Rima Hassan, figure médiatique et candidate aux élections européennes, affirme faire l’objet d’un « véritable harcèlement judiciaire et politique » en raison de ses opinions, à l’issue d’une garde à vue débutée ce week-end. Selon BFM - Faits Divers, son avocat, Me Vincent Brengarth, a immédiatement réagi en qualifiant la procédure d’une « simple citation sans la moindre provocation ni apologie ».

Ce qu'il faut retenir

  • Rima Hassan a dénoncé un « harcèlement judiciaire et politique » après une garde à vue menée ce week-end.
  • Son avocat, Me Vincent Brengarth, a affirmé qu’il n’y avait « aucune drogue consommée » par sa cliente, selon des tests urinaires.
  • L’association Sherpa a critiqué les « fuites » lors de la garde à vue et attend des condamnations.
  • Me Brengarth a souligné que la citation de sa cliente ne contenait « aucune provocation ni apologie » du terrorisme.

La garde à vue de Rima Hassan, connue pour ses prises de position sur la cause palestinienne et ses critiques envers la politique israélienne, s’inscrit dans un contexte judiciaire déjà tendu. D’après son entretien post-custodial, la jeune femme dénonce une instrumentalisation de la justice à son encontre. « Je fais l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire et politique en raison de mes opinions politiques », a-t-elle déclaré, sans préciser la nature exacte des chefs d’accusation retenus contre elle.

Côté défense, Me Vincent Brengarth a balayé toute forme de provocation ou d’apologie du terrorisme. « Il n’y a aucune drogue consommée par Rima Hassan », a-t-il indiqué, précisant qu’un test urinaire avait confirmé cette absence de consommation. Il a également rappelé que sa cliente avait été citée à comparaître pour une audience prévue dans les prochains jours, qualifiant cette procédure de « simple citation administrative ».

« Il n’y a aucune provocation, aucune apologie du terrorisme dans ses propos. Cette citation relève d’une procédure administrative classique, sans caractère exceptionnel », a affirmé Me Brengarth, selon BFM - Faits Divers.

L’avocat a par ailleurs dénoncé des « fuites » lors de la garde à vue, une pratique qu’il juge inacceptable. « Nous attendons des condamnations claires contre ces fuites, qui portent atteinte aux droits de la défense », a-t-il déclaré. Ces déclarations surviennent alors que plusieurs médias avaient relayé des extraits de la procédure, sans toujours respecter l’anonymat de la personnalité concernée.

Le parquet de Paris, saisi de l’affaire, n’a pas encore réagi publiquement. Interrogé sur la régularité de la procédure, Me Brengarth a rappelé que sa cliente n’avait commis « aucune infraction pénale » et que la garde à vue avait été menée dans des conditions qu’il qualifie de « disproportionnées ».

Rima Hassan, qui s’est exprimée brièvement à la presse après sa libération, a également évoqué un « acharnement médiatique » à son égard. « On me présente comme une menace pour la République, alors que je ne fais que défendre une cause humanitaire », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails des charges qui pèsent sur elle.

Cette affaire s’ajoute à une série de procédures judiciaires ciblant des personnalités politiques et militantes ces derniers mois. En février 2025, l’ex-président Nicolas Sarkozy était renvoyé en appel pour son rôle présumé dans l’affaire des écoutes libyennes, un dossier où l’association Sherpa, spécialisée dans la défense des droits humains, attend des « explications vraisemblables et plausibles » de sa part. Un rappel qui montre l’ampleur des tensions entre justice, politique et militantisme.

Et maintenant ?

L’audience à laquelle Rima Hassan a été citée devrait se tenir d’ici la fin du mois d’avril. Son avocat a d’ores et déjà annoncé qu’il déposerait un recours contre les conditions de sa garde à vue, tandis que le parquet pourrait préciser les chefs d’accusation retenus. Quant aux « fuites » dénoncées, leur origine reste à éclaircir, une enquête interne au sein des forces de l’ordre étant évoquée par plusieurs sources proches du dossier.

Pour l’heure, Rima Hassan maintient sa ligne militante, tout en appelant à une mobilisation contre ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire ». La suite judiciaire de cette affaire pourrait, selon les observateurs, influencer le débat public à l’approche des élections européennes de juin 2026.