Alors que le procès de l’explosion de la rue de Trévise s’est ouvert cette semaine à Paris, une des victimes prend la parole, samedi 24 octobre, selon Franceinfo – Faits divers. Inès, 29 ans, souffre de graves séquelles et se livre pour France Télévisions sur son long combat, engagé depuis le 12 janvier 2019.

Elle a accepté de rencontrer France Télévisions rue de Trévise, à Paris, et a découvert pour la première fois la stèle installée en hommage aux victimes. « Ça me rend vraiment triste. Et ça me rappelle ce que j'ai vécu », a-t-elle déclaré. Inès est particulièrement émue par certains noms, ceux des pompiers qui ont perdu la vie lors de l'explosion.

Ce qu'il faut retenir

  • Inès, 29 ans, est une rescapée de l'explosion de la rue de Trévise qui a eu lieu le 12 janvier 2019.
  • Elle souffre de graves séquelles et a été opérée une cinquantaine de fois pour reconstruire ses jambes.
  • Le procès de l'explosion de la rue de Trévise s'est ouvert cette semaine à Paris.
  • La mairie de Paris et un syndic de copropriété de la rue de Trévise sont renvoyés devant la justice pour homicides et blessures involontaires.
  • Inès attend que justice soit faite et que la vérité soit dite.

Les faits

L'explosion de la rue de Trévise a eu lieu le 12 janvier 2019 et a fait 4 morts et 66 blessés. Inès y travaillait comme serveuse dans un hôtel et a été projetée à l'intérieur de l'hôtel par la force de l'explosion. Elle a réussi à remettre sa jambe droite à l'endroit et a appelé son père pour lui dire qu'elle était en train de mourir.

En rééducation, Inès a découvert que les médecins avaient prévu qu'elle ne remarcherait plus et qu'elle devrait apprendre à gérer les transferts entre fauteuils roulants. Mais elle a décidé de se battre et a réussi à faire ses premiers pas avec l'aide d'une kinésithérapeute.

Le procès

Le procès de l'explosion de la rue de Trévise a commencé cette semaine à Paris. La mairie de Paris et un syndic de copropriété de la rue de Trévise sont renvoyés devant la justice pour homicides et blessures involontaires. Inès attend que justice soit faite et que la vérité soit dite.

« J'attends juste que justice soit faite, que la vérité soit dite, que des responsables assument », a-t-elle déclaré. « Il faut dire : 'oui, désolé, voilà'. Désolé, du terme, 'on a merdé, voilà, on s'excuse' ».

Et maintenant ?

Le procès de l'explosion de la rue de Trévise devrait durer plusieurs semaines. Inès et les autres victimes attendent que justice soit faite et que les responsables soient sanctionnés. Le procès est un aboutissement après un long combat pour les victimes et leurs proches.

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer les responsabilités et les conséquences de l'explosion. Les victimes et leurs proches espèrent enfin obtenir justice et que les coupables soient désignés.

Inès a déclaré qu'elle n'avait pas l'impression d'être en vie et qu'elle n'avait pas envie d'être en vie. « Depuis le 12 janvier 2019, je n'ai pas l'impression d'être en vie, et je n'ai pas envie d'être en vie », a-t-elle confié. « Si on m'avait laissé le choix, j'aurais aimé mourir ce jour-là, plutôt que d'être encore là ».