Les passagers souhaitant se rendre à Marseille, Lyon ou Bordeaux via Royal Air Maroc devront trouver une alternative dans les prochaines semaines. La compagnie aérienne marocaine a annoncé ce samedi 24 mai 2026 la suspension provisoire d’une dizaine de liaisons, invoquant la flambée des prix du carburant et une baisse de la demande sur les lignes internationales. Selon BFM Business, cette décision touche notamment des vols entre le Maroc et la France, mais aussi des destinations africaines.

Ce qu'il faut retenir

  • Suspension de 10 liaisons par Royal Air Maroc, dont des vols vers Marseille, Lyon, Bordeaux et Bruxelles
  • La décision s’explique par la hausse des prix du kérosène, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient
  • Baisse de la demande également évoquée par la compagnie, détenue à plus de 98 % par l’État marocain
  • Les vols concernés incluent aussi des liaisons entre Tanger et Barcelone, ainsi que Casablanca et plusieurs villes africaines (Bangui, Brazzaville, Kinshasa, etc.)
  • Royal Air Maroc s’est engagée à rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions le permettront

Des vols suspendus entre le Maroc, la France et plusieurs pays africains

Parmi les liaisons concernées, on compte notamment les vols reliant Marrakech à Marseille, Lyon et Bordeaux, ainsi que ceux entre Tanger et Barcelone. Côté africain, les escales vers des villes comme Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé et Libreville seront également clouées au sol. La compagnie justifie cette mesure par « la forte hausse des prix du kérosène, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ». Une décision qui intervient alors que Royal Air Maroc mise sur une expansion de sa flotte dans les années à venir.

D’après BFM Business, la suspension touche une dizaine de lignes au total, sans préciser de durée exacte. La compagnie a indiqué suivre « avec une grande attention l’évolution de la situation internationale », tout en rappelant qu’elle s’engage à rétablir ces vols « dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront ».

Une compagnie en pleine expansion malgré les difficultés

Détenue à plus de 98 % par l’État marocain, Royal Air Maroc (RAM) a lancé en 2023 un plan ambitieux visant à porter sa flotte de 50 appareils actuellement à 200 d’ici 2037. Ce programme s’accompagne d’une volonté de multiplier les vols internationaux, comme en témoigne l’arrivée récente de la compagnie à l’aéroport de Lille-Lesquin, annoncée en début de semaine. Pourtant, la hausse des coûts opérationnels semble freiner temporairement cette dynamique.

La baisse de la demande sur certaines lignes, combinée à la volatilité des prix de l’énergie, pousse donc la RAM à revoir ses priorités. « Nous adaptons notre offre en fonction des contraintes du marché », a déclaré un porte-parole de la compagnie, sans préciser si d’autres suspensions pourraient intervenir à l’avenir.

Des passagers contraints de se tourner vers d’autres solutions

Pour les voyageurs ayant réservé un vol concerné par la suspension, la recherche d’une alternative s’impose. Les compagnies low-cost, les trains ou les vols directs depuis d’autres aéroports français ou européens pourraient constituer des options. Royal Air Maroc a indiqué mettre à disposition des informations sur son site et via ses canaux officiels pour accompagner les passagers dans cette transition.

Côté aéroportuaire, ni la direction de Marseille-Provence, ni celle de Lyon-Saint Exupéry n’ont encore réagi publiquement à cette annonce. Les usagers devront donc se tourner vers les services clients de la RAM ou des agences de voyage pour obtenir des précisions sur les modalités de remboursement ou de réacheminement.

Et maintenant ?

Royal Air Maroc a laissé entendre que la reprise des vols suspendus dépendra de l’évolution des cours du kérosène et de la reprise de la demande. Une situation qui pourrait évoluer dans les prochaines semaines, en fonction des annonces des pays producteurs de pétrole et de la stabilisation des tensions au Moyen-Orient. La compagnie n’a pas précisé de calendrier pour un éventuel rétablissement des lignes, mais a réaffirmé son engagement à maintenir une offre de transport aérien entre le Maroc et l’Europe.

En attendant, les passagers impactés sont invités à consulter régulièrement les canaux officiels de la RAM pour suivre l’actualité de leurs vols. La compagnie a rappelé qu’elle reste à leur disposition pour les accompagner dans leurs démarches, sans évoquer pour l’instant de mesures d’indemnisation spécifiques.

Royal Air Maroc n’a pas encore détaillé les modalités de remboursement ou d’échange de billets. Les passagers sont invités à contacter directement la compagnie via son site officiel ou ses services clients pour obtenir des informations personnalisées. La RAM a indiqué qu’elle communiquera prochainement sur ce sujet.

Pour l’instant, Royal Air Maroc n’a mentionné que les liaisons entre le Maroc, la France, l’Espagne et plusieurs pays africains. Aucune annonce n’a été faite concernant d’éventuelles extensions à d’autres villes européennes. La compagnie se dit « attentive à l’évolution du marché » et pourrait ajuster sa stratégie en fonction des circonstances.