Le secteur technologique représente désormais 37 % de l’indice MSCI Marchés Émergents, une progression significative qui reflète l’influence croissante des valeurs technologiques dans les portefeuilles d’investissement dédiés aux économies émergentes. Cette donnée a été évoquée ce vendredi 29 mai 2026 lors de l’émission BFM Bourse, présentée par Antoine Larigaudrie, selon BFM Business.

Ce qu'il faut retenir

  • Le secteur technologique atteint 37 % du poids total dans l’indice MSCI Marchés Émergents, selon les données présentées lors de l’émission BFM Bourse.
  • Les gestionnaires Cyriaque Dailland (Sanso Longchamp IS) et François Dossou (SIENNA IM-LISTED ASSETS) ont commenté cette tendance lors d’un entretien en direct.
  • Cette concentration pose la question de la diversification des portefeuilles et des risques associés à une surreprésentation technologique.
  • L’émission BFM Bourse est diffusée chaque jour de la semaine sur BFM Business, entre 16h et 18h.

Un poids record pour le secteur technologique dans les marchés émergents

Lors de leur passage dans l’émission BFM Bourse, Cyriaque Dailland, gérant de portefeuilles chez Sanso Longchamp IS, et François Dossou, directeur de la Gestion Actions chez SIENNA IM-LISTED ASSETS, ont souligné l’ampleur de cette tendance. 37 % du poids total de l’indice MSCI Marchés Émergents est désormais occupé par les entreprises technologiques. Autant dire que la technologie domine désormais les indices dédiés aux économies en développement.

Pour les deux experts, cette concentration reflète à la fois la croissance fulgurante des géants du numérique dans ces régions et l’attrait croissant des investisseurs pour ces valeurs, souvent perçues comme des moteurs de croissance à long terme. « Cette domination s’explique par la capacité des entreprises technologiques à capter une part croissante de la valeur ajoutée dans les économies émergentes », a précisé François Dossou.

Les risques d’une surconcentration sectorielle

Si cette dynamique illustre la vitalité du secteur, elle n’est pas sans susciter des interrogations. Les gestionnaires interrogés ont rappelé que la concentration extrême dans un seul secteur expose les portefeuilles à des risques accrus en cas de retournement du marché technologique. « Une correction brutale dans le secteur pourrait avoir des répercussions majeures sur l’indice MSCI Marchés Émergents », a mis en garde Cyriaque Dailland.

Les deux professionnels ont également évoqué l’importance de diversifier les investissements pour limiter l’exposition aux aléas spécifiques du secteur technologique. « Il est essentiel de ne pas perdre de vue la nécessité d’un équilibre entre croissance et prudence », a ajouté Dailland. Cette prudence s’impose d’autant plus que les valorisations des entreprises technologiques restent élevées dans un contexte de taux d’intérêt encore volatils.

L’émission BFM Bourse, un rendez-vous quotidien pour les investisseurs

BFM Bourse, animée par Antoine Larigaudrie, s’impose chaque jour comme une référence pour les professionnels et les particuliers souhaitant suivre l’actualité des marchés. L’émission du 29 mai 2026 a ainsi abordé plusieurs sujets majeurs, parmi lesquels la place croissante de la technologie dans les indices émergents, mais aussi les enjeux énergétiques liés à l’intelligence artificielle, ou encore les perspectives économiques en France et en Europe.

Au programme de cette édition, plusieurs invités ont partagé leurs analyses, dont Michel Ruimy (Levy Capital Partners), qui a évoqué le risque de stagflation en France, ou encore Thierry Gautier (GSD Gestion), qui a analysé les performances du secteur du tourisme. « L’émission reste un espace privilégié pour décrypter les tendances et anticiper les mouvements des marchés », a rappelé un responsable de la chaîne.

Une tendance qui dépasse les frontières des marchés émergents

Si le secteur technologique représente 37 % de l’indice MSCI Marchés Émergents, cette tendance n’est pas isolée. Aux États-Unis, le Nasdaq, indice emblématique des valeurs technologiques, affiche également des niveaux de valorisation élevés, portés par l’engouement pour l’intelligence artificielle. Alice Lhabouz, fondatrice d’Alice Lhabouz Conseil, et Valentin Nicaud (Bourse Direct) ont ainsi analysé lors de l’émission les liens entre IA et consommation énergétique, un sujet devenu central dans le débat économique actuel.

« L’IA consomme aujourd’hui une part croissante d’énergie, ce qui pose des défis en termes de durabilité et de coûts pour les entreprises du secteur », a expliqué Alice Lhabouz. Cette problématique s’ajoute aux interrogations sur les valorisations, notamment entre des acteurs comme Anthropic et OpenAI, dont les écarts de valorisation suscitent des débats parmi les investisseurs.

Et maintenant ?

Si la domination du secteur technologique dans l’indice MSCI Marchés Émergents se poursuit, les gestionnaires interrogés estiment que les prochains mois seront déterminants pour évaluer la soutenabilité de cette tendance. Les décisions de la Réserve fédérale américaine, les évolutions géopolitiques et la capacité des entreprises technologiques à maintenir leur croissance seront autant de facteurs à surveiller. Une correction des valorisations technologiques, même partielle, pourrait en effet impacter significativement les indices émergents.

Quant à l’émission BFM Bourse, elle continuera d’aborder ces enjeux chaque jour, offrant aux investisseurs un éclairage régulier sur les dynamiques des marchés. La prochaine édition, prévue pour le 30 mai 2026, devrait notamment analyser les résultats trimestriels des grands groupes technologiques et leurs impacts sur les portefeuilles des investisseurs.

Cette surreprésentation s’explique par la croissance rapide des entreprises technologiques dans les économies émergentes, où elles captent une part croissante de la valeur ajoutée. Les investisseurs, attirés par leur potentiel de croissance, ont massivement alloué leurs capitaux vers ces valeurs, ce qui a mécaniquement accru leur poids dans l’indice.