Alors que l’été s’installe en France, le débat sur le bronzage artificiel refait surface. Un rapport publié ce mois-ci par Top Santé recommande une interdiction pure et simple des cabines de bronzage. Cette proposition intervient alors que les risques pour la santé liés à ces dispositifs sont de plus en plus documentés.

Ce qu'il faut retenir

  • Un rapport de Top Santé, publié en juin 2026, recommande l’interdiction totale des cabines de bronzage en France.
  • Les cabines de bronzage sont classées comme cancérogènes par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 2009.
  • En France, près de 500 nouveaux cas de mélanomes sont attribués chaque année à l’exposition aux UV artificiels.
  • Plusieurs pays européens, dont l’Italie et la Belgique, ont déjà interdit ces équipements.

Selon Top Santé, ce rapport s’appuie sur des données scientifiques récentes qui confirment les dangers des UV artificiels pour la peau. Les auteurs du document soulignent que les cabines de bronzage augmentent de 75 % le risque de développer un mélanome, la forme la plus aggressive du cancer de la peau. En France, près de 500 nouveaux cas de mélanomes sont attribués chaque année à l’exposition aux UV artificiels, d’après les chiffres de l’Institut national du cancer (INCa).

Ce rapport intervient dans un contexte où la législation française reste encore permissive. Actuellement, les cabines de bronzage sont autorisées sous réserve de respecter certaines normes, comme l’obligation d’un âge minimum de 18 ans et l’interdiction de proposer ces services aux mineurs. Pourtant, des associations de santé publique réclament depuis des années une interdiction totale, estimant que les mesures existantes ne suffisent pas à protéger la population.

Dans son rapport, Top Santé rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les cabines de bronzage comme « cancérogènes avérés » depuis 2009. Plusieurs pays européens ont déjà pris les devants : l’Italie a interdit ces équipements en 2014, suivie par la Belgique en 2018. En France, une proposition de loi visant à interdire les cabines de bronzage avait été déposée en 2023, mais elle n’a pas abouti.

« Les preuves scientifiques sont accablantes : les cabines de bronzage causent des dommages irréversibles à la peau et augmentent significativement le risque de cancer. Une interdiction totale est la seule mesure proportionnée face à l’ampleur du danger. »
Dr. Marie Lambert, oncologue et co-autrice du rapport

Côté professionnel, la filière du bronzage artificiel est en première ligne face à cette recommandation. Les représentants du secteur, regroupés au sein de la Fédération française des professionnels du bronzage (FFPB), estiment que cette mesure pénaliserait injustement les entreprises déjà en difficulté. Ils rappellent que les cabines de bronzage sont soumises à un strict encadrement, avec des contrôles réguliers et des obligations d’information des clients sur les risques encourus.

Et maintenant ?

La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics. Une proposition de loi pourrait être examinée à l’Assemblée nationale d’ici la fin de l’année, selon des sources proches du dossier. Le gouvernement, qui avait déjà restreint l’accès aux cabines de bronzage en 2024 en interdisant leur installation dans les centres de fitness, devrait se prononcer dans les prochains mois. Reste à savoir si une interdiction totale sera retenue, ou si les autorités opteront pour un durcissement des contrôles existants.

En attendant, les associations de santé publique appellent à la vigilance et invitent les usagers à renoncer aux cabines de bronzage. Elles recommandent d’adopter des alternatives plus sûres, comme les autobronzants ou les crèmes solaires à indice élevé pour les expositions naturelles au soleil. Une campagne de sensibilisation est d’ailleurs prévue pour l’été 2026, afin d’informer le grand public sur les dangers des UV artificiels.

Cette recommandation de Top Santé s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre les cancers cutanés, qui représentent chaque année près de 15 000 nouveaux cas en France. Si l’interdiction des cabines de bronzage venait à être adoptée, elle marquerait une étape majeure dans la prévention de ces maladies.

Les cabines de bronzage exposent les utilisateurs à des rayons UV artificiels, qui augmentent le risque de cancer de la peau, notamment le mélanome. Elles peuvent également provoquer des brûlures, un vieillissement prématuré de la peau et des lésions oculaires.

Pour l’instant, il s’agit d’une recommandation de Top Santé. Une proposition de loi pourrait être examinée à l’Assemblée nationale d’ici la fin de l’année, mais aucune décision n’a encore été prise. Le gouvernement doit se prononcer dans les prochains mois.