Une nouvelle série, Star City, plonge le spectateur au cœur de la conquête spatiale soviétique en 1969, offrant une plongée dans les coulisses de l’Union soviétique à l’époque de la rivalité technologique avec les États-Unis. Réalisée par les mêmes créateurs que For All Mankind, cette production mêle thriller historique et espionnage, en s’appuyant sur les secrets bien gardés du programme spatial soviétique. Selon Franceinfo – Culture, cette série se distingue par son approche immersive dans un système où chaque citoyen, y compris les cosmonautes, est sous surveillance constante.
Ce qu'il faut retenir
- Star City est une série historique qui revisite la course à l’espace soviétique en 1969, moment où les Soviétiques auraient, selon cette uchronie, débarqué sur la Lune avant les Américains.
- Créée par Matt Wolpert et d’autres auteurs de For All Mankind, la série explore les tensions politiques, les risques technologiques et l’espionnage au sein de la cité secrète dédiée au programme spatial soviétique.
- Le récit s’inspire de faits réels et de missions audacieuses, souvent comparées à l’incident Apollo 13, tout en mettant en lumière la pression exercée par l’État sur les cosmonautes.
- Disponible sur Apple TV, la série s’inspire de films comme La Servante écarlate pour son traitement d’un État totalitaire et de La Vie des autres pour son volet espionnage.
- Les auteurs soulignent que, malgré les succès soviétiques, les missions étaient souvent improvisées et extrêmement risquées.
Une uchronie soviétique : la Lune conquise dès 1969
Dans cette version alternative de l’histoire, ce sont les Soviétiques qui foulent le sol lunaire en premier, et non les Américains. Star City s’inscrit dans la continuité de For All Mankind, la série d’Apple TV qui imaginait déjà un débarquement lunaire soviétique en 1969. Pourtant, cette fois, l’accent est mis sur le côté soviétique de la course spatiale. Comme le rapporte Franceinfo – Culture, les créateurs ont choisi de raconter cette épopée à travers le prisme de la cité secrète de Star City, où se concentrent les activités du programme spatial soviétique. Une cité qui, dans la réalité, existe toujours aujourd’hui sous le nom de Zviozdny Gorodok (la « Cité des Étoiles »), près de Moscou.
Un État totalitaire et un espionnage omniprésent
La série plonge le spectateur dans un univers où chaque détail de la vie des cosmonautes est contrôlé par l’État. Entre missions spatiales périlleuses et surveillance généralisée, les personnages doivent constamment se méfier de leur entourage.
« Pour ces cosmonautes qui risquent leur vie en allant dans l’espace, l’existence devient encore plus compliquée à leur retour sur Terre. Tous les regards sont braqués sur eux et ils doivent faire très attention à ce qu’ils disent, à ce qu’ils font. Ils étaient comme des superstars du système communiste, mais en Union soviétique personne n’était plus important que l’État. »
Cette pression constante, combinée à la peur d’être espionné, donne à la série un ton de thriller psychologique, où la méfiance est de mise. Les auteurs ont voulu retranscrire cette atmosphère oppressante, où chaque conversation, chaque regard, peut être interprété comme une trahison potentielle.
Des missions spatiales entre audace et improvisation
Pour Matt Wolpert, les missions spatiales soviétiques de l’époque étaient marquées par une audace peu commune. « Presque toutes les missions avaient un côté Apollo 13 », explique-t-il à Franceinfo – Culture. « Ils étaient très audacieux, mais aussi très risqués. Ils engrangeaient à l’époque beaucoup de succès, mais ils agissaient aussi à l’instinct et faisaient des choses complètement folles. » La série met en scène cette réalité, où les ingénieurs et les cosmonautes devaient souvent improviser en raison de ressources limitées et de contraintes politiques. Une prise de risque permanente, où chaque échec pouvait avoir des conséquences dramatiques pour le régime.
Une reconstitution historique minutieuse
Pour recréer l’ambiance de Star City à la fin des années 1960, les créateurs ont accordé une attention particulière aux détails architecturaux et aux décors. La cité, avec ses bâtiments austères et son organisation rigide, reflète parfaitement l’esthétique de l’URSS de l’époque. Côté – Culture souligne que cette reconstitution visuelle, couplée à une bande-son immersive, permet de plonger le spectateur dans une époque où la science et la politique ne faisaient qu’un. Les costumes, les véhicules et même les dialogues ont été soigneusement étudiés pour rester fidèles à la réalité historique.
En attendant, les spectateurs peuvent découvrir cette série qui, comme le souligne Franceinfo – Culture, offre une perspective inédite sur une époque où la science, la politique et l’espionnage ne faisaient qu’un. Une plongée dans les coulisses d’un système où chaque réussite était à la fois une victoire pour le régime et un risque permanent pour ceux qui en étaient les acteurs.
Star City se concentre exclusivement sur le programme spatial soviétique, alors que For All Mankind explore une uchronie où les Soviétiques ont devancé les États-Unis dans la course à la Lune dès 1969. Les deux séries partagent les mêmes créateurs, mais Star City adopte un ton plus proche du thriller historique, avec une forte emphase sur l’espionnage et la surveillance étatique.
La série s’inspire de faits réels et de témoignages sur le programme spatial soviétique, mais elle prend des libertés créatives pour dramatiser certains aspects, notamment les tensions internes et les risques pris par les cosmonautes. Les décors et l’atmosphère reflètent cependant fidèlement l’URSS des années 1960, selon les critiques.