Le parcours judiciaire de certaines victimes de violences conjugales reste marqué par des délais interminables, comme le rapporte Ouest France. C’est le cas de Stéphanie, dont le compagnon a tenté de l’assassiner en août 2020, après qu’elle l’eut quitté. Six ans plus tard, l’homme n’a toujours pas été jugé, et la jeune femme, mère de deux enfants, témoigne aujourd’hui de ce qu’elle décrit comme une « prison psychologique ».

Ce qu'il faut retenir

  • En août 2020, le compagnon de Stéphanie a tenté de l’assassiner en lui tranchant la gorge, alors qu’elle venait de le quitter.
  • Le suspect, père des deux enfants du couple, n’a pas encore été jugé six ans après les faits.
  • Stéphanie dénonce une justice « dont elle n’attend plus rien » et évoque une « prison psychologique » depuis ce drame.
  • Son témoignage met en lumière les difficultés rencontrées par les victimes de violences conjugales dans l’accès à une justice rapide.

Un drame survenu dans un contexte de séparation

L’agression a eu lieu un soir d’août 2020, alors que Stéphanie venait de prendre la décision de quitter son compagnon, père de leurs deux enfants. C’est à ce moment précis que l’homme a commis l’irréparable : lui tranchant la gorge. Les faits, rapportés par Ouest France, soulignent la violence extrême de l’acte, perpétré dans un contexte de rupture. Depuis, Stéphanie vit avec les séquelles physiques et psychologiques de cette tentative de féminicide, tout en affrontant les lenteurs de la justice.

Six ans après les faits, le suspect n’a toujours pas été jugé. Cette attente prolongée pèse lourdement sur la victime, qui décrit une situation où « il est libre, et moi dans une prison psychologique ». Une formule qui résume l’absurdité et l’injustice ressenties par de nombreuses victimes de violences conjugales, souvent contraintes à une attente interminable pour obtenir réparation.

Une justice qui se fait attendre

Le cas de Stéphanie illustre les dysfonctionnements du système judiciaire dans le traitement des violences conjugales. Selon les informations d’Ouest France, l’homme accusé du crime n’a toujours pas été jugé en 2026. Ce retard judiciaire aggrave la souffrance de la victime, qui voit s’éloigner l’espoir d’une reconnaissance officielle de sa souffrance. Stéphanie a déclaré à la presse que la justice « dont elle n’attend plus rien » ne lui apportera pas la paix, ni la fin de cette épreuve.

Cette situation n’est malheureusement pas isolée. En France, les délais judiciaires pour les affaires de violences conjugales restent souvent très longs, laissant les victimes dans un état de précarité juridique et psychologique. Les associations dénoncent régulièrement ces lenteurs, qui s’ajoutent à la violence initiale et prolongent la souffrance des victimes.

Les conséquences d’un féminicide évité de justesse

Stéphanie, comme de nombreuses survivantes de tentatives de féminicide, doit désormais reconstruire sa vie malgré les traumatismes subis. La tentative d’homicide a laissé des séquelles physiques, mais aussi des cicatrices psychologiques profondes. Elle évoque une « prison psychologique » — une métaphore pour décrire l’emprisonnement intérieur causé par la peur, l’angoisse et l’incertitude quant à l’avenir.

Pour cette mère de deux enfants, la vie quotidienne est rythmée par la méfiance, la vigilance constante et la peur de revivre un drame similaire. Les violences conjugales laissent rarement indemne, même lorsque la victime survit. Le témoignage de Stéphanie rappelle l’urgence d’une prise en charge globale des victimes, incluant un soutien psychologique, juridique et social adapté.

Et maintenant ?

La prochaine étape judiciaire reste incertaine, faute de date de procès fixée à ce jour. Les associations de défense des droits des femmes appellent à une accélération des procédures pour les affaires de violences conjugales, afin d’éviter que les victimes ne sombrent dans une attente sans fin. D’ici là, Stéphanie continue de porter sa voix, dans l’espoir que son témoignage puisse sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics à cette problématique.

Pour les victimes de violences conjugales, l’accès à une justice rapide et efficace reste un combat quotidien. Ce cas rappelle aussi l’importance de soutenir les associations qui œuvrent pour briser le silence autour de ces violences et accompagner les survivantes dans leur reconstruction.

Selon Ouest France, l’homme accusé de la tentative de féminicide en août 2020 n’a toujours pas été jugé en juillet 2026. Aucune date de procès n’a été fixée à ce jour, laissant la victime dans l’incertitude la plus totale.