Un mineur de 8 ans a été placé en urgence par l'aide sociale à l'enfance (ASE) à Nîmes vendredi 14 août, après les témoignages de ses voisins évoquant des mauvais traitements, selon BFM - Faits Divers. Le placement avait déjà été demandé par sa mère, qui évoquait des difficultés. L'enfant, né en 2017, était enfermé dans une chambre et avait peu accès à de la nourriture et à de l'eau.
La médiatisation de cette affaire a permis l'application rapide de la mise à l'abri du garçonnet, même si celle-ci avait déjà été ordonnée en amont, d'après le parquet de Nîmes. La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a écrit dans un communiqué que « le retrait était réalisé en urgence sur la base d'une ordonnance de placement de cet enfant par un juge des enfants, datée du 11 août, soit antérieurement et indépendamment des faits évoqués de maltraitance par le voisinage ».
Ce qu'il faut retenir
- Un enfant de 8 ans a été placé en urgence en foyer à Nîmes après des témoignages de mauvais traitements.
- Le placement avait déjà été demandé par sa mère, qui évoquait des difficultés.
- L'enfant était enfermé dans une chambre et avait peu accès à de la nourriture et à de l'eau.
- Les voisins ont témoigné que le petit garçon écrivait des appels à l'aide sur du papier, qu'il envoyait par la fenêtre.
- Une enquête pénale a été ouverte pour « établir dans un premier temps l'existence potentielle de faits de manquement à l'éducation ».
Les circonstances du placement
D'après le parquet, c'est la mère de l'enfant qui avait demandé son placement. Elle avait évoqué « des difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer ». Les voisins mettent, eux, en cause le beau-père de l'enfant, qui aurait fait de lui un « véritable bouc émissaire ».
Les voisines ont déclaré que « dès son arrivée, le nouveau compagnon de sa mère a fait de lui un véritable bouc émissaire. Les premières semaines, le petit sortait encore mais de moins en moins [...] Avant son arrivée, l’enfant jouait souvent avec les autres en bas de l’immeuble. Jusqu'à ce que cet homme du jour au lendemain le lui interdise ».
L'enquête en cours
Une enquête pénale a été ouverte et confiée au commissariat de Nîmes pour « établir dans un premier temps l'existence potentielle de faits de manquement à l'éducation ». Un examen médical du garçon va être réalisé dans ce cadre.
Le garçon a également un petit frère, né de l'union de sa mère et de son beau-père. Ce dernier n'a pas été retiré du logement, car « le placement n'a pas été sollicité ni prononcé après rapport auprès du juge des enfants, tandis que les policiers intervenants ont pu constater ce 14 août qu'il semblait bien traité par ses deux parents ».
Les prochaines étapes
Le parquet a indiqué que « le mineur fait l'objet d'un suivi en assistance éducative par un juge des enfants depuis 2023 dans un contexte de troubles de la personnalité et de séparation et positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents ».
Les reactions et prises de position des autorités et des associations de défense des droits de l'enfant sont attendues dans les prochains jours.