Sonos frappe un grand coup sur le marché des enceintes nomades avec la Play, un modèle compact qui promet de concilier la signature sonore caractéristique de la marque et une mobilité accrue. Selon Frandroid, cette nouvelle venue se positionne comme une alternative plus accessible à la Move 2, tout en conservant les atouts d’un écosystème bien rôdé. Avec un format réduit et une autonomie annoncée de 24 heures, elle cible aussi bien les utilisateurs déjà investis dans l’écosystème Sonos que les amateurs de son précis en déplacement.
Ce qu'il faut retenir
- Une enceinte nomade et compacte (1,3 kg, 19 × 11 × 7,6 cm) avec une certification IP67 pour une résistance à l’eau et à la poussière.
- Un son équilibré et précis, hérité de la technologie de charge close de Sonos, offrant des graves contrôlés et des médiums détaillés.
- Une autonomie réelle d’environ 14 heures en usage mixte (Bluetooth + loudness activé), avec une recharge rapide en moins de deux heures.
- Une compatibilité multiroom et stéréo limitée au Wi-Fi, excluant une utilisation nomade en mode stéréo.
- Un prix de 349 euros, justifié par sa construction et ses performances, mais supérieur à la plupart de ses concurrentes directes.
Un design hérité des grandes enceintes Sonos, mais adapté à la mobilité
La Sonos Play reprend la silhouette cylindrique et aplatie de la Move 2, mais dans un format bien plus maniable. Selon Frandroid, sa taille réduite (19 × 11 × 7,6 cm) et son poids de 1,3 kg en font une enceinte « qui tient dans une main ». Deux coloris sont disponibles : noir et blanc, tous deux en finition mate avec une base en silicone souple pour éviter les rayures et garantir une bonne adhérence. Une sangle en silicone intégrée au sommet permet de l’accrocher à un sac, une branche ou un crochet, tandis que deux boutons de commande (lecture/pause et volume) sont situés sur la face supérieure.
Côté connectivité, la Play dispose d’un port USB-C pour la recharge ou la connexion en entrée audio ligne (via un adaptateur vendu séparément), ainsi que d’un interrupteur pour couper le microphone intégré. Ce dernier sert à la calibration Trueplay et aux commandes vocales, mais peut être désactivé pour éviter toute écoute permanente. Le socle de charge sans fil, inclus dans la boîte, se connecte en USB-C et nécessite un chargeur compatible Power Delivery. Pour une utilisation en extérieur, la recharge directe par USB-C sur l’enceinte évite d’emporter le socle.
Une signature sonore Sonos, adaptée à un format réduit
La Sonos Play mise sur la technologie de charge close, déjà utilisée par la marque, pour offrir un grave précis et contrôlé. Contrairement aux enceintes bass-reflex qui utilisent un évent pour amplifier les basses, la charge close enferme l’air dans le boîtier, ce qui limite la résonance et améliore la réactivité des transitoires. Résultat : des basses « nettes et punchy », selon Frandroid, sans le retard caractéristique des enceintes à évent. La profondeur des graves s’arrête vers 60-70 Hz, un niveau suffisant pour une enceinte de ce gabarit, mais sans la puissance d’une Move 2.
L’enceinte est équipée d’un haut-parleur de grave pour les fréquences basses et moyennes, associé à deux tweeters inclinés pour élargir la scène sonore. Cette configuration crée une séparation naturelle entre les canaux gauche et droit, même en configuration mono. Trois amplificateurs numériques pilotent l’ensemble, tandis que la calibration Trueplay ajuste automatiquement l’égalisation en fonction de l’environnement. L’utilisateur peut aussi ajuster manuellement les basses et les aigus via deux curseurs, mais la signature sonore est suffisamment bien calibrée pour que ces réglages soient rarement nécessaires.
