En France, 4,8 millions de personnes, soit 7,5 % de la population, sont aujourd’hui considérées comme « riches » selon les critères établis par l’Observatoire des inégalités. Ce seuil, souvent débattu, repose sur des seuils de revenus définis à partir des données fiscales et sociales, comme le rapporte BFM Business. Mais à partir de quel montant mensuel ou annuel un foyer peut-il être classé dans cette catégorie ?
Ce qu'il faut retenir
- En 2026, 4,8 millions de Français, soit 7,5 % de la population, sont considérés comme riches selon l’Observatoire des inégalités.
- Le seuil de richesse en France est généralement fixé à 3 673 euros net par mois pour une personne seule (soit environ 44 076 euros brut annuels en 2025), selon les dernières données disponibles.
- Pour un couple sans enfant, ce seuil s’élève à 5 510 euros net par mois (soit environ 66 120 euros brut annuels).
- L’Observatoire des inégalités souligne que ces seuils dépassent largement le niveau de vie médian, fixé à 1 880 euros net mensuels pour une personne seule.
Des critères variables selon la composition du foyer
La notion de « richesse » en France ne s’applique pas de manière uniforme. Elle dépend fortement de la composition du foyer. Pour une personne seule, l’Observatoire des inégalités retient un seuil de 3 673 euros net mensuels. Ce chiffre correspond au double du niveau de vie médian, une méthode souvent utilisée pour définir les catégories aisées. Pour un couple sans enfant, le seuil grimpe à 5 510 euros net par mois. Avec un enfant, il faut compter 6 612 euros net mensuels, et 7 714 euros pour un foyer avec deux enfants.
Ces montants, calculés sur la base des revenus disponibles après impôts et prestations sociales, illustrent l’écart croissant entre les classes moyennes et les plus aisées. Selon BFM Business, ces seuils reflètent aussi l’inflation et la hausse des prix dans des secteurs comme l’immobilier ou l’éducation, qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages.
Un débat récurrent sur la définition de la richesse
La question de savoir ce qui définit un « riche » en France revient régulièrement dans le débat public. L’Observatoire des inégalités rappelle que ces seuils ne sont pas figés. Ils sont réévalués chaque année en fonction de l’évolution des revenus et des dépenses des ménages. « La richesse est une notion relative, a expliqué un porte-parole de l’Observatoire. Elle ne se mesure pas seulement en euros, mais aussi en termes d’accès aux biens et services ».
Certains économistes estiment que ces seuils sous-estiment la réalité de la richesse, notamment dans les grandes métropoles où le coût de la vie est bien plus élevé qu’ailleurs. À l’inverse, d’autres soulignent que ces critères ne tiennent pas compte du patrimoine accumulé, comme l’immobilier ou les placements financiers, qui peuvent représenter une forme de richesse bien plus importante que les revenus annuels.
Quels sont les profils des personnes considérées comme riches ?
D’après les données de l’Observatoire, les personnes classées comme riches en France sont majoritairement des cadres, des professions libérales ou des entrepreneurs. Près de 60 % d’entre elles vivent dans des grandes villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux, où les revenus sont naturellement plus élevés. « Les retraités aisés ou les héritiers de patrimoines familiaux représentent aussi une part significative de cette population », précise l’étude.
En revanche, l’Observatoire note que la richesse ne se limite pas aux urbains. Certaines zones rurales ou périurbaines abritent des foyers aux revenus élevés, notamment grâce à des activités agricoles ou artisanales prospères. Cependant, ces cas restent marginaux comparés aux concentrations observées dans les métropoles.
Ce débat sur la richesse en France soulève une question centrale : les seuils actuels reflètent-ils encore la réalité économique du pays ? Alors que l’inflation et les mutations du marché du travail transforment les conditions de vie, l’Observatoire des inégalités et les institutions publiques devront trancher dans les mois à venir.
Cette méthode, utilisée par l’Observatoire des inégalités, permet de distinguer les ménages dont les revenus sont significativement supérieurs à la moyenne. Le niveau de vie médian correspond au revenu en dessous duquel se situe la moitié de la population. En le doublant, l’Observatoire estime que l’on capture les 7,5 % de ménages les plus aisés, sans pour autant inclure la très haute richesse, réservée à une infime minorité.