Alors que son mandat de député du Nord à l’Assemblée nationale l’occupe régulièrement, Ugo Bernalicis, figure de La France Insoumise, cultive une autre passion : les jeux vidéo. Selon BFM Business, il s’avère être un joueur assidu, notamment de « League of Legends », une habitude qu’il partage dans l’émission « Player Two », animée par Sylvain Trinel, journaliste spécialisé en tech.

Ce qu'il faut retenir

  • Ugo Bernalicis, député du Nord et membre du groupe LFI à l’Assemblée nationale, est un joueur de jeux vidéo passionné, notamment de « League of Legends ».
  • Il participe à l’émission « Player Two » sur BFM Business, où il évoque son rapport aux jeux vidéo, son jeu préféré et ses propositions pour le secteur.
  • Avec La France Insoumise, il milite pour la création d’un Centre national pour le jeu vidéo afin de mieux reconnaître cet art et ce secteur économique.
  • Plus de 40 millions de Français déclarent jouer aux jeux vidéo, un loisir qui touche toutes les tranches d’âge et tous les milieux sociaux.

Dans le cadre de l’émission « Player Two », diffusée sur BFM Business, le député Ugo Bernalicis a accepté de partager sa passion pour les jeux vidéo, un univers qu’il explore depuis son enfance. L’émission, présentée par Sylvain Trinel, journaliste à BFM Tech, met en lumière les personnalités politiques, médiatiques et culturelles qui, comme Bernalicis, entretiennent un lien étroit avec ce loisir numérique. « Player Two » explore ainsi les souvenirs de jeu de ses invités, leurs préférences et, pour certains, leurs propositions pour soutenir l’industrie du jeu vidéo en France.

Bernalicis, qui siège au sein du groupe La France Insoumise à l’Assemblée nationale, a révélé son attachement particulier à « League of Legends », un jeu de stratégie en équipe particulièrement populaire en France. Pour lui, cette passion n’est pas seulement un divertissement : elle s’inscrit dans une vision plus large de la reconnaissance culturelle et économique du secteur. « Le jeu vidéo est un art à part entière, et il mérite d’être mieux soutenu par les institutions », a-t-il souligné lors de l’émission. Il a également évoqué l’idée d’un Centre national pour le jeu vidéo, une structure qui permettrait de fédérer les acteurs du secteur, de soutenir l’innovation et de promouvoir la culture du jeu en France.

Cette proposition s’inscrit dans une dynamique plus large portée par La France Insoumise, qui défend depuis plusieurs années la nécessité de reconnaître le jeu vidéo comme un secteur économique et culturel à part entière. Pour Bernalicis, le jeu vidéo représente non seulement un loisir, mais aussi une industrie génératrice d’emplois et d’opportunités, notamment pour les jeunes. « Avec plus de 40 millions de joueurs en France, il y a une vraie opportunité de structurer ce secteur et d’en faire un levier de développement économique et culturel », a-t-il expliqué.

L’engagement du député du Nord en faveur du jeu vidéo n’est pas isolé. D’autres personnalités politiques, médiatiques ou culturelles ont déjà participé à « Player Two » pour partager leur passion. L’émission, qui aborde à la fois les souvenirs d’enfance et les pratiques actuelles des invités, montre que les jeux vidéo ne sont plus un loisir marginal, mais bien une activité ancrée dans le quotidien de millions de Français. « Que ce soit pour le côté compétitif, créatif ou social, le jeu vidéo rassemble des publics très variés », a rappelé Sylvain Trinel dans l’introduction de l’émission.

Un député-gamer parmi d’autres : le jeu vidéo, un phénomène de société

L’initiative d’Ugo Bernalicis s’inscrit dans un contexte où le jeu vidéo est de plus en plus reconnu comme un secteur d’avenir. En France, l’industrie emploie plus de 4 000 personnes et génère un chiffre d’affaires annuel dépassant les 5 milliards d’euros, selon les dernières estimations disponibles. Ce secteur, en pleine expansion, attire également l’attention des pouvoirs publics, qui voient en lui un levier de croissance et d’innovation.

