Consommer certains aliments de manière régulière peut avoir un impact négatif sur la santé cardiovasculaire. Top Santé détaille, à travers des recommandations d’experts en nutrition, cinq produits à éviter pour préserver ses artères et son cœur.

Ce qu'il faut retenir

  • Les charcuteries grasses, riches en acides gras saturés et en sel, augmentent les risques d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.
  • Les plats industriels ultra-transformés, souvent chargés en sel, en sucres et en additifs, favorisent l’inflammation des artères.
  • Les viandes rouges grasses, consommées en excès, sont associées à un risque accru de coronaropathies.
  • Les produits laitiers entiers, notamment les fromages gras, contribuent à l’élévation du taux de mauvais cholestérol (LDL).
  • Les boissons sucrées, y compris les sodas et les jus industriels, augmentent les risques de diabète et d’obésité, facteurs de risques cardiaques.

Les charcuteries grasses, un danger pour les artères

Parmi les aliments à limiter, les charcuteries grasses occupent une place de choix. Salami, saucisson, lardons ou encore saucisses industrielles contiennent des acides gras saturés en quantité élevée, ainsi qu’un excès de sel. « Ces produits favorisent l’hypertension artérielle et augmentent le risque de développer des maladies cardiovasculaires », explique le Dr Marie Dupont, cardiologue et nutritionniste. Selon une étude publiée en 2024 dans *The American Journal of Clinical Nutrition*, une consommation régulière de charcuterie augmenterait de 22 % le risque d’infarctus du myocarde.

Les plats industriels, des bombes à retardement pour le cœur

Autre catégorie à surveiller : les plats préparés et les produits ultra-transformés. Ces aliments, souvent riches en sel, en sucres ajoutés et en additifs, sont conçus pour être pratiques, mais leur impact sur la santé cardiovasculaire est loin d’être neutre. « Ces produits favorisent l’inflammation des artères et l’athérosclérose », souligne le Dr Jean-Martin Bernard, spécialiste en médecine préventive. Une enquête de l’UFC-Que Choisir en 2025 révélait que 70 % des plats industriels dépassaient les seuils recommandés de sel, avec des pizzas surgelées, des lasagnes ou des soupes en sachet en tête de liste.

Viandes rouges grasses : à consommer avec modération

Les viandes rouges grasses, comme le bœuf (côtes, entrecôtes) ou l’agneau, font également partie des aliments à limiter. Leur consommation excessive est associée à un risque accru de coronaropathies, selon une méta-analyse publiée dans *The Lancet* en 2023. « Ces viandes contiennent des graisses saturées qui élèvent le taux de LDL-cholestérol, un facteur clé dans le développement de l’athérosclérose », précise le Dr Bernard. Les recommandations officielles préconisent de ne pas dépasser 500 grammes de viande rouge par semaine, cuisson incluse.

Produits laitiers entiers : un impact sur le cholestérol

Les fromages gras, la crème fraîche ou le beurre sont souvent pointés du doigt pour leur teneur en acides gras saturés. « Ces produits, lorsqu’ils sont consommés en excès, contribuent à l’augmentation du mauvais cholestérol (LDL) », indique le Dr Dupont. Une étude de l’Inserm en 2024 montrait que les personnes consommant plus de 30 grammes de fromage gras par jour avaient un risque accru de 15 % de souffrir d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Les experts conseillent de privilégier les versions allégées ou de limiter ces produits à quelques occasions par semaine.

Boissons sucrées : des risques cardiovasculaires sous-estimés

Enfin, les boissons sucrées — sodas, jus de fruits industriels ou sirops — représentent un danger pour le cœur. Riches en sucres ajoutés, elles favorisent la prise de poids, le diabète de type 2 et l’inflammation chronique, trois facteurs de risque majeurs pour les maladies cardiovasculaires. « Une canette de soda contient en moyenne 7 morceaux de sucre, ce qui équivaut à la dose journalière recommandée pour un adulte », rappelle le Dr Bernard. Une étude de l’OMS en 2025 estimait que la consommation régulière de boissons sucrées augmentait de 30 % le risque de cardiopathie ischémique.

Et maintenant ?

Face à ces constats, les autorités sanitaires devraient renforcer les campagnes de sensibilisation sur les risques des aliments ultra-transformés. À partir de septembre 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) prévoit de publier de nouvelles recommandations officielles intégrant ces aliments dans sa liste des produits à limiter. Les industriels, de leur côté, pourraient être incités à reformuler leurs recettes pour réduire les teneurs en sel et en sucres ajoutés. Reste à voir si ces mesures suffiront à inverser la tendance.

Pour préserver sa santé cardiovasculaire, les experts recommandent une alimentation variée, riche en fruits, légumes, céréales complètes et poissons gras. Top Santé rappelle que ces conseils s’inscrivent dans une approche globale, incluant aussi l’activité physique régulière et le sevrage tabagique.

Non, il ne s’agit pas d’un bannissement mais d’une consommation occasionnelle. Les experts prônent une approche équilibrée, permettant par exemple de déguster une part de fromage gras lors d’un repas festif, à condition de ne pas en faire une habitude quotidienne.

Pour les charcuteries, on peut opter pour des versions allégées en sel ou des substituts à base de volaille. Les plats industriels peuvent être remplacés par des préparations maison avec des ingrédients frais. Enfin, les boissons sucrées peuvent être troquées contre de l’eau, des infusions ou des jus de fruits pressés maison sans sucre ajouté.