Le triple champion olympique de judo, Teddy Riner, a officiellement lancé ce jeudi 18 juin 2026 sa propre gamme de boissons énergisantes, baptisée Noxx. Une initiative qui s’inscrit dans la continuité de son projet entrepreneurial, alors que le Guadeloupéen s’apprête à faire son retour en compétition individuelle après près de deux ans d’absence, avec un premier Grand Chelem prévu en Suisse fin août. Selon RMC Sport, cette gamme, composée de trois parfums sans sucre (mangue passion, energy drink, mojito), vise à conquérir les distributeurs automatiques, les gares et les aéroports.

Ce qu'il faut retenir

  • Lancement officiel de la marque Noxx, une gamme de trois boissons énergisantes sans sucre, ce 18 juin 2026
  • Produits déclinés en trois parfums : mangue passion, energy drink et mojito, vendus en canettes de 50 cl aux couleurs des ceintures de judo
  • Riner, âgé de 37 ans, se lance dans le secteur avec des associés après 18 mois de développement
  • Premier retour en compétition individuelle prévu le 30 août 2026 à Lausanne pour le Grand Chelem
  • Objectif : se qualifier parmi les 17 premiers du classement mondial des +100 kg d’ici 2028 pour participer aux JO de Los Angeles
  • La marque Noxx sera distribuée dans les lieux publics et mise en avant par une stratégie marketing ciblée

Un nouveau défi entrepreneurial pour Riner, déjà père de deux enfants

Depuis plusieurs années, Teddy Riner évoquait son envie de se lancer dans les affaires une fois sa carrière sportive achevée. Ce jeudi, il franchit le pas en devenant actionnaire majoritaire de sa propre entreprise. « Aujourd’hui, j’ai 37 ans, deux enfants. Préparer mon avenir, c’est aussi me faire plaisir, me demander ce que demain je vais faire qui va me donner envie de me lever tous les matins, comme je l’ai fait tout au long de ma carrière », a-t-il déclaré lors de la présentation de Noxx. La marque, entièrement conçue en France, affiche une ambition internationale et met en avant son engagement à « redonner un peu de ce que j’ai reçu » en créant des emplois locaux.

Le judoka a confié avoir été inspiré par les dérives du marché des boissons énergisantes, où il a été ambassadeur pour d’autres marques. « J’ai vu ce que faisait la concurrence. Je me suis toujours dit que je mettrais ce goût-là, que je ciblerais tel ou tel consommateur », a-t-il expliqué. Les produits, sans sucre et à prix compétitif, seront disponibles dans les réseaux de distribution classiques, des aéroports aux supermarchés, avec une identité visuelle directement liée à l’univers du judo.

Un retour sur les tatamis sous haute tension

Après deux médailles d’or olympiques en individuel — dont celle de Paris 2024 — et trois titres mondiaux, Riner a accumulé les records. Pourtant, il n’a plus combattu en individuel depuis près de deux ans, si l’on excepte une participation avec l’équipe du Paris Saint-Germain fin 2024. Son retour est donc attendu avec impatience, d’autant que les qualifications pour les JO de Los Angeles 2028 s’ouvrent ce week-end en Mongolie. « Si les voyants sont au vert, je franchirai la frontière suisse le 30 août pour disputer le premier Grand Chelem helvète prévu à Lausanne », a-t-il précisé.

Ce tournoi suisse servira de galop d’essai avant une saison qui pourrait également l’amener aux Championnats du monde en Azerbaïdjan début octobre. À 37 ans, Riner, bien conscient de ses limites physiques, mise sur sa technique et son expérience pour compenser. « Ce n’est pas très loin, c’est un nouveau Grand Chelem, un pays que j’affectionne. Si j’arrive au niveau où j’aimerais être, ça peut me lancer pour aller chercher les premiers points pour la course à la qualification olympique », a-t-il analysé.

L’adrénaline des Jeux, une motivation intacte malgré l’âge

Si les compétitions et les Mondiaux gardent une certaine importance, c’est bien l’appel des Jeux olympiques qui reste le moteur de Riner. « Ça fait tellement d’années que je suis sur le tapis que ce ne sont pas les tournois et les Mondiaux qui me font vibrer. Ce sont les Jeux olympiques », a-t-il confié. Malgré ses 39 ans prévus en 2028, il ne cache pas son ambition de vivre une dernière fois cette expérience unique. « Paris, même les Américains le disent : ça sera dur pour eux. Je vais aller chercher, à ma façon, cette adrénaline d’être une dernière fois sur les Jeux olympiques. »

Pourtant, il assume une certaine légèreté dans son approche. Contrairement à ses objectifs sportifs, où la quête du podium reste une priorité, il se satisfait volontiers d’une simple participation dans le business. « Une place sur le podium me satisferait grandement, mais pour l’instant, je me concentre sur la qualité du produit et la satisfaction de voir Noxx prendre son envol », a-t-il conclu, fidèle à ses mantras de sportif : « Rien n’est impossible. Il faut travailler dur. »

Et maintenant ?

Le calendrier de Riner s’annonce chargé dans les mois à venir. Après le Grand Chelem de Lausanne fin août, il pourrait enchaîner avec les Championnats du monde en Azerbaïdjan début octobre. D’ici là, la commercialisation de Noxx débutera progressivement, avec une montée en puissance attendue dans les points de vente d’ici la fin de l’année. La marque devra se faire une place dans un marché déjà très concurrentiel, mais l’effet d’image lié à la notoriété de Riner pourrait jouer en sa faveur. Quant à sa qualification olympique, tout dépendra de ses performances en compétition, mais une participation à Los Angeles 2028 reste l’objectif ultime.

« Ce produit français, un produit qui va bientôt s’exporter à l’international », a souligné Riner lors de la présentation. Une ambition qui dépasse largement le cadre sportif, mais qui pourrait bien marquer le début d’une nouvelle carrière pour le plus grand judoka français de l’histoire.

La gamme Noxx propose trois parfums : mangue passion, energy drink et mojito, tous sans sucre et conditionnés en canettes de 50 cl aux couleurs des ceintures de judo.

Son retour est prévu le 30 août 2026 à Lausanne pour le Grand Chelem, selon les déclarations du judoka.