Bernalicis n’est pas le premier élu à s’emparer de cette thématique. Plusieurs députés, tous bords politiques confondus, ont déjà évoqué l’importance de soutenir l’industrie du jeu vidéo, que ce soit à travers des aides fiscales, des formations dédiées ou des événements promotionnels. Son approche, centrée sur la création d’un Centre national, rejoint des propositions similaires portées par d’autres acteurs du secteur, comme le Syndicat des Éditeurs de Logiciels de Loisirs (SELL) ou l’association France Jeu Vidéo.

Pour autant, cette initiative soulève des questions sur sa faisabilité et ses modalités de mise en œuvre. Un Centre national pour le jeu vidéo devrait-il être un lieu physique, un réseau d’acteurs ou une structure de financement ? Quels seraient ses missions précises, entre soutien à la création, promotion des métiers du secteur ou encore diplomatie culturelle ? Bernalicis n’a pas détaillé ces aspects dans son intervention, mais il a insisté sur l’urgence de reconnaître le jeu vidéo comme un « art et une industrie à part entière ».

Le jeu vidéo, entre reconnaissance culturelle et enjeux économiques

Au-delà de son engagement politique, Ugo Bernalicis incarne une génération de joueurs qui a grandi avec les jeux vidéo et qui, aujourd’hui, occupe des postes influents dans la société. Son cas illustre la manière dont ce loisir a gagné en légitimité, passant d’une activité marginalisée à un phénomène culturel et économique majeur. « Les jeux vidéo ne sont plus réservés aux enfants ou aux adolescents : ils sont devenus un langage universel, qui touche toutes les générations », a-t-il rappelé.

Cette évolution se reflète également dans les politiques culturelles menées en France. En 2023, le ministère de la Culture a lancé un plan de soutien au jeu vidéo, incluant des subventions pour les studios indépendants et des actions de promotion à l’international. Ces mesures s’ajoutent à des dispositifs existants, comme le crédit d’impôt pour les productions audiovisuelles, qui bénéficie également aux jeux vidéo depuis 2007. Pourtant, malgré ces avancées, le secteur continue de faire face à des défis, notamment en matière de financement et de visibilité.

Bernalicis, qui a toujours affiché son soutien aux industries culturelles, voit dans le jeu vidéo un moyen de renforcer l’attractivité de la France à l’étranger. « Le jeu vidéo français a des atouts majeurs : des studios innovants, des créateurs talentueux et une communauté de joueurs engagée. Il faut maintenant que les pouvoirs publics s’emparent de ce sujet pour en faire un levier de rayonnement culturel et économique », a-t-il déclaré.

Et maintenant ?

Si la proposition d’Ugo Bernalicis de créer un Centre national pour le jeu vidéo commence à faire son chemin, son aboutissement dépendra de plusieurs facteurs. D’abord, de la volonté politique des pouvoirs publics, qui devront arbitrer entre les différentes propositions existantes. Ensuite, de la capacité des acteurs du secteur à s’unir autour d’un projet commun, alors que les intérêts des éditeurs, des développeurs et des joueurs peuvent parfois diverger.

Une première étape pourrait être l’organisation d’une concertation avec les professionnels du secteur, afin de définir les contours d’un tel centre. Les prochaines échéances politiques, notamment les discussions budgétaires pour 2027, pourraient offrir une fenêtre d’opportunité pour concrétiser cette idée. En attendant, Ugo Bernalicis devrait continuer à porter cette thématique dans l’hémicycle et dans les médias, comme il l’a fait lors de son passage dans « Player Two ».

Avec plus de 40 millions de joueurs en France, le jeu vidéo est devenu un phénomène de société qui dépasse le cadre du simple divertissement. L’engagement d’Ugo Bernalicis en faveur de sa reconnaissance institutionnelle en est une illustration. Reste à savoir si les pouvoirs publics sauront transformer cette ambition en actions concrètes.

Il s’agirait d’une structure dédiée à la promotion, au soutien et au développement de l’industrie du jeu vidéo en France. Ses missions pourraient inclure la formation des talents, le financement des studios indépendants, la diplomatie culturelle et la reconnaissance du jeu vidéo comme un art à part entière. Pour l’heure, le député du Nord n’a pas précisé si cette structure serait physique ou virtuelle, ni quels seraient ses moyens d’action.