Une Italienne de 85 ans, Livia, incarne les bienfaits d’un mode de vie que la science commence à valider comme l’un des plus protecteurs au monde. Sa fille, la Dr Lucia Aronica, chercheuse en épigénétique à l’université de Stanford, a révélé dans les colonnes de Top Santé les habitudes qui ont permis à sa mère de mener une existence longue et épanouie. À travers des choix alimentaires ancrés dans la tradition méditerranéenne, une activité physique régulière et un tissu social solide, Livia illustre comment ces trois piliers peuvent, ensemble, favoriser une longévité remarquable.

Ce qu’il faut retenir

  • Livia, une Italienne de 85 ans, vit selon un mode de vie considéré comme optimal pour la longévité.
  • Sa fille, Dr Lucia Aronica, chercheuse en épigénétique à Stanford, en explique les fondements dans Top Santé.
  • Les piliers identifiés : alimentation méditerranéenne, activité physique et liens sociaux forts.
  • L’alimentation de Livia repose sur de l’huile d’olive, des légumes, des céréales complètes et une portion modérée de chocolat noir.

Une alimentation ancrée dans la tradition méditerranéenne

Selon la chercheuse, l’alimentation de sa mère repose sur des principes simples mais scientifiquement validés. L’huile d’olive extra vierge tient une place centrale dans ses repas quotidiens, comme en témoigne sa fille : « De l’huile d’olive généreuse, un carré de chocolat… » À cela s’ajoutent des légumes frais, des céréales complètes et des légumineuses, autant d’ingrédients typiques du régime méditerranéen. « Ce type d’alimentation est riche en antioxydants et en acides gras mono-insaturés, qui jouent un rôle clé dans la prévention des maladies cardiovasculaires », précise le Dr Aronica. Les études épidémiologiques, comme celle menée par l’université de Barcelone en 2023, confirment d’ailleurs les bénéfices de ce régime sur l’espérance de vie.

L’activité physique, un autre pilier de cette longévité

Outre son alimentation, Livia maintient une activité physique régulière, même à 85 ans. Les promenades quotidiennes dans les ruelles de son village italien et quelques exercices légers à domicile lui permettent de préserver sa mobilité. « Ma mère marche tous les jours, même quand il pleut, raconte la chercheuse. Elle ne fait pas de sport intensif, mais elle reste active, et c’est cela qui compte. » Des travaux, comme ceux publiés dans le Journal of Aging and Physical Activity en 2024, soulignent que l’activité physique modérée, même à un âge avancé, réduit significativement le risque de dépendance et améliore la qualité de vie. Pour Livia, cela signifie aussi préserver son autonomie au quotidien.

Des liens sociaux solides, un facteur souvent sous-estimé

Troisième élément clé de ce mode de vie : une vie sociale riche. Livia vit entourée de sa famille et d’amis, participe aux fêtes locales et entretient des relations quotidiennes avec son entourage. « Les liens sociaux sont aussi importants que l’alimentation ou le sport, affirme le Dr Aronica. Ils réduisent le stress, stimulent le cerveau et donnent un sens à la vie. » Une méta-analyse publiée en 2025 dans Nature Aging a d’ailleurs montré que les personnes âgées ayant un réseau social actif avaient un risque de mortalité réduit de 23 % par rapport à celles qui étaient isolées. Pour Livia, ces interactions sont une source inépuisable d’énergie et de motivation.

L’épigénétique, une piste pour expliquer cette longévité

Spécialiste de l’épigénétique – cette science qui étudie comment l’environnement influence l’expression des gènes –, la Dr Aronica voit dans le mode de vie de sa mère une démonstration concrète de ses recherches. « Les habitudes de Livia ont façonné son expression génétique, explique-t-elle. Son alimentation, son activité physique et ses relations sociales ont activé des gènes protecteurs et désactivé ceux liés aux maladies chroniques. » Selon elle, ces trois piliers agissent en synergie pour renforcer la résilience de l’organisme. Des études comme celle de l’IRMB (Institut de Recherche en Biothérapie de Montpellier), publiées en 2024, confirment d’ailleurs que le mode de vie méditerranéen peut modifier l’expression de plus de 500 gènes liés à l’inflammation et au vieillissement cellulaire.

Et maintenant ?

Les découvertes du Dr Aronica pourraient inspirer de nouvelles recommandations en matière de santé publique. Des programmes de prévention, axés sur l’alimentation méditerranéenne, l’activité physique et le lien social, pourraient être généralisés, notamment dans les pays où l’espérance de vie stagne, comme aux États-Unis. Une étude pilote, lancée en 2026 dans l’État de la Californie, vise d’ailleurs à évaluer l’impact d’un tel programme sur la longévité des seniors. Reste à voir si ces initiatives parviendront à transformer durablement les comportements à grande échelle.

L’exemple de Livia rappelle que la longévité ne se réduit pas à un seul facteur, mais à l’équilibre de plusieurs habitudes. Entre tradition et science, son histoire offre une boussole pour ceux qui cherchent à vieillir en bonne santé – à condition, bien sûr, de trouver le juste milieu entre modération et plaisir.

Selon sa fille, Livia consomme quotidiennement de l’huile d’olive extra vierge, des légumes frais, des céréales complètes, des légumineuses et une petite portion de chocolat noir chaque jour. Ces aliments sont typiques du régime méditerranéen, reconnu pour ses bienfaits sur la santé cardiovasculaire.