Un homme de 39 ans, accusé d'avoir drogué et violé sa compagne à Lyon, sera jugé jeudi 11 et vendredi 12 juin, selon BFM - Faits Divers. L'accusé, un garde du corps de profession, est soupçonné d'avoir cherché à bénéficier de l'expérience de Dominique Pelicot, l'ancien mari de Gisèle Pelicot, condamné pour avoir violé et livré sa femme droguée à des dizaines d'inconnus.

L'enquête a révélé que l'accusé avait conversé en ligne avec Dominique Pelicot, ainsi qu'avec d'autres hommes, pour comprendre comment droguer sa femme dans l'objectif de la violer ou de « l'offrir » à son insu. Les enquêteurs ont retrouvé de nombreux clichés montrant la femme de l'accusé dénudée, ainsi que des vidéos prises dans l'intimité de leur chambre à l'aide d'une caméra cachée.

Ce qu'il faut retenir

  • L'accusé est jugé pour viol par soumission chimique à Lyon.
  • Il est soupçonné d'avoir cherché à bénéficier de l'expérience de Dominique Pelicot.
  • Les enquêteurs ont retrouvé des clichés et des vidéos montrant la femme de l'accusé dénudée.
  • L'accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Les faits

L'accusé a été placé en garde à vue le 13 juin 2023, après que les enquêteurs aient retrouvé des échanges entre lui et Dominique Pelicot sur son téléphone. Les échanges concernaient la façon de droguer et de violer sa femme. L'accusé a initialement reconnu les faits, mais a ensuite rétracté ses aveux et clame désormais son innocence.

La victime a déclaré aux enquêteurs avoir connu une période de grande fatigue entre 2020 et 2023, sans en comprendre l'origine. Elle a également signalé des « trous noirs » après s'être endormie. Les enquêteurs ont retrouvé des puissants sédatifs dans un coffre-fort auquel la victime n'avait pas accès.

Les preuves

Les enquêteurs ont retrouvé de nombreux clichés montrant la femme de l'accusé dénudée, ainsi que des vidéos prises dans l'intimité de leur chambre à l'aide d'une caméra cachée. Certaines de ces vidéos montrent la victime inconsciente, tandis que l'accusé entreprend des actes sexuels. Les magistrats instructeurs ont conclu que « l'endormissement profond » de la jeune femme « exclut toute forme de consentement » et « caractérise la surprise ».

L'accusé est également soupçonné d'avoir créé de faux profils sur un site de rencontres sous l'identité de sa compagne, et d'y avoir posté des photos et des vidéos volées d'elle, nue. La victime a déclaré que des hommes se sont rendus devant son lieu de travail, pensant avoir « rendez-vous ».

Les réactions

L'avocat de l'accusé, Me Gabriel Versini-Bullara, a nuancé les conclusions des enquêteurs, affirmant que « l'intérêt premier de ce dossier sera de déterminer s'il y a eu ou non des liens nourris entre Dominique Pelicot et mon client, laissant penser que l'un est le mentor de l'autre ».

L'avocate de la victime, Me Julia Studient, a souligné que sa cliente « n'est porteuse d'aucun message » et ne souhaite pas s'exprimer publiquement. La victime a cependant accepté que le procès ne se tienne pas à huis clos.

Et maintenant ?

Le procès de l'accusé se tiendra jeudi 11 et vendredi 12 juin à Lyon. Le verdict est attendu vendredi en fin de journée. L'accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle. Les réactions de la victime et de l'accusé seront suivies de près, ainsi que les développements futurs de l'affaire.

Le procès de l'accusé sera suivi de près, et les réactions de la victime et de l'accusé seront attendues. L'affaire soulève des questions sur la violence conjugale et la soumission chimique, et les conséquences de ces actes seront examinées de près.