Plus d’un dixième des pensions nouvelles octroyées par l’assurance-vieillesse en 2025 présentent une anomalie, selon un rapport de la Cour des comptes publié mercredi 13 mai. Ce document, révélé par Le Monde – Politique, indique que ces erreurs représentent une « incidence financière » de 1,08 % du montant total des prestations liquidées cette année-là.

Ce qu'il faut retenir

  • 11 % des pensions nouvelles en 2025 sont concernées par des anomalies, selon la Cour des comptes.
  • L’impact financier de ces erreurs atteint 1,08 % du montant des prestations liquidées cette année-là.
  • Le rapport a été publié le 13 mai 2026, mais porte sur les données de 2025.
  • La Cour des comptes souligne une légère augmentation du taux d’erreur par rapport à 2024.

Ce rapport, rendu public en pleine actualité des réformes des retraites, met en lumière les dysfonctionnements persistants dans le système de liquidation des pensions. Le taux d’anomalie, bien que modéré, reste préoccupant pour les autorités, d’autant plus qu’il marque une progression par rapport aux années précédentes. Le montant global des prestations concernées n’a pas été précisé dans le document, mais la Cour des comptes estime que l’incidence financière dépasse le milliard d’euros.

Les erreurs recensées concernent principalement des décalages de calcul, des oublis de majorations ou des mauvaises applications de règles. Certaines anomalies relèvent de problèmes administratifs, comme des retards dans le traitement des dossiers ou des erreurs de saisie. D’autres cas sont liés à des changements législatifs récents, qui n’auraient pas été intégrés correctement dans les systèmes informatiques. Le rapport ne précise pas si ces erreurs ont été corrigées a posteriori pour les assurés concernés.

Interrogée par Le Monde – Politique, une source proche du dossier a indiqué que « ces anomalies restent dans la moyenne des dernières années ». Cependant, leur hausse relative en 2025 interroge sur l’efficacité des contrôles internes. La Cour des comptes recommande une meilleure coordination entre les différents organismes gestionnaires, ainsi qu’un renforcement des vérifications automatisées pour limiter les risques d’erreurs.

« L’incidence financière, bien que contenue, rappelle l’importance d’améliorer la fiabilité du système », a souligné un membre de la Cour des comptes lors de la présentation du rapport.

Et maintenant ?

La Cour des comptes a demandé aux pouvoirs publics de mettre en place un plan d’action d’ici la fin de l’année 2026 pour réduire significativement le taux d’anomalies. Les prochaines liquidations de pensions, prévues à l’automne, feront l’objet d’une attention particulière de la part des services concernés. Reste à voir si ces mesures porteront leurs fruits ou si les erreurs persisteront, malgré les recommandations.

Ce rapport intervient alors que le gouvernement prépare une nouvelle réforme des retraites, prévue pour 2027. Les dysfonctionnements actuels pourraient servir de base à des ajustements législatifs, notamment sur la simplification des règles de calcul ou l’automatisation des vérifications. Les assurés concernés par ces anomalies devraient être informés individuellement, mais le calendrier de ces notifications n’a pas encore été précisé.

Pour les années à venir, la question de la fiabilité des systèmes informatiques et de la formation des agents sera centrale. Les associations d’usagers appellent déjà à une transparence accrue sur les corrections apportées et les mesures préventives mises en place. Reste à savoir si les recommandations de la Cour des comptes seront suivies d’effets concrets.

D’après le rapport de la Cour des comptes, les anomalies proviennent principalement de décalages de calcul, d’oublis de majorations ou de mauvaises applications des règles. Certaines erreurs sont liées à des problèmes administratifs, comme des retards dans le traitement des dossiers, tandis que d’autres découlent de changements législatifs récents non intégrés correctement dans les systèmes informatiques.