sullivan, trouve ses origines dans le gaélique « O’Suileabhain », que l’on peut traduire par « œil de faucon ». Cette appellation, autrefois associée à des qualités de vigilance et de perspicacité, reflète l’héritage culturel irlandais. Selon les données de la base généalogique britannique Forebears, plus de 500 000 personnes dans le monde portent ce patronyme. La majorité d’entre elles résident dans le sud-ouest de l’Irlande, une région où ce nom est particulièrement répandu, ainsi que dans les communautés irlandaises d’Amérique du Nord.

Ce rassemblement a également permis de mettre en lumière l’histoire de cette famille, dont les racines remontent à des siècles. La transmission du nom à travers les générations a créé un lien fort entre ses membres, même ceux dispersés à l’étranger. Pour Kelly Sullivan, qui a reçu la chaîne de fonction du clan à Boston en 2023, cet événement représente bien plus qu’un simple record : il symbolise la cohésion et la fierté d’une communauté unie.

Et maintenant ?

Si ce record établit un nouveau standard pour les rassemblements d’homonymes, il reste à voir si d’autres familles tenteront de le battre dans les années à venir. Les organisateurs de l’événement ont d’ores et déjà annoncé leur intention de pérenniser cette tradition, avec une prochaine édition prévue dans trois ans. D’ici là, les Gallagher, dont le record a été détenu pendant près de deux décennies, pourraient-ils tenter une revanche ? La compétition pour les records Guinness réserve parfois des surprises, et la famille irlandaise n’a pas dit son dernier mot.

Reste à savoir si cet événement inspirera d’autres clans à travers le monde à organiser des rassemblements similaires, dans l’espoir de marquer l’histoire à leur tour. Une chose est sûre : la quête des records Guinness continue de mobiliser des familles entières, bien au-delà des frontières irlandaises.