Les fédérations d’éleveurs de bovins viande et lait, d’ovins et de caprins ont demandé mardi 7 août 2026 au gouvernement de diligenter une expertise sur les pertes de prairies, « grillées » par la sécheresse et les canicules, afin d’obtenir une meilleure indemnisation. Une demande formulée publiquement et relayée par Ouest France, qui souligne l’urgence de la situation pour les professionnels du secteur.

Ce qu'il faut retenir

  • Les fédérations d’éleveurs de bovins (viande et lait), d’ovins et de caprins ont saisi le gouvernement le 7 août 2026.
  • Elles réclament une expertise des prairies « grillées » par la sécheresse et les canicules.
  • L’objectif est d’améliorer l’indemnisation des pertes subies par les éleveurs.

Des prairies « grillées » par la sécheresse et les canicules

Selon les représentants des éleveurs, les conditions météorologiques exceptionnelles de l’été 2026 ont provoqué un assèchement rapide des sols et un flétrissement des herbages. Les températures élevées et le manque de pluie ont réduit la pousse des graminées, rendant les prairies impropres au pâturage ou à la fauche. « Les pertes sont déjà visibles dans de nombreuses régions », a indiqué un porte-parole des fédérations, sans préciser de chiffres pour l’heure.

Les éleveurs de bovins viande et lait, ainsi que ceux d’ovins et de caprins, sont particulièrement touchés. Ces filières dépendent en grande partie de l’herbe fraîche pour nourrir leurs animaux. Sans alternative fourragère suffisante, certains pourraient être contraints de réduire leur cheptel ou d’acheter des aliments à prix d’or, alourdissant leurs charges.

Une expertise demandée pour évaluer les pertes

Les fédérations ont donc appelé le gouvernement à ordonner une expertise terrain des prairies affectées. L’objectif est de documenter précisément l’ampleur des dégâts et de permettre aux éleveurs de bénéficier d’aides adaptées. « Nous avons besoin de preuves tangibles pour justifier nos demandes d’indemnisation », a expliqué un représentant, cité par Ouest France. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de crise climatique qui fragilise chaque année davantage les exploitations.

La demande intervient alors que les discussions sur la gestion des risques climatiques dans l’agriculture s’intensifient. Le gouvernement a déjà mis en place des dispositifs d’urgence pour soutenir les agriculteurs, mais les fédérations estiment que les critères actuels ne reflètent pas la réalité des pertes subies.

Quelles conséquences pour les éleveurs ?

Si l’expertise est accordée, les résultats pourraient servir de base à des négociations pour des aides supplémentaires. Les éleveurs craignent cependant que les délais de traitement ne soient trop longs, alors que la situation s’aggrave avec l’été. Certains ont déjà commencé à vendre une partie de leur cheptel ou à recourir à des stocks de fourrage, faute de solution à court terme.

Les fédérations espèrent également que cette crise servira de levier pour accélérer les mesures de prévention, comme la création de réserves fourragères ou le développement de cultures résistantes à la sécheresse. « Il faut anticiper, pas seulement subir », a souligné un membre de la fédération des éleveurs de caprins.

Et maintenant ?

Le gouvernement devrait examiner la demande d’expertise dans les prochains jours. Si elle est acceptée, les équipes techniques pourraient commencer les relevés d’ici la mi-août. Les résultats pourraient être connus fin août, avant les prochaines annonces budgétaires pour le secteur agricole. En parallèle, les fédérations préparent déjà des dossiers pour solliciter des aides européennes, via le Fonds de solidarité de l’Union européenne.

Cette crise illustre une fois de plus la vulnérabilité des éleveurs face aux aléas climatiques, alors que les projections météorologiques annoncent des étés de plus en plus secs dans les décennies à venir. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact réel de la sécheresse sur les exploitations et adapter les politiques de soutien.

Les fédérations concernent les éleveurs de bovins (viande et lait), d’ovins et de caprins, car ces filières dépendent fortement de l’herbe fraîche pour nourrir leurs animaux.