Depuis le début du mois de juin, le canal Saint-Martin à Paris est le théâtre d’une série d’incivilités filmées et diffusées sur les réseaux sociaux par un adolescent de 14 ans, connu sous le pseudonyme de «La Douane». Selon Le Figaro, cet élève de collège défavorablement connu des services de police multiplie les provocations, filmées à l’aide d’un pistolet à eau, depuis les 10e et 11e arrondissements de la capitale.
Ces séquences, devenues virales auprès des riverains, ont transformé cette zone emblématique de Paris en un véritable feuilleton estival. Entre plongeons calculés, arrosages de policiers et échappées spectaculaires, Hamza F. a réussi à capter l’attention des médias locaux, au point de devenir l’une des figures inattendues de l’été parisien.
Ce qu'il faut retenir
- Un adolescent de 14 ans, surnommé «La Douane», multiplie les incivilités depuis mi-juin autour du canal Saint-Martin, dans les 10e et 11e arrondissements de Paris.
- Ses actions, filmées et diffusées sur Snapchat, incluent des plongeons dans le canal, des arrosages de policiers avec un pistolet à eau et des échappées après des interpellations.
- Le 25 juin, il a notamment traversé le canal à la nage sous les yeux de policiers, après avoir retardé son interpellation en les faisant patienter.
Des provocations filmées et diffusées en direct
Depuis plusieurs semaines, les abords du canal Saint-Martin sont le théâtre d’une série de provocations orchestrées par Hamza F. Le Figaro précise que ces scènes, souvent filmées par des témoins, sont ensuite relayées sur les réseaux sociaux. L’adolescent, dont la notoriété locale n’a cessé de grandir, utilise notamment Snapchat pour partager ses exploits.
Parmi ses faits les plus marquants figure une séquence survenue le 25 juin. Alors que les forces de l’ordre tentaient de l’interpeller au bord du canal, Hamza F. a d’abord accepté de sortir de l’eau après avoir fait patienter les policiers. Une fois installé dans le véhicule de patrouille, il en a profité pour ouvrir la portière arrière et s’échapper en sautant à nouveau dans l’eau. Filmé par des riverains, il a traversé le canal à la nage, tandis que les agents l’attendaient de l’autre côté du plan d’eau.
Des policiers arrosés et des passages sous contrôle
Les provocations de Hamza F. ne s’arrêtent pas là. D’après Le Figaro, il s’est également amusé à arroser des policiers municipaux avec son pistolet à eau, alors que ces derniers lui interdisaient l’accès à l’un des ponts du canal Saint-Martin. Ces incidents, répétés à plusieurs reprises, ont contribué à créer une atmosphère de tension dans le quartier, où les riverains et les forces de l’ordre doivent désormais composer avec cette figure unpredictable.
Côté riverains, certains estiment que ces provocations, bien que mineures, finissent par nuire à l’image du quartier. D’autres, en revanche, voient dans cette médiatisation une forme de résistance face aux autorités. Quoi qu’il en soit, la présence constante de Hamza F. aux abords du canal Saint-Martin est devenue un sujet de discussion récurrent parmi les habitants et les commerçants locaux.
Une garde à vue « climatisée » et des accusations de racisme
Lors de son interpellation, Hamza F. aurait profité de son passage en garde à vue pour se plaindre des conditions de détention, évoquant notamment la climatisation du commissariat. Le Figaro rapporte qu’il aurait également crié au « racisme » lors de son interpellation, une accusation qu’il a réitérée à plusieurs reprises.
Ces déclarations, bien que contestées par les autorités, ont alimenté les débats sur les relations entre les jeunes des quartiers défavorisés et les forces de l’ordre. Pour l’instant, aucune plainte officielle pour racisme n’a été déposée, mais cette affaire a relancé les discussions sur les tensions existantes entre les jeunes et la police dans certains quartiers parisiens.
En attendant, le canal Saint-Martin reste sous haute surveillance, tant par les forces de l’ordre que par les riverains, qui espèrent retrouver une tranquillité retrouvée après plusieurs semaines de tensions.
Ce surnom lui a été attribué en référence à son comportement provocateur aux abords du canal Saint-Martin, une zone souvent associée à des contrôles ou à des passages « douaniers » symboliques, selon les explications données par des riverains et rapportées par Le Figaro.