Une tasse de boisson chaude chaque soir pourrait aider à maintenir un taux de cholestérol sanguin sous contrôle, selon une diététicienne américaine interrogée par Top Santé.

Ce qu'il faut retenir

  • Une diététicienne américaine préconise de boire une boisson chaude après le dîner pour réguler le cholestérol.
  • Cette habitude s’inscrit dans une approche globale de gestion du cholestérol, combinée à une alimentation équilibrée.
  • L’efficacité de cette méthode repose sur les propriétés spécifiques de certains ingrédients.

Cette recommandation s’adresse particulièrement aux personnes surveillant leur taux de cholestérol, un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires. « L’idée n’est pas de remplacer les médicaments prescrits, mais d’ajouter une habitude simple qui peut faire la différence sur le long terme », a déclaré la spécialiste. Selon elle, l’intégration de cette pratique dans la routine nocturne permettrait de stabiliser les niveaux de cholestérol LDL, souvent qualifié de « mauvais cholestérol ».

Les mécanismes en jeu reposent sur l’utilisation d’ingrédients aux propriétés hypocholestérolémiantes. Parmi les options les plus citées figurent le thé vert, riche en catéchines, ou encore le curcuma, dont la curcumine est reconnue pour ses effets anti-inflammatoires. « Côté efficacité, il ne faut pas s’attendre à une baisse spectaculaire, mais à une action progressive et complémentaire », a précisé la diététicienne. Elle insiste également sur l’importance de l’associer à une alimentation pauvre en graisses saturées et à une activité physique régulière.

Les études citées par la spécialiste montrent que la consommation régulière de thé vert, par exemple, est associée à une réduction moyenne de 2 à 5 % du taux de cholestérol LDL après quelques semaines. Quant au curcuma, son association avec du poivre noir permettrait d’améliorer significativement son absorption par l’organisme. « On parle ici d’effets modérés, mais qui s’additionnent aux autres mesures hygiéno-diététiques », a-t-elle ajouté.

Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large, où les solutions naturelles et préventives gagnent en popularité. Les pharmacies et les magasins bio voient d’ailleurs une demande croissante pour des compléments alimentaires ciblant le cholestérol, souvent présentés comme des alliés des traitements médicamenteux. « Cela ne remplace en rien un avis médical, mais peut constituer un levier supplémentaire », rappelle la professionnelle.

Et maintenant ?

Si cette recommandation gagne en visibilité, il reste à évaluer son adoption à grande échelle. Les prochaines années pourraient voir se multiplier les études cliniques évaluant l’impact réel de ces boissons sur des populations variées. D’ici 2028, les autorités sanitaires pourraient intégrer ces données dans leurs guides de bonnes pratiques pour la prévention des maladies cardiovasculaires.

Quoi qu’il en soit, les experts s’accordent sur un point : toute initiative visant à réduire le cholestérol doit être validée par un professionnel de santé, surtout en cas de traitement en cours. La modération et la régularité restent les maîtres-mots pour qui souhaite tenter cette méthode.

Selon la diététicienne interrogée par Top Santé, le thé vert et les infusions à base de curcuma, éventuellement mélangé à du gingembre ou du poivre noir pour en potentialiser les effets, sont les plus souvent cités. Leur consommation quotidienne après le dîner est préconisée pour une action progressive.