Dans un quartier de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, l’association Yookan propose aux jeunes un outil innovant pour explorer des métiers. Selon Libération, ce dispositif gratuit permet de s’immerger dans des environnements professionnels grâce à la réalité virtuelle, afin de tester des compétences et d’affiner ses choix d’orientation.
Créée pour répondre aux difficultés d’accès à l’information sur les métiers, cette initiative s’adresse particulièrement aux 15-25 ans. L’objectif affiché est de leur offrir une expérience concrète, sans engagement, pour mieux cerner les réalités de différents secteurs avant de se projeter dans une formation ou un emploi.
Ce qu'il faut retenir
- Association Yookan, basée à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), propose un espace immersif en réalité virtuelle pour tester des métiers
- Le dispositif est gratuit et s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans
- L’outil permet de simuler des situations professionnelles pour identifier des compétences et affiner son projet d’orientation
- L’initiative vise à combler un manque d’accès à l’information sur les métiers, souvent inaccessible en raison de contraintes sociales ou géographiques
Un dispositif innovant pour briser les barrières de l’orientation
L’association Yookan, implantée à Rosny-sous-Bois, a choisi d’utiliser la réalité virtuelle comme levier pour démocratiser l’accès à l’orientation professionnelle. Selon les responsables du projet, rapportés par Libération, cette technologie offre une immersion immédiate dans des environnements de travail variés, des chantiers BTP aux salles de classe en passant par les blocs opératoires.
Ce projet répond à un constat partagé par de nombreux acteurs de l’insertion : les jeunes issus de milieux défavorisés ou éloignés des grands centres urbains ont souvent un accès limité aux informations sur les métiers. En recréant des situations professionnelles en 3D, Yookan permet aux participants de se projeter concrètement, sans avoir à se déplacer ou à supporter des coûts financiers.
Une approche pédagogique et sans risque
Contrairement à un stage ou une immersion classique, la réalité virtuelle offre un cadre sécurisé pour expérimenter. Comme l’explique un membre de l’association cité par Libération : « On ne remplace pas une formation ou un stage, mais on donne aux jeunes l’opportunité de se faire une première idée sans pression ».
Les scénarios proposés sont conçus pour mettre en lumière des compétences transversales, comme la gestion d’équipe, la résolution de problèmes ou la communication. Chaque session dure environ 30 minutes, permettant aux participants de tester plusieurs métiers au cours d’une même visite. L’association mise sur des partenariats avec des entreprises locales pour enrichir son catalogue de simulations.
Un public cible large, mais des défis persistants
Bien que conçu pour les 15-25 ans, le dispositif attire également des adultes en reconversion professionnelle. Rosny-sous-Bois, ville située en proche banlieue parisienne, concentre une population jeune et diversifiée, ce qui en fait un terrain propice à ce type d’initiative.
Cependant, les responsables de Yookan soulignent que la réussite du projet dépend aussi de la médiation autour de l’outil. « La réalité virtuelle impressionne, mais il faut ensuite savoir en parler », précise un animateur de l’association. Pour cela, des ateliers d’échange sont organisés après chaque simulation, afin d’aider les participants à formaliser leurs impressions et à identifier des pistes concrètes.
Un modèle reproductible ?
Pour l’instant, le projet reste limité par son financement, entièrement dépendant de subventions publiques et de mécénat. « On travaille avec un budget serré, mais l’engouement des jeunes nous motive à persévérer », confie un responsable de Yookan. L’association réfléchit à des partenariats avec des acteurs privés pour pérenniser l’initiative.
Dans un contexte où l’orientation professionnelle reste un parcours semé d’embûches pour de nombreux jeunes, des solutions comme celle-ci pourraient bien inspirer d’autres territoires. Reste à voir si ce modèle, encore marginal, parviendra à se généraliser à plus grande échelle.
En attendant, Yookan continue d’accueillir des groupes scolaires et des associations locales chaque semaine. L’objectif ? Toucher 500 jeunes d’ici la fin de l’année.
Les sessions sont ouvertes sur inscription, via le site internet de l’association Yookan ou directement auprès des structures partenaires (missions locales, collèges, lycées). L’accès est gratuit et les créneaux sont proposés en fonction des disponibilités.
