La présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Anne-Charlotte Rossi, s’exprime à la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, un an après avoir pris les rênes de la première fédération de parents d’élèves en France. Selon nos confrères de Ouest France, elle évoque sans détour les principaux sujets de préoccupation des familles pour cette nouvelle année.
Ce qu'il faut retenir
- La santé mentale des élèves reste une priorité absolue pour les parents, selon la présidente de la FCPE.
- Les relations entre parents et enseignants sont au cœur des échanges, avec une volonté de renforcement du dialogue.
- La FCPE insiste sur la nécessité d’un accompagnement adapté pour les élèves en situation de handicap.
- Les familles réclament plus de transparence sur les résultats scolaires et les méthodes pédagogiques.
- La rentrée 2026-2027 s’annonce sous le signe de la vigilance et de la collaboration.
Une rentrée sous haute surveillance des enjeux éducatifs
Anne-Charlotte Rossi, présidente de la FCPE depuis 2025, revient sur les défis qui attendent les familles et les établissements scolaires pour cette rentrée du 1er septembre 2026. « Les parents sont particulièrement attentifs à l’équilibre psychologique de leurs enfants », explique-t-elle. Les répercussions de la crise sanitaire, encore perceptibles deux ans après, ont laissé des traces durables. « On note une augmentation des demandes d’accompagnement en santé mentale, notamment pour les adolescents », précise-t-elle.
Côté pédagogique, la FCPE attend des mesures concrètes pour répondre aux besoins des élèves, qu’ils soient en difficulté ou en situation de handicap. « Les familles veulent être associées aux décisions qui les concernent », souligne Anne-Charlotte Rossi. Pour la fédération, la rentrée 2026-2027 doit marquer un tournant dans la collaboration entre parents et enseignants.
Le dialogue parents-professeurs, un chantier prioritaire
La qualité des échanges entre les familles et l’institution scolaire figure en tête des préoccupations. D’après la présidente de la FCPE, « le dialogue reste trop souvent à sens unique ». Les parents réclament plus d’écoute de la part des enseignants et des établissements. « On attend des rendez-vous réguliers, des retours transparents sur le parcours de l’enfant, et une meilleure prise en compte des avis familiaux », détaille-t-elle.
Certains établissements expérimentent déjà des outils numériques pour faciliter cette communication. « Mais ces initiatives restent inégales selon les académies », constate Anne-Charlotte Rossi. La FCPE milite pour une généralisation de ces dispositifs, couplée à des formations pour les enseignants sur l’accueil des parents. Autant dire que la rentrée sera aussi celle des tests pour ces nouvelles méthodes.
Santé mentale et inclusion : deux piliers pour une école plus protectrice
Autre dossier brûlant : la santé mentale des élèves. La FCPE alerte sur la persistance des effets post-Covid, notamment chez les collégiens et lycéens. « Les troubles anxieux et dépressifs ont augmenté de 20 % depuis 2020, selon les remontées de terrain », indique Anne-Charlotte Rossi. Face à cette situation, la fédération demande un renforcement des psychologues scolaires et des cellules d’écoute dans les établissements.
L’inclusion des élèves en situation de handicap constitue un autre axe majeur. « Les parents constatent encore trop de lacunes dans l’accompagnement personnalisé », souligne-t-elle. La FCPE réclame notamment un meilleur respect des plans d’accompagnement individualisés (PAI) et une formation renforcée des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap). Bref, l’école inclusive reste un chantier inachevé.
Quelles suites pour les familles ?
D’ici la fin septembre, la FCPE organisera des rencontres locales pour recueillir les retours des parents. « On espère que ces échanges permettront d’ajuster nos revendications », confie Anne-Charlotte Rossi. Parallèlement, la fédération continue de négocier avec le ministère pour obtenir des engagements concrets sur le long terme. « L’objectif n’est pas de faire de la rentrée un événement médiatique, mais de garantir une école plus sereine et plus inclusive pour tous », conclut-elle.
La FCPE demande un renforcement du dialogue parents-professeurs, une meilleure prise en charge de la santé mentale des élèves, et un accompagnement adapté pour les élèves en situation de handicap. Elle réclame aussi plus de transparence sur les résultats scolaires et les méthodes pédagogiques.
Une réunion nationale est prévue en octobre 2026 pour faire un premier bilan des dispositifs mis en place. Par ailleurs, la fédération organisera des rencontres locales dès la fin septembre pour recueillir les retours des parents.