Une coproduction franco-britannique, associant la BBC et France Télévisions, donne rendez-vous aux spectateurs pour un voyage scientifique et visuel inédit à travers notre système planétaire. Intitulée Mystères du Système solaire, cette série documentaire en cinq épisodes sera diffusée en prime time à partir du jeudi 28 mai 2026 à 21h05 sur France 5, dans le cadre de l'émission « Science grand format ». Selon Futura Sciences, cette production s'appuie sur les découvertes les plus récentes en astronomie et propose des images de synthèse parmi les plus spectaculaires jamais réalisées sur le sujet.
Ce qu'il faut retenir
- Une série documentaire de 5 épisodes de 50 minutes, coproduite par la BBC et France Télévisions, diffusée sur France 5 à partir du 28 mai 2026 à 21h05.
- La série explore les planètes et leurs lunes, en intégrant les dernières avancées scientifiques et des images de synthèse inédites.
- Le premier épisode est consacré aux mondes volcaniques, qu'ils soient de feu ou de glace, tandis que le second met en lumière les mondes les plus agités du Système solaire.
- Parmi les astres étudiés figurent Io, Vénus, Saturne, Titan et Encelade, où des phénomènes extrêmes pourraient abriter des formes de vie.
- Les missions Voyager, Cassini-Huygens et Hubble ont révolutionné notre connaissance des planètes géantes et de leurs satellites.
Présentée notamment par le physicien britannique Brian Cox, la série s'inscrit dans la lignée des documentaires scientifiques emblématiques de la BBC, comme ceux de l'émission Horizon. L'ambition est claire : offrir au public une immersion à la fois pédagogique et époustouflante au cœur des secrets les mieux gardés de notre voisinage cosmique. Pour ce faire, la production s'appuie sur les données les plus récentes, collectées par des missions spatiales emblématiques ainsi que par des instruments d'observation comme le télescope Hubble.
Comme le souligne l'astrophysicien André Brahic — découvreur des anneaux de Neptune et membre de l'équipe d'imagerie de la mission Cassini — dans son ouvrage De feu et de glace, planètes ardentes (Odile Jacob), les planètes du Système solaire et leurs satellites présentent une diversité bien plus grande que ce que les scientifiques avaient imaginé lors des premières explorations. « Ces missions ont fait prendre conscience d'une grande diversité de ces planètes et surtout de leurs satellites, une diversité qui n'avait pas été anticipée et qui aujourd'hui étonne encore et recèle bien des mystères », a-t-il déclaré.
Un héritage scientifique qui a changé notre vision du cosmos
Il y a près de cinquante ans, les sondes Voyager 1 et Voyager 2 s'élançaient pour une aventure spatiale sans précédent : la Grande Tour du Système solaire. Profitant d'un alignement exceptionnel des planètes géantes — Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune — qui ne se reproduit que tous les 176 ans, ces missions ont révélé à l'humanité des images et des données inédites. Pour la première fois, les scientifiques ont pu observer en détail les atmosphères tumultueuses de Jupiter, les anneaux de Saturne ou encore les geysers d'Encelade.
Depuis, des dizaines d'autres missions ont pris le relais. La sonde Cassini-Huygens, par exemple, a exploré pendant plus de treize ans le système saturnien, livrant des informations précieuses sur Titan — la plus grande lune de Saturne — et Encelade, où des panaches de vapeur d'eau jaillissent de la surface glacée. D'autres projets, comme les missions vers Vénus ou Mars, ont également contribué à enrichir notre compréhension des planètes telluriques. Aujourd'hui, ces données permettent de produire un documentaire d'exception, où science et spectacle se mêlent pour offrir une expérience immersive.
Des mondes extrêmes aux possibilités insoupçonnées
La série Mystères du Système solaire se structure autour de thèmes forts, chacun correspondant à un épisode. Le premier, diffusé le 28 mai, plonge le spectateur dans l'univers des mondes volcaniques, qu'ils soient brûlants comme Io — satellite de Jupiter où des éruptions projetant des panaches de soufre à plusieurs centaines de kilomètres de hauteur — ou glacés comme Encelade, où des cryovolcans crachent des jets de vapeur d'eau et de particules organiques.
