La star marocaine de la chanson, Saad Lamjarred, a été condamnée ce vendredi 15 mai à cinq ans de prison ferme par la cour d’assises de Draguignan (Var) pour le viol d’une jeune femme commis en 2018. Selon Ouest France, cette décision intervient après un premier jugement rendu en 2023, où le chanteur avait écopé de six ans de prison dans la même affaire. Lamjarred, qui avait fait appel de cette première condamnation, voit donc sa peine réduite tout en restant lourdement sanctionné pour son acte.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chanteur marocain Saad Lamjarred condamné à cinq ans de prison ferme le 15 mai 2026 par la cour d’assises de Draguignan (Var)
  • Cette peine concerne le viol d’une jeune femme en 2018, un premier jugement en 2023 l’ayant déjà condamné à six ans de prison
  • Lamjarred avait fait appel de la première condamnation, ce qui a conduit à une réduction de peine tout en maintenant une sanction sévère
  • L’affaire s’inscrit dans un contexte judiciaire français où les violences sexuelles sont jugées avec une fermeté accrue ces dernières années

Une affaire judiciaire qui s’étire sur plusieurs années

L’histoire judiciaire de Saad Lamjarred s’étale sur près de huit ans, depuis les faits présumés commis en 2018 jusqu’à cette condamnation définitive en 2026. Selon les éléments rapportés par Ouest France, les faits reprochés à la star marocaine auraient eu lieu dans le sud de la France, où elle résidait alors. Le premier procès, en 2023, avait déjà marqué les esprits en raison du profil médiatique de l’accusé, connu pour ses tubes comme Lm3allem ou Salam Alaykoum. Le chanteur, qui avait toujours clamé son innocence, avait immédiatement fait appel de ce jugement.

La cour d’assises de Draguignan a donc réexaminé l’affaire cette semaine, aboutissant à une peine de cinq ans de prison. Cette décision, bien que moins lourde que la première, confirme la reconnaissance de la culpabilité de Lamjarred dans cette affaire. Pour les victimes de violences sexuelles, cette issue judiciaire envoie un signal fort, même si le parcours judiciaire aura été long et éprouvant.

Un contexte judiciaire marqué par une réponse pénale renforcée aux violences sexuelles

Cette affaire s’inscrit dans un mouvement plus large où la justice française durcit progressivement sa réponse face aux violences sexuelles et sexistes. Depuis plusieurs années, les peines pour viol ou agression sexuelle sont alourdies, et les procédures judiciaires tendent à être accélérées pour éviter les délais trop longs. Selon les statistiques du ministère de la Justice, les condamnations pour viol ont augmenté de près de 20 % entre 2018 et 2024, reflétant une prise de conscience accrue de la gravité de ces infractions.

Dans le cas de Saad Lamjarred, la justice a donc tranché en faveur d’une peine ferme, malgré l’appel de l’accusé. Cette décision pourrait servir d’exemple pour les affaires similaires en cours, où les victimes réclament une justice rapide et exemplaire. Les associations féministes, qui suivent de près ces dossiers, soulignent régulièrement l’importance de condamnations sans ambiguïté pour lutter contre l’impunité dans ce type de crimes.

Quelles suites pour Saad Lamjarred après cette condamnation ?

Pour Saad Lamjarred, cette condamnation à cinq ans de prison ferme ouvre une nouvelle étape, bien que la peine soit déjà partiellement purgée depuis son placement en détention provisoire après le premier jugement. Selon Ouest France, les avocats du chanteur pourraient encore se pourvoir en cassation, bien que les chances de succès semblent limitées au regard des éléments à charge retenus par la cour d’assises.

Côté marocain, où Lamjarred reste une figure populaire malgré cette affaire, les réactions pourraient être contrastées. Le pays a récemment renforcé ses lois contre les violences sexuelles, mais la célébrité de l’artiste pourrait influencer la perception publique. Bref, cette affaire, bien qu’en partie close en France, pourrait continuer à faire parler d’elle au-delà des frontières.

Et maintenant ?

La prochaine étape judiciaire pour Saad Lamjarred dépendra des éventuels recours qu’il pourrait encore engager. Une décision en cassation pourrait mettre plusieurs mois, voire plus d’un an, avant d’être rendue. Par ailleurs, cette affaire relance le débat sur la célébrité et l’impunité dans les crimes sexuels, un sujet qui continue de diviser l’opinion publique et les associations. Enfin, cette condamnation pourrait encourager d’autres victimes à porter plainte, conscientes désormais que la justice française prend ces dossiers au sérieux.

Cette décision intervient dans un contexte où les violences sexuelles restent un fléau persistant, malgré les avancées législatives. Elle rappelle aussi que, même pour les personnalités médiatisées, la loi s’applique avec la même rigueur. Reste à voir si cette condamnation marquera un tournant dans la lutte contre l’impunité pour ces crimes, ou si elle restera un cas isolé.

La peine a été réduite de six à cinq ans de prison ferme lors de l’appel, car la cour d’assises a pu réexaminer les éléments à charge et considérer que certains aspects de l’affaire justifiaient une peine moins lourde, tout en maintenant une sanction sévère pour le viol commis en 2018.