Velvet, nouvel acteur ferroviaire français, a présenté hier son premier train à grande vitesse (TGV) conçu pour rivaliser directement avec les offres de la SNCF. Selon BFM Business, ce projet marque une étape clé dans la libéralisation progressive du marché du transport ferroviaire en France, initialement monopolisé par l’opérateur historique.

Ce qu'il faut retenir

  • Premier train à grande vitesse développé par Velvet, une entreprise émergente du secteur ferroviaire
  • Conçu pour relier Paris à Bordeaux et Rennes à Nantes, en concurrence directe avec la SNCF
  • Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français, engagée depuis plusieurs années

Un nouveau concurrent pour la SNCF sur les axes stratégiques

Le train développé par Velvet est spécifiquement conçu pour opérer sur deux axes majeurs : la ligne Paris-Bordeaux, l’une des plus fréquentées de France, et la liaison Rennes-Nantes, reliant deux métropoles dynamiques de l’Ouest. Avec ce lancement, Velvet ambitionne de capter une partie du trafic actuel assuré par la SNCF, en proposant des tarifs potentiellement compétitifs et des fréquences adaptées aux besoins des voyageurs.

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de libéralisation du secteur ferroviaire en France, où plusieurs opérateurs privés ont déjà obtenu des sillons pour exploiter des lignes régionales ou internationales. L’ouverture à la concurrence, initialement prévue pour 2020, a été progressivement mise en œuvre depuis, sous l’impulsion des directives européennes.

Velvet mise sur l’innovation pour se différencier

Selon les informations rapportées par BFM Business, le train de Velvet intégrerait des technologies visant à optimiser le confort des passagers et l’efficacité énergétique. Parmi les innovations évoquées, une attention particulière serait portée sur la réduction du bruit en cabine et l’amélioration des performances en matière de consommation électrique, un argument de poids dans un contexte de transition écologique.

Le constructeur n’a pas encore dévoilé l’ensemble des caractéristiques techniques du train, mais des rumeurs circulent quant à une vitesse commerciale maximale similaire à celle des TGV actuels, soit environ 300 km/h. Les premières circulations commerciales pourraient débuter d’ici 2027, sous réserve des autorisations nécessaires délivrées par l’État et l’Autorité de régulation des transports (ART).

Un marché ferroviaire en pleine mutation

L’arrivée de Velvet sur le segment du grand transport ferroviaire s’ajoute à une série de bouleversements dans le secteur. Depuis 2021, plusieurs opérateurs privés, comme Ouigo (filiale low-cost de la SNCF) ou FlixTrain, ont déjà commencé à proposer des alternatives sur des liaisons longue distance, bien que leurs offres restent limitées à certains axes. Velvet se positionne ainsi comme le premier nouvel entrant sur le créneau du TGV, un marché historiquement dominé par la SNCF.

Cette concurrence accrue pourrait, à terme, pousser l’opérateur historique à revoir ses tarifs ou ses services pour conserver ses parts de marché. Pour les voyageurs, cette diversification pourrait se traduire par une plus grande variété d’options, tant sur le plan tarifaire que sur les horaires proposés.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour Velvet consisteront à finaliser la certification de son train auprès des autorités compétentes et à négocier avec les gestionnaires d’infrastructures, comme SNCF Réseau, pour obtenir des créneaux horaires. Une campagne de recrutement pour former les conducteurs et le personnel de bord est également en cours, tandis que des partenariats avec des entreprises locales pourraient être annoncés pour promouvoir les nouvelles liaisons.

Du côté des voyageurs, il faudra attendre 2027 pour découvrir les premiers trajets, mais les réservations pourraient ouvrir dès 2026, une fois les détails tarifaires confirmés. Une question reste en suspens : la SNCF réagira-t-elle en ajustant ses propres offres ou en renforçant ses services sur ces axes pour contrer l’arrivée de Velvet ?

Velvet mise sur une approche différenciée, avec des tarifs potentiellement plus compétitifs et une technologie axée sur le confort et l’efficacité énergétique. Cependant, les détails précis, notamment en termes de prix, n’ont pas encore été communiqués officiellement.