Un nouveau cas d’infection à l’hantavirus a été signalé sur l’île isolée de Tristan da Cunha, dans l’Atlantique Sud, a annoncé le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le réseau social X ce mercredi 10 juin 2026. Selon Franceinfo - Santé, ce cas concerne une personne précédemment classée comme « cas probable », ayant été exposée à bord du navire de croisière MV Hondius. Le bilan global de l’épidémie s’élève désormais à 13 cas, dont trois décès, sans nouveau décès enregistré depuis le 2 mai 2026.
Ce qu’il faut retenir
- 13 cas d’hantavirus confirmés à Tristan da Cunha, dont 3 décès depuis le début de l’épidémie.
- Un nouveau cas déclaré chez une personne exposée à bord du MV Hondius, un navire de croisière.
- L’Argentine a étendu ses analyses de rongeurs à la province de Mendoza, après la Terre de Feu, pour identifier l’origine du foyer.
- Plus de 150 rongeurs capturés en mi-mai dans la région d’Ushuaïa et du parc national Tierra del Fuego.
Un foyer épidémique sous surveillance renforcée
L’annonce du nouveau cas survient alors que les autorités sanitaires internationales maintiennent une vigilance accrue sur l’épidémie d’hantavirus à Tristan da Cunha. D’après les données officielles relayées par Franceinfo - Santé, le Royaume-Uni a confirmé ce cas supplémentaire auprès de l’OMS, confirmant ainsi la persistance du virus dans cette zone géographique isolée. Le MV Hondius, un navire de croisière ayant fait escale dans la région, est désormais au cœur des investigations visant à retracer la chaîne de transmission.
Sur les 13 cas recensés depuis le début de l’épidémie, trois se sont soldés par un décès, le dernier ayant été enregistré il y a plus d’un mois. Les autorités sanitaires se veulent rassurantes : « Pas d’autre mort n’a été recensé depuis le 2 mai », a précisé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message publié sur X. L’accent est désormais mis sur la prévention et le suivi des contacts potentiels.
Les rongeurs au cœur de l’enquête en Amérique du Sud
Parallèlement aux investigations menées à Tristan da Cunha, les scientifiques sud-américains poursuivent leurs recherches pour identifier l’origine exacte de l’hantavirus. Selon un communiqué du ministère argentin de la Santé rendu public le 5 juin 2026, les autorités sanitaires ont étendu leurs campagnes de capture et d’analyse de rongeurs à la province de Mendoza, en plus de la Terre de Feu. Cette extension géographique vise à cartographier plus précisément la présence du virus parmi les populations de rongeurs, principaux vecteurs de transmission de la maladie.
Les premières analyses, réalisées en mi-mai 2026 dans les environs d’Ushuaïa et au sein du parc national Tierra del Fuego, ont permis de capturer plus de 150 rongeurs. Ces prélèvements sont actuellement en cours d’examen dans les laboratoires argentins afin de déterminer leur niveau de contamination. Les résultats pourraient apporter des éléments clés pour comprendre la propagation du virus et mettre en place des mesures de contrôle adaptées.
Un virus aux modes de transmission encore mal connus
L’hantavirus, maladie rare mais potentiellement mortelle, se transmet principalement par l’inhalation de particules virales issues des déjections ou de l’urine de rongeurs infectés. Les cas humains surviennent généralement après une exposition prolongée dans des environnements contaminés, comme des bâtiments ou des zones naturelles infestées. Bien que les flambées épidémiques soient rares, les autorités sanitaires rappellent l’importance de respecter les mesures de précaution, notamment dans les zones à risque.
À Tristan da Cunha, archipel britannique situé à plus de 2 800 kilomètres des côtes les plus proches, la situation sanitaire reste particulièrement surveillée en raison de l’isolement géographique et des défis logistiques liés à l’évacuation éventuelle de patients. Les autorités locales, soutenues par le Royaume-Uni et l’OMS, ont renforcé les protocoles de détection et de prévention pour limiter tout nouveau cas.
Si l’hantavirus reste une maladie à transmission limitée, son impact sur une communauté isolée comme celle de Tristan da Cunha souligne l’importance d’une surveillance épidémiologique constante. Les autorités appellent à la vigilance, notamment pour les voyageurs se rendant dans des zones à risque ou utilisant des navires ayant fait escale dans des régions concernées.
L’hantavirus provoque généralement des symptômes grippaux sévères (fièvre, douleurs musculaires, maux de tête) pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire ou rénale. La transmission se fait par inhalation de particules virales présentes dans les déjections, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. La maladie n’est pas contagieuse entre humains.