Le chanteur marocain Saad Lamjarred, figure majeure de la chanson arabe avec des millions de vues sur YouTube, comparaît à partir d’aujourd’hui, lundi 11 mai 2026, devant la cour d’assises de Draguignan, dans le sud-est de la France. Il est poursuivi pour un viol, un chef d’accusation qu’il rejette formellement. Ce procès intervient trois ans après sa première condamnation dans le même dossier, une décision contre laquelle il avait interjeté appel, selon RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Saad Lamjarred, 40 ans, est jugé pour un viol présumé, une affaire déjà examinée en 2023.
- Il a été condamné en première instance en France pour des faits similaires, mais a fait appel de cette décision.
- Le procès se déroule à Draguignan, devant la cour d’assises, à compter du 11 mai 2026.
- L’artiste, star au Moyen-Orient, conteste les accusations portées contre lui.
- Cette procédure judiciaire s’inscrit dans un contexte de lutte contre les violences sexuelles en France.
Un artiste sous les projecteurs pour une affaire judiciaire
Avec plus de plusieurs millions de vues sur YouTube et une renommée qui dépasse les frontières du Maroc, Saad Lamjarred est une personnalité publique incontournable au Moyen-Orient. Pourtant, depuis 2023, son nom est aussi associé à une affaire judiciaire sensible en France. Condamné en première instance pour viol, il a choisi de contester ce verdict en faisant appel, ce qui a conduit à l’ouverture d’un second procès ce 11 mai 2026. RFI rapporte que les débats s’annoncent tendus, tant les enjeux juridiques que médiatiques sont importants pour les deux parties.
Les faits reprochés et le déroulement de la procédure
Les faits reprochés à Saad Lamjarred remontent à plusieurs années et concernent une agression sexuelle présumée. Lors du premier procès en 2023, la cour avait retenu la culpabilité de l’artiste, mais celui-ci avait immédiatement saisi la justice pour contester ce jugement. Aujourd’hui, les magistrats de Draguignan doivent à nouveau examiner les éléments du dossier, à commencer par les témoignages des parties et les preuves présentées. RFI précise que la procédure pourrait s’étaler sur plusieurs jours, voire semaines, en fonction de la complexité des débats.
Un contexte judiciaire marqué par la lutte contre les violences sexuelles
Ce procès s’inscrit dans un cadre plus large, marqué par une volonté accrue de la justice française de lutter contre les violences sexuelles. Depuis plusieurs années, les condamnations pour viol ou agression sexuelle se multiplient, reflétant une prise de conscience sociétale. Cependant, chaque affaire reste unique, et celle impliquant une personnalité médiatique comme Saad Lamjarred soulève des questions spécifiques. Les associations de défense des droits des femmes suivent de près l’évolution de ce dossier, rappelant l’importance d’une justice équitable pour les victimes présumées comme pour les accusés.
« Les violences sexuelles n’ont pas de couleur politique ni de statut social. La justice doit s’appliquer à tous, y compris aux personnalités publiques », a rappelé une militante associative, sans citer directement l’affaire.
Ce nouveau procès intervient à un moment où la France renforce ses dispositifs juridiques pour protéger les victimes de violences sexuelles, avec notamment l’allongement des délais de prescription. Reste à voir comment la justice tranchera dans ce dossier complexe, où s’entremêlent célébrité, droit et devoir de mémoire pour les victimes présumées.
En 2023, Saad Lamjarred avait été condamné en première instance pour viol. Cette fois, il s’agit d’un procès en appel, où la cour doit réexaminer l’ensemble du dossier pour confirmer, infirmer ou modifier le verdict initial.