Le second épisode, diffusé juste après, explore les mondes les plus agités du Système solaire. Parmi eux, Jupiter, dont la Grande Tache Rouge est un anticyclone géant persistant depuis des siècles, ou encore Vénus, où des tempêtes électriques aux éclairs 100 fois plus puissants que ceux observés sur Terre ravagent une atmosphère saturée de nuages d'acide sulfurique. Ces phénomènes, autrefois cantonnés à la science-fiction, sont aujourd'hui documentés avec une précision inédite.
Mais au-delà de ces paysages apocalyptiques, la série soulève une question qui fascine les scientifiques depuis des décennies : sommes-nous seuls dans l'Univers ? Plusieurs astres du Système solaire sont désormais considérés comme des candidates potentielles pour abriter la vie. Titan, par exemple, possède des lacs de méthane liquide et une atmosphère riche en hydrocarbures, tandis qu'Encelade cache sous sa croûte de glace un océan souterrain dont les geysers expulsent des molécules organiques. Des missions futures, comme Dragonfly de la NASA — un drone conçu pour explorer Titan — pourraient bientôt apporter des réponses.
« Nous ne le savons pas encore, mais en attendant, nous pouvons nous émerveiller des éruptions volcaniques de Io avec leurs panaches soufrés qui montent à des centaines de kilomètres de hauteur ou rêver des tempêtes dantesques de Jupiter avec des orages aux éclairs au moins 100 fois plus puissants que les éclairs terrestres. »
— Futura Sciences
Une production à la pointe de la technologie visuelle
Pour restituer la beauté et la complexité de ces mondes lointains, la série s'appuie sur des images de synthèse réalistes, produites à partir des données les plus récentes collectées par les missions spatiales. Ces visualisations permettent de simuler des environnements autrement inaccessibles, comme l'intérieur des nuages de Jupiter ou la surface glacée d'Europe, une autre lune de Jupiter soupçonnée d'abriter un océan global sous sa croûte.
Selon Futura Sciences, cette approche visuelle s'accompagne d'une narration rigoureuse, assurée par des scientifiques de renom. Parmi eux, le physicien Brian Cox apporte son expertise et son talent de vulgarisateur pour guider le public à travers ces paysages extraterrestres. L'objectif est double : captiver par la beauté des images et informer par la rigueur des explications.
Au-delà de ces explorations, cette série documentaire rappelle une vérité fondamentale : notre Système solaire est loin d'avoir livré tous ses secrets. Avec plus de 200 lunes identifiées autour des planètes géantes, des centaines de milliers d'astéroïdes et des milliards de comètes, les possibilités de découvertes restent immenses. Comme le rappelait André Brahic, « rien ne pousse à croire que notre Système solaire est unique » — une affirmation qui donne encore plus de poids à l'exploration spatiale.
Pour les passionnés d'astronomie et les curieux, cette série représente donc une occasion unique de plonger au cœur des phénomènes les plus spectaculaires de notre voisinage cosmique. Entre science et émerveillement, Mystères du Système solaire promet une expérience télévisuelle inoubliable, à découvrir dès le 28 mai 2026 sur France 5.
Plusieurs missions sont en préparation pour explorer les lunes glacées. La NASA prévoit le lancement d'Europa Clipper en 2027, qui étudiera Europe, lune de Jupiter, à la recherche d'indices sur un océan souterrain. L'ESA, de son côté, prépare JUICE (JUpiter ICy moons Explorer), dont l'arrivée dans le système jovien est attendue pour 2031. Cette mission se concentrera sur Ganymède, Callisto et Europe. Par ailleurs, la mission Dragonfly, également pilotée par la NASA, devrait décoller en 2028 pour explorer Titan, la plus grande lune de Saturne, où un drone recherchera des traces de vie dans les lacs de méthane.