Un an jour pour jour après sa condamnation pour « apologie du terrorisme », le journaliste français Christophe Gleizes reste incarcéré en Algérie. Reporters sans frontières (RSF) a réitéré, lundi 29 juin 2026, son appel à sa « libération immédiate et inconditionnelle », selon Ouest France.

Ce qu'il faut retenir

  • Christophe Gleizes purge une peine pour « apologie du terrorisme » prononcée en juin 2025
  • Le journaliste est détenu en Algérie depuis plus d’un an, sans libération conditionnelle
  • RSF exige sa « libération immédiate et inconditionnelle » dans un communiqué du 29 juin 2026
  • Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre la France et l’Algérie sur les questions judiciaires

Une condamnation contestée par les défenseurs de la liberté de la presse

Christophe Gleizes, journaliste français, a été condamné en juin 2025 par un tribunal algérien pour « apologie du terrorisme ». Cette décision a immédiatement suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse. Selon Ouest France, RSF a rappelé que cette incarcération illustre les restrictions croissantes à l’encontre des journalistes en Algérie, un pays où les libertés fondamentales sont régulièrement pointées du doigt par les observateurs internationaux.

Le motif de la condamnation repose sur des propos tenus par Gleizes lors d’un reportage, jugés par les autorités algériennes comme une incitation à la violence. Cependant, ses partisans estiment que cette procédure judiciaire vise avant tout à museler la presse indépendante et à décourager toute critique envers le pouvoir en place. — Autant dire que cette affaire dépasse le cadre judiciaire pour s’inscrire dans une logique politique.

L’Algérie, un terrain complexe pour les journalistes étrangers

L’incarcération de Christophe Gleizes survient dans un contexte où les journalistes étrangers, notamment français, sont de plus en plus surveillés en Algérie. Les autorités algériennes justifient ces mesures par la nécessité de lutter contre le terrorisme et la désinformation, mais les organisations de défense des droits humains dénoncent une instrumentalisation de la loi pour étouffer la liberté d’expression. Selon Ouest France, plusieurs cas similaires ont été signalés ces dernières années, renforçant l’image d’un pays où la presse indépendante peine à s’exprimer librement.

Les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie, déjà tendues sur les questions migratoires et économiques, se trouvent également affectées par ces dossiers judiciaires. Paris a plusieurs fois exprimé ses préoccupations concernant le respect des droits humains en Algérie, sans pour autant obtenir de concessions tangibles sur la question de la détention des journalistes étrangers.

« La détention de Christophe Gleizes est une atteinte inacceptable à la liberté de la presse. Nous exigeons sa libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que la fin des persécutions contre les journalistes en Algérie. »
— Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières

Et maintenant ?

RSF a annoncé qu’elle allait intensifier ses démarches diplomatiques pour obtenir la libération de Christophe Gleizes, notamment en mobilisant les instances européennes et les organisations internationales. Une réunion est prévue le 15 juillet 2026 au sein du Parlement européen pour aborder la question des journalistes détenus en Algérie. Reste à voir si cette pression politique portera ses fruits, alors que les autorités algériennes n’ont jusqu’à présent montré aucune volonté de céder.

De son côté, la famille de Gleizes et ses avocats continuent de plaider pour un recours en appel, espérant une révision de la condamnation. Cependant, les délais judiciaires en Algérie peuvent s’étendre sur plusieurs mois, voire années, laissant peu d’espoir à une libération rapide.

Cette affaire rappelle une fois de plus les défis auxquels sont confrontés les journalistes œuvrant dans des pays où la liberté de la presse est menacée. Si la mobilisation internationale parvient à faire avancer le dossier de Gleizes, elle pourrait aussi servir d’exemple pour d’autres professionnels des médias détenus dans des conditions similaires à travers le monde.

Christophe Gleizes a été condamné pour « apologie du terrorisme » en juin 2025 par un tribunal algérien. Les autorités lui reprochent des propos tenus dans le cadre d’un reportage, jugés comme une incitation à la violence. Ses partisans estiment que cette condamnation vise à sanctionner son travail journalistique, notamment ses critiques envers le pouvoir en place.

RSF a annoncé qu’elle allait multiplier les pressions diplomatiques, notamment au niveau européen, pour obtenir sa libération. Une réunion est prévue le 15 juillet 2026 au Parlement européen. Parallèlement, ses avocats préparent un recours en appel, mais les délais judiciaires en Algérie pourraient retarder toute issue favorable.