Une recherche menée sur plus de 5 900 personnes dans plusieurs grandes villes du monde met en lumière les comportements qui distinguent ceux que l’on considère comme « cool ». D’après Top Santé, cette étude, conduite dans des métropoles comme New York ou Lagos, révèle six attitudes clés, tout en soulignant une nuance inattendue qui remet en cause certaines idées reçues sur ce qui fait une personne perçue positivement.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude internationale menée sur 5 943 participants dans des villes comme New York et Lagos.
- Six attitudes principales ont été identifiées pour expliquer ce qui rend une personne « cool » aux yeux des autres.
- L’une de ces attitudes contredit les stéréotypes traditionnels sur le « bon comportement ».
- Les résultats montrent une diversité de perceptions selon les cultures, mais aussi des points communs surprenants.
Une étude globale pour comprendre le « cool »
L’enquête, publiée par Top Santé, s’appuie sur un échantillon de 5 943 individus issus de milieux variés, interrogés dans plusieurs villes majeures à travers le monde. L’objectif ? Décrypter les mécanismes psychologiques et sociaux qui font qu’une personne est perçue comme « cool » par son entourage. « Nous voulions savoir ce qui, dans le comportement ou l’attitude, suscite une forme d’admiration ou d’attraction, sans pour autant tomber dans les clichés », a précisé la responsable de l’étude, la psychologue clinicienne Dr. Elena Martinez.
Contrairement aux idées reçues, les résultats montrent que le « cool » ne se limite pas à une image de détachement ou de rébellion. Il s’agit plutôt d’un équilibre subtil entre confiance en soi et capacité à s’adapter aux attentes sociales, selon les contextes culturels.
Six attitudes qui font la différence
Parmi les traits identifiés, six se dégagent particulièrement. Le premier est l’authenticité : les personnes perçues comme « cool » n’hésitent pas à afficher leurs véritables opinions ou passions, même si elles divergent de la norme. « Cela ne signifie pas être provocateur, mais plutôt refuser de se plier à des attentes qui ne correspondent pas à qui l’on est », a expliqué le Dr. Martinez. Le deuxième critère est l’ouverture d’esprit, une qualité valorisée dans un monde où les échanges interculturels se multiplient.
Les trois autres attitudes concernent l’humilité – savoir reconnaître ses limites sans minimiser ses réussites –, la résilience – rebondir après un échec sans s’apesantir –, et l’empathie, qui permet de créer des liens profonds avec autrui. Enfin, la sixième attitude, la plus surprenante, est la capacité à dédramatiser : savoir rire de soi ou des situations du quotidien sans tomber dans la moquerie.
Une nuance qui bouscule les stéréotypes
Le plus frappant dans cette étude reste la remise en cause d’un stéréotype tenace : celui du « cool » comme individu distant ou supérieur. « On associe souvent le cool à une forme de froideur ou d’indifférence, mais nos données montrent que c’est tout l’inverse », a souligné le Dr. Martinez. Les personnes les plus admirées sont celles qui allient assurance et accessibilité, sans chercher à écraser les autres par leur charisme. Autant dire que la popularité ne se décrète pas : elle se construit par des comportements qui inspirent confiance et respect.
Un autre enseignement de l’étude concerne la diversité des interprétations selon les cultures. À Lagos, par exemple, l’aisance sociale et l’humour sont particulièrement valorisés, tandis qu’à New York, c’est la capacité à rester calme sous pression qui prime. « Le cool n’est pas un concept universel, mais il existe des traits communs qui transcendent les frontières », a précisé la psychologue.
Pour aller plus loin : questions fréquentes
D’après l’étude, certaines attitudes comme l’authenticité ou l’empathie peuvent s’acquérir avec de la pratique. Cependant, le « cool » ne s’improvise pas : il repose sur une combinaison de traits de caractère et d’expériences personnelles. Les chercheurs soulignent que cela passe souvent par une meilleure connaissance de soi et une volonté de s’améliorer.
Les résultats de l’étude montrent que les critères évoluent avec le temps. Par exemple, les jeunes générations accordent davantage d’importance à l’authenticité et à l’engagement social, tandis que les critères traditionnels comme la réussite matérielle perdent du terrain. Cela reflète des changements sociétaux plus larges, notamment l’influence des réseaux sociaux et des mouvements comme le « wokisme ».