« La Sonos Play est une réussite et tient chacune de ses promesses. On retrouve bien le son Sonos : équilibré, précis, avec un grave rapide grâce à la charge close et des médiums qui restent propres même à fort niveau. » — Frandroid
Une autonomie solide, mais des compromis sur la stéréo nomade
Sonos annonce une autonomie de 24 heures, mais ce chiffre suppose que la fonction loudness (renforcement des extrêmes fréquentiels à bas volume) soit désactivée. En usage réel, avec cette option activée, l’autonomie tombe à environ 14 heures. La gestion de la batterie est bien optimisée : l’enceinte réduit progressivement sa puissance en fin de charge plutôt que de s’éteindre brutalement. La recharge complète prend moins de deux heures sur le socle sans fil ou via USB-C. Autre point positif : la batterie est remplaçable par l’utilisateur, sans outil.
Cependant, la Sonos Play présente une limitation majeure pour les utilisateurs nomades : l’appairage stéréo entre deux enceintes nécessite obligatoirement une connexion Wi-Fi. En extérieur, hors d’un réseau connu, seule une enceinte fonctionnera en Bluetooth. Ce choix s’explique par la volonté de Sonos de préserver la qualité sonore et la synchronisation, mais il réduit l’intérêt d’emporter deux Play en déplacement. En configuration Wi-Fi, la scène stéréo est « franche et cohérente », avec une séparation des canaux et une stabilité de l’image sonore qui dépasse les attentes pour ce format.
Comparaison avec la concurrence : un positionnement haut de gamme
Au prix de 349 euros, la Sonos Play se place dans le haut de gamme des enceintes nomades. Ses principales concurrentes directes, comme la JBL Charge 6 (environ 180 euros) ou la Bose SoundLink Max (environ 360 euros), offrent des fonctionnalités similaires (IP67, autonomie proche) mais avec des compromis acoustiques. Selon Frandroid, la JBL est « moins précise » sur les enregistrements exigeants, tandis que la Bose propose une balance tonale proche mais sans compatibilité multiroom Wi-Fi.
La Sonos Move 2, vendue 499 euros, reste la référence en termes de puissance et d’ampleur sonore, mais son format plus imposant (2,4 kg) la destine plutôt à un usage domestique. La Play, elle, vise les utilisateurs recherchant une enceinte « qui sonne aussi bien dans le salon que sur la terrasse », avec une mobilité accrue. Son atout principal réside dans son écosystème : une fois configurée en Wi-Fi, elle peut être utilisée partout en Bluetooth, tout en conservant l’accès à l’écosystème Sonos (multiroom, Trueplay, etc.).
Une enceinte polyvalente, mais pas parfaite
La Sonos Play se distingue par sa construction solide, son étanchéité (IP67) et sa batterie remplaçable, des atouts rares dans ce segment. Son son équilibré et sa calibration automatique Trueplay en font une enceinte « qui convainc sur la durée », selon Frandroid, plutôt qu’une simple démonstration de puissance. Cependant, son autonomie réelle et son prix élevé pourraient décevoir certains utilisateurs, tandis que l’absence de stéréo en mode nomade limite son attrait pour les duos d’enceintes.
En résumé, la Play est une réussite pour Sonos, mais elle s’adresse à un public précis : celui qui privilégie la qualité sonore et la cohérence de l’écosystème à la mobilité absolue. Pour les autres, les alternatives comme la JBL Charge 6 ou la Sony ULT Field 7 (349 euros également) offrent des compromis intéressants. À 349 euros, la question n’est plus « faut-il l’acheter ? », mais « ce modèle correspond-il à mes besoins ? » — une réponse qui dépendra largement de l’usage prévu et de l’écosystème déjà en place.
Non. Selon Frandroid, l’appairage stéréo entre deux Play nécessite obligatoirement une connexion Wi-Fi. En extérieur, hors d’un réseau connu, seule une enceinte fonctionnera en Bluetooth.
L’autonomie annoncée est de 24 heures, mais en usage réel (avec la fonction loudness activée), elle tombe à environ 14 heures. La recharge complète prend moins de deux heures.