Courrier International consacre, dans son édition du 7 mai 2026, une couverture à Alexandre Farto, plus connu sous le pseudonyme de Vhils. L’artiste portugais, figure majeure de l’art urbain, y expose son travail et ses réflexions dans un entretien mené depuis son atelier, situé près de Lisbonne. Selon le magazine, Vhils y revient en détail sur son parcours, ses engagements et ses projets, tout en réaffirmant sa vision d’un art qui ne se contente pas de décorer, mais qui interroge et transforme.

Ce qu'il faut retenir

  • Vhils, artiste urbain portugais de renom, est à l’honneur dans Courrier International avec une couverture et un entretien publié le 7 mai 2026.
  • Il y explique son processus créatif, qui repose sur la destruction comme acte de création, transformant les murs en « sites archéologiques ».
  • Son travail s’inscrit dans une démarche de passerelle entre les périphéries et les centres-villes, ainsi qu’entre le passé et le présent.
  • Vhils met en avant la créativité des banlieues, qu’il considère comme une source d’inspiration et de renouvellement artistique.

Un entretien au cœur de l’atelier lisboète

L’entretien accordé par Vhils à Courrier International a été réalisé dans son atelier, situé aux abords de Lisbonne. L’artiste y a détaillé les multiples facettes de son travail, expliquant comment il utilise les murs non pas comme des toiles traditionnelles, mais comme des supports archéologiques. Selon ses mots, « je ne peins pas sur les murs, je les sculpte », une approche qui marque une rupture avec les techniques classiques de l’art urbain. Cette méthode, à la fois destructive et constructive, lui permet de révéler les couches historiques et sociales des espaces qu’il investit.

L’art comme miroir des inégalités sociales

Pour Vhils, l’art urbain est un outil de transformation sociale. Dans les colonnes de Courrier International, il souligne l’importance de donner une voix aux banlieues, souvent reléguées au second plan. « Les périphéries ont une créativité qui mérite d’être valorisée », a-t-il déclaré, rappelant que son travail vise à établir un dialogue entre ces territoires et les centres urbains. Son approche artistique ne se limite pas à l’esthétique : elle est aussi un moyen de questionner les dynamiques de pouvoir et les disparités économiques qui traversent les villes contemporaines.

Un parcours international et des projets ambitieux

Né en 1987 à Lisbonne, Vhils s’est rapidement imposé comme l’une des figures de proue de l’art urbain mondial. Son style, reconnaissable entre tous, mêle gravure, fresque et sculpture, souvent réalisé à l’aide d’outils rudimentaires comme le burin ou la perceuse. Ses œuvres, exposées dans des villes aussi variées que Paris, Berlin, Rio de Janeiro ou encore Dubaï, témoignent de sa capacité à s’adapter aux contextes locaux tout en conservant une identité forte. Courrier International précise que l’artiste prépare actuellement plusieurs projets, dont une grande exposition prévue pour l’automne 2026 à Lisbonne, où il explorera de nouvelles techniques de sculpture urbaine.

Et maintenant ?

Avec la publication de cet entretien, Courrier International met en lumière un artiste dont l’œuvre résonne particulièrement à l’heure des débats sur la gentrification et la réappropriation des espaces urbains. Les prochaines étapes pour Vhils pourraient inclure une tournée internationale de conférences, ainsi qu’un livre rétrospectif de son travail, prévu pour 2027. Reste à voir comment ses idées continueront d’influencer le paysage artistique contemporain, notamment dans un contexte où l’art urbain est de plus en plus reconnu comme un levier de changement social.

En attendant, son exposition lisboète de l’automne 2026 devrait attirer l’attention des amateurs d’art et des observateurs des dynamiques urbaines, confirmant ainsi le rôle central de Vhils dans la redéfinition des frontières entre art, mémoire et société.

Vhils, de son vrai nom Alexandre Farto, est un artiste portugais né en 1987 à Lisbonne. Il est reconnu pour son approche unique de l’art urbain, qui consiste à sculpter les murs plutôt qu’à les peindre, transformant ainsi les surfaces en « sites archéologiques ». Son travail, exposé dans le monde entier, interroge les inégalités sociales et la mémoire des lieux, ce qui lui vaut une place centrale dans le paysage de l’art contemporain.