Les gastro-entérologues mettent en garde contre un risque accru de développer une stéatose hépatique non alcoolique entre 40 et 50 ans. « L’âge atteint son maximum entre 40 et 50 ans et reste élevé ensuite », ont-ils souligné, selon Top Santé.
Ce qu'il faut retenir
- Le pic de risque de stéatose hépatique non alcoolique se situe entre 40 et 50 ans, selon les gastro-entérologues.
- Ce risque reste élevé après 50 ans, ce qui en fait une préoccupation durable pour la santé publique.
- Les spécialistes rappellent l’importance d’un dépistage précoce, notamment chez les personnes de cet âge.
La stéatose hépatique non alcoolique, souvent appelée « foie gras », est une pathologie qui se caractérise par une accumulation de graisse dans le foie, en l’absence de consommation excessive d’alcool. D’après les experts interrogés par Top Santé, cette maladie touche particulièrement les adultes autour de la quarantaine, un âge où les facteurs de risque métaboliques commencent à s’accumuler. « C’est à ce moment-là que le risque est le plus marqué, mais il ne diminue pas après 50 ans », ont-ils précisé.
Cette pathologie, longtemps sous-estimée, est aujourd’hui reconnue comme l’une des principales causes de maladies hépatiques chroniques dans les pays occidentaux. Son développement est étroitement lié à des facteurs comme l’obésité, le diabète de type 2, ou encore une alimentation déséquilibrée. Pourtant, son diagnostic reste souvent tardif, car elle évolue silencieusement pendant des années. « Beaucoup de patients ignorent qu’ils sont concernés, car les symptômes n’apparaissent qu’à un stade avancé », a indiqué un gastro-entérologue cité par Top Santé.
Un dépistage trop rarement réalisé
Face à ce constat, les spécialistes insistent sur la nécessité d’un dépistage systématique, notamment chez les personnes présentant des facteurs de risque. « Un bilan hépatique régulier est recommandé à partir de 40 ans, surtout en présence d’antécédents familiaux ou de troubles métaboliques », a expliqué un médecin interrogé par Top Santé. Pourtant, en pratique, cette démarche préventive reste marginale. « On estime que seulement 20 % des personnes à risque se soumettent à un dépistage », a-t-il ajouté.
Les méthodes de diagnostic incluent des examens sanguins, comme le dosage des enzymes hépatiques, ainsi que des techniques d’imagerie, comme l’échographie ou l’élastographie hépatique. « Plus la détection est précoce, plus les chances de stabiliser ou même d’inverser l’évolution de la maladie sont grandes », ont rappelé les gastro-entérologues. Ils recommandent également une prise en charge globale, combinant régime alimentaire adapté, activité physique et, le cas échéant, traitement médicamenteux.
Des solutions existent, mais la prévention reste insuffisante
Alors que les traitements contre la stéatose hépatique non alcoolique progressent, les experts s’accordent à dire que la prévention reste le meilleur remède. « Une alimentation riche en fibres, pauvre en sucres rapides et en graisses saturées, associée à une activité physique régulière, permet de réduire significativement le risque », a souligné un nutritionniste cité par Top Santé. Pourtant, les habitudes alimentaires et le mode de vie sédentaire des Français continuent de favoriser l’émergence de cette pathologie.
Selon les dernières données épidémiologiques, près de 20 % des adultes en France présenteraient une stéatose hépatique non alcoolique, un chiffre qui pourrait encore augmenter dans les années à venir en raison de l’épidémie d’obésité. « Sans changement des comportements, nous risquons d’assister à une explosion des cas graves dans les décennies à venir », a averti un spécialiste.
Les spécialistes appellent à une prise de conscience collective. « Chacun doit prendre la mesure des risques liés à son mode de vie, surtout après 40 ans », a conclu un gastro-entérologue contacté par Top Santé.
La stéatose hépatique non alcoolique est souvent asymptomatique dans ses premiers stades. Les symptômes, lorsqu’ils apparaissent, peuvent inclure une fatigue persistante, une gêne ou une douleur dans le quadrant supérieur droit de l’abdomen, ou encore une perte de poids inexpliquée. Ces signes sont généralement associés à une aggravation de la maladie.
