Lors de son déplacement sur la septième étape du Tour de France femmes, entre La Voulte-sur-Rhône et le mont Ventoux, la ministre des Sports Marina Ferrari a réaffirmé vendredi 7 août 2026 son ambition d’une couverture télévisée complète de l’épreuve féminine. Selon Franceinfo - Politique, celle-ci a appelé à une diffusion « en intégralité » du parcours, alors que seulement quatre des neuf étapes de cette cinquième édition sont retransmises dans leur totalité sur France Télévisions.
Ce qu'il faut retenir
- Marina Ferrari, ministre des Sports, demande une diffusion intégrale du Tour de France femmes à la télévision, alors que seules quatre des neuf étapes de l’édition 2026 sont actuellement retransmises en direct sur France Télévisions.
- La ministre souligne que « les téléspectateurs sont au rendez-vous » et que les audiences ont dépassé les 25 millions de téléspectateurs l’année dernière.
- Elle rappelle que le cyclisme féminin « rentre dans une phase de maturation », avec des innovations comme le premier contre-la-montre de cette édition et l’ascension du mont Ventoux.
- Marina Ferrari souhaite que « les femmes soient diffusées de la même manière que les hommes », tout en reconnaissant qu’il faut d’abord trouver un modèle économique viable pour le Tour féminin.
- France Télévisions n’a pas souhaité réagir à cette prise de position.
Une volonté de parité dans la diffusion télévisée
Invitée d’ICI Drôme Ardèche le 7 août, Marina Ferrari a précisé son souhait : « Ce que nous recherchons aujourd’hui, c’est qu’il y ait une diffusion en intégralité du Tour de France femmes à la télévision. » Elle a rappelé que, contrairement à la version masculine, l’épreuve féminine reste inégalement couverte. Seules les dernières portions des étapes sont actuellement diffusées en direct, une pratique que la ministre juge insuffisante. « Il faut que le Tour femmes trouve aussi son modèle économique », a-t-elle ajouté, tout en soulignant l’engouement croissant du public pour cette compétition.
Les chiffres cités par la ministre sont sans équivoque : l’an dernier, plus de 25 millions de téléspectateurs ont suivi le Tour de France femmes, un chiffre en hausse constante. « Les téléspectateurs sont au rendez-vous », a-t-elle insisté, rappelant que l’évolution des audiences reflète l’intérêt grandissant pour le cyclisme féminin. Son objectif à long terme reste clair : « qu’à terme, les femmes soient diffusées de la même manière que les hommes. »
Un événement en pleine maturation
Interrogée plus tôt dans la matinée sur franceinfo, Marina Ferrari a salué les progrès accomplis dans le cyclisme féminin, évoquant une « phase de maturation » pour la discipline. Elle a mis en avant les innovations introduites lors de cette édition 2026, comme l’organisation d’un premier contre-la-montre lors de la quatrième étape. Autre symbole fort, l’ascension du mont Ventoux, une première dans l’histoire de la Grande Boucle féminine. « Ces évolutions montrent que le Tour de France femmes gagne en ambition et en attractivité », a-t-elle commenté.
La ministre a également profité de sa présence sur le terrain pour assister à la septième étape, l’une des plus spectaculaires de cette édition, reliant La Voulte-sur-Rhône (Ardèche) au mont Ventoux (Vaucluse). Elle a ainsi pu constater l’engouement autour de l’épreuve, où les coureurs et les supporters se pressaient sur le parcours. Selon elle, ces signaux positifs doivent encourager les diffuseurs à s’investir davantage dans la couverture du cyclisme féminin.
Un modèle économique encore en construction
Si la demande de Marina Ferrari est claire, la réalité économique du Tour de France femmes reste un défi. Contrairement à son homologue masculin, dont le modèle repose sur des décennies de partenariats et de droits télévisuels, l’épreuve féminine doit encore consolider ses financements. « Il faut que le Tour femmes trouve aussi son modèle économique », a répété la ministre, rappelant que la pérennité de l’événement passe par une meilleure visibilité télévisée.
Sollicité par Franceinfo - Politique, le groupe France Télévisions, qui détient les droits de diffusion, n’a pas souhaité réagir publiquement à cette déclaration. Pourtant, la question de la couverture médiatique du cyclisme féminin est au cœur des débats depuis plusieurs années. Des associations et des figures du sport appellent régulièrement à une plus grande équité entre les disciplines masculine et féminine, tant en termes de moyens que de visibilité.
Dans l’immédiat, les spectateurs pourront suivre les prochaines étapes du Tour de France femmes en direct sur France Télévisions, avec une couverture renforcée pour les portions finales. Mais pour Marina Ferrari, cela ne suffira pas : « Il faut aller plus loin pour que cette compétition soit reconnue à sa juste valeur. »
La diffusion du Tour de France femmes est actuellement limitée par un modèle économique encore en construction, selon la ministre des Sports Marina Ferrari. Contrairement au Tour masculin, dont les droits télévisuels sont bien établis, l’épreuve féminine doit encore convaincre les diffuseurs de l’intérêt d’un investissement plus important.