Deux ans après avoir évité de justesse la relégation, le Montpellier Hérault Rugby (MHR) a confirmé sa progression spectaculaire en atteignant la finale du Top 14 2025-2026, selon Le Figaro. Battu 28-20 par le Stade Toulousain, champion pour la quatrième année consécutive, le club héraultais a livré une prestation remarquée face à l'« ogre toulousain ».
Cette saison marque un tournant pour Montpellier, qui a aligné 23 victoires en 26 matchs avant la finale, un parcours que le quotidien qualifie de « remarquable ». Une remontée qui s'explique notamment par un changement de stratégie radical opéré par la direction, avec la nomination de Joan Caudullo, ancien talonneur du club, au poste d'entraîneur en chef. Une décision qui a permis de tourner la page sur la politique de recrutement de stars étrangères, jugée contre-productive, pour privilégier une « carte maison » axée sur les jeunes talents locaux.
Ce qu'il faut retenir
- Le MHR a atteint la finale du Top 14 2025-2026 après avoir remporté 23 victoires en 26 matchs lors de la phase régulière.
- Le club a opéré un virage stratégique en nommant Joan Caudullo, ancien joueur du club, comme entraîneur en chef, marquant la fin d'une politique de recrutement axée sur les stars étrangères.
- Montpellier a échoué en finale face au Stade Toulousain (28-20), mais a démontré une défense solide et un jeu réaliste.
- L'Union Bordeaux-Bègles (UBB) reste en difficulté, tandis que le Lyon Olympique Universitaire (LOU) a montré des signes de faiblesse offensive.
- Le Stade Toulousain a remporté son quatrième titre consécutif, confirmant sa domination sur le championnat.
Montpellier, la surprise de la saison
Le parcours du MHR cette saison contraste fortement avec celui de 2023-2024, où le club avait dû s'arracher lors des barrages d'accession/relégation face à Grenoble pour éviter la descente en Pro D2. Depuis, Montpellier a su se reconstruire, d'abord en se recentrant sur sa « carte maison », puis en plaçant des jeunes issus du centre de formation au cœur de son effectif. Cette approche, impulsée par le président Mohed Altrad, a porté ses fruits : non seulement le club a évité l'élimination directe, mais il a aussi retrouvé les sommets du rugby français.
La finale perdue face à Toulouse (28-20) reste un symbole de cette progression. Malgré la défaite, les observateurs ont salué la détermination et la rigueur défensive des Héraultais, qui ont tenu tête à un adversaire réputé pour son expérience en finales. « Vaillant et dominateur, Montpellier aurait mérité un meilleur sort », estime Le Figaro, soulignant que le club a prouvé sa capacité à rivaliser avec les meilleurs.
Toulouse confirme sa suprématie, l'UBB et le LOU en difficulté
Côté toulousain, la victoire en finale n'a fait que renforcer l'image d'une équipe intouchable. Avec un quatrième titre consécutif, le Stade Toulousain a démontré une fois de plus sa capacité à dominer le championnat, tant sur le plan sportif qu'en termes de gestion de match. Les « Rouge et Noir » ont notamment brillé par leur réalisme offensif et une défense de fer, rendant la tâche impossible à leurs adversaires.
Du côté des déceptions, l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) continue de décevoir. Malgré des ambitions affichées, le club girondin peine à confirmer et semble toujours en quête d'une identité forte. Quant au Lyon Olympique Universitaire (LOU), il a montré des signes de faiblesse, notamment en attaque, où l'absence de mordant a été régulièrement pointée du doigt par la rédaction du Figaro.
« Toulouse a remporté la finale pour la quatrième année d'affilée. Vaillant et dominateur, Montpellier aurait mérité un meilleur sort. » — Le Figaro
Un changement de paradigme pour Montpellier
Pour Montpellier, l'enjeu désormais est de confirmer cette renaissance sur la durée. Le club, qui a longtemps été associé à des affaires extra-sportives ayant entaché son image, tente de tourner la page. La direction mise sur une reconstruction sportive et morale, avec l'ambition de sortir du « yo-yo » qui a caractérisé son histoire récente. Un jour en finale, un jour en lutte pour le maintien : un schéma que le MHR souhaite définitivement enterrer.
Cette saison a aussi mis en lumière le rôle clé joué par les jeunes joueurs formés au club. Des profils comme Jules Plummer, déjà dans le viseur de plusieurs clubs européens selon Le Figaro, ont su s'imposer comme des éléments incontournables de l'effectif. Leur épanouissement illustre la réussite de la politique de formation du MHR, qui pourrait bien devenir un modèle pour d'autres clubs français.
Enfin, le MHR devra gérer l'attention médiatique et les attentes des supporters, après avoir prouvé qu'il pouvait rivaliser avec l'élite. La saison 2026-2027 sera donc cruciale pour évaluer si ce retour en force est durable ou s'il ne s'agit que d'une parenthèse. Une chose est sûre : le rugby français a désormais deux prétendants sérieux à la domination, et non plus un seul.
Pour Montpellier, l'enjeu est de confirmer cette performance lors de la saison 2026-2027, tant en Top 14 qu'en Coupe d'Europe. Le club devra également stabiliser son effectif et poursuivre sa politique de formation pour éviter le « yo-yo » qui a marqué son histoire récente.