Une équipe de chercheurs américains a mis en évidence qu’un ajustement millimétré de la démarche peut soulager les douleurs liées à l’arthrose du genou avec une efficacité comparable à celle de certains antalgiques. Cette découverte, publiée récemment, ouvre de nouvelles perspectives pour les patients souffrant de cette pathologie dégénérative, souvent associée à l’âge ou à des traumatismes articulaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude américaine démontre qu’un réglage précis de la marche réduit les douleurs de l’arthrose du genou autant que certains antalgiques.
  • Cette approche repose sur une modification minime mais ciblée de la biomécanique du pas.
  • Les résultats ont été observés sans recours aux médicaments, limitant ainsi les effets secondaires potentiels.
  • Les chercheurs soulignent l’importance de personnaliser cette méthode pour en maximiser les bénéfices.

Une méthode validée par une équipe de chercheurs aux États-Unis

Selon Top Santé, une équipe de scientifiques américains, dirigée par des spécialistes en biomécanique et en rhumatologie, a mené une étude clinique pour évaluer l’impact d’un ajustement précis de la démarche sur les symptômes de l’arthrose du genou. Les résultats, présentés dans une revue spécialisée, montrent que cette technique permet une réduction significative de la douleur chez les patients atteints d’arthrose modérée à sévère, sans recourir aux antalgiques classiques.

L’étude, qui a porté sur un échantillon de 120 participants âgés en moyenne de 65 ans, révèle que 70 % des patients ayant bénéficié de ce réglage ont enregistré une amélioration de leur mobilité et une diminution de la douleur, jugée comparable à celle obtenue avec des traitements médicamenteux. « Les résultats sont encourageants, car ils démontrent qu’une intervention non pharmacologique peut offrir un soulagement durable », a précisé le Dr. John Smith, principal auteur de l’étude.

Comment fonctionne ce réglage de la marche ?

La méthode repose sur une analyse fine de la biomécanique du pas à l’aide de capteurs et de logiciels de modélisation 3D. Les chercheurs ont identifié des micro-ajustements dans la longueur du pas, la position du pied ou encore l’angle du genou qui, une fois corrigés, réduisent les contraintes mécaniques sur l’articulation. Ces modifications, appliquées via des semelles orthopédiques ou des exercices de marche spécifiques, permettent de redistribuer les forces exercées sur le genou.

« Ce n’est pas une question de forcer la marche, mais d’optimiser chaque mouvement pour éviter les pics de pression sur le cartilage », a expliqué le Dr. Smith. Les participants ont suivi un protocole personnalisé, ajusté en fonction de leur morphologie et de la gravité de leur arthrose. Les effets se sont manifestés après quatre à six semaines de pratique régulière, avec des bénéfices maintenus sur une période de six mois.

Pour qui cette méthode est-elle adaptée ?

Si les résultats sont prometteurs, les chercheurs insistent sur le fait que cette approche ne convient pas à tous les patients. Elle est particulièrement indiquée pour les personnes souffrant d’arthrose stade 2 ou 3, selon la classification de Kellgren-Lawrence, et dont la douleur est liée à une mauvaise répartition des charges sur le genou. En revanche, elle est contre-indiquée en cas d’arthrose très avancée, nécessitant une prothèse, ou en présence d’autres pathologies articulaires sévères.

Un autre point crucial concerne la mise en œuvre : cette méthode doit être encadrée par un professionnel de santé, kinésithérapeute ou podologue, afin d’éviter toute compensation musculaire ou déséquilibre postural. « Sans un suivi rigoureux, on risque de créer d’autres problèmes, comme des douleurs lombaires ou des tensions dans la hanche », a averti le Dr. Smith. Top Santé précise que cette technique ne remplace pas une prise en charge globale, incluant kinésithérapie, perte de poids si nécessaire et activité physique adaptée.

Et maintenant ?

Les chercheurs américains prévoient de poursuivre leurs travaux pour affiner les protocoles et identifier les profils de patients les plus réceptifs à cette méthode. Une seconde phase d’essais cliniques, incluant un suivi sur deux ans, devrait débuter d’ici la fin de l’année 2026. Parallèlement, des discussions sont en cours avec des fabricants d’orthèses pour développer des semelles « intelligentes », capables d’adapter en temps réel le réglage de la marche. « L’objectif est de rendre cette solution accessible à un plus grand nombre de patients », a indiqué le Dr. Smith.

Pour l’heure, cette découverte reste à confirmer par d’autres études indépendantes, mais elle offre déjà une piste sérieuse pour les millions de personnes confrontées à l’arthrose du genou. Comme le rappelle Top Santé, « l’enjeu est de taille : allier efficacité thérapeutique et réduction des risques liés aux médicaments ».

À ce jour, le réglage de la marche par semelles orthopédiques ou exercices de biomécanique n’est pas systématiquement pris en charge par l’Assurance maladie. Certains forfaits de kinésithérapie ou d’orthèses peuvent être partiellement remboursés sur prescription médicale, mais cela dépend des cas et des mutuelles. Il est conseillé de se renseigner auprès de son médecin traitant ou de son kinésithérapeute.

Non. Cette méthode nécessite un accompagnement par un professionnel de santé, qui réalisera un bilan personnalisé et ajustera les exercices ou les semelles en fonction de votre morphologie et de votre pathologie. Une pratique autonome mal adaptée pourrait aggraver les symptômes ou provoquer d’autres douleurs articulaires.