Ce qu'il faut retenir
- Un étudiant de 18 ans a été condamné à un mois de prison avec sursis pour avoir participé à un sondage à caractère antisémite sur un groupe WhatsApp.
- Le jeune homme a répondu «contre» les juifs dans le sondage.
- Un autre étudiant de 18 ans a été condamné à un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah.
Le contexte
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait condamné «avec la plus grande fermeté» des «actes antisémites» en août 2025 après que des étudiants de la Sorbonne avaient créé un sondage «Les juifs, pour ou contre ?» sur un groupe WhatsApp. Les premiers faits se sont déroulés en ligne le 24 août 2025.
L'affaire Paul L.
Paul L., âgé de 18 ans, était accusé d'avoir répondu en août dernier à un sondage «Les juifs, pour ou contre ?» sur un groupe de discussion WhatsApp de la promotion de première année de licence en économie de la prestigieuse université. Le jeune homme a voté «contre» les juifs. Selon Le Figaro, il a assuré n'avoir eu «aucune arrière-pensée, aucun grief contre le peuple juif».
L'affaire Teba N.
Teba N., également âgée de 18 ans, était accusée d'avoir exclu d'un autre groupe de discussion (cette fois sur Instagram) plusieurs étudiants aux noms à consonance juive en septembre dernier. Elle avait écrit : «S'il y a d'autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j'ai déjà tej [virés], vous pouvez d'ores et déjà le quitter, on veut pas de vous ici. Pareil pour les racistes de manière générale.»
Le jugement
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Paul L. à un mois de prison avec sursis et Teba N. à un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah. Le parquet avait requis contre Teba N. 10 mois de prison avec sursis et 3 mois avec sursis contre Paul L..
Et maintenant ?
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé que la loi Levi-Fialaire, entrée en vigueur au début du mois, prévoit des mesures en matière de sensibilisation et de sanctions disciplinaires, et rend obligatoire la création de «référents» dédiés à la lutte contre l'antisémitisme et le racisme dans les universités.
Conclusion
Cette affaire démontre l'urgence de professionnaliser les instances disciplinaires dans les universités et de lutter contre l'antisémitisme et le racisme. La loi Levi-Fialaire est un pas dans la bonne direction.