Dans la capitale autrichienne, le cimetière de Meidling accueille depuis juin un espace de fitness en plein air, avec des équipements sportifs et des aménagements favorisant la biodiversité, selon Le Figaro. Cette initiative a été lancée par Ulli Sima, conseillère municipale de Vienne membre du Parti social-démocrate autrichien (SPÖ), avec pour objectif de créer des espaces agréables pour les gens dans la nature, tout en rendant la ville plus écologique.

Les visiteurs peuvent se dépenser avec les équipements sportifs proposés et profiter d’un coin détente au milieu des arbres. Le cimetière de Meidling, qui s’étend sur 130.000 m² et qui compte plus de 17.000 tombes, est ainsi devenu un lieu inattendu pour la pratique du sport, rapporte Courrier International.

Ce qu'il faut retenir

  • Le cimetière de Meidling à Vienne propose un espace de fitness en plein air avec des équipements sportifs et des aménagements pour la biodiversité.
  • 140 arbres ont été plantés, une ruche pour les abeilles sauvages a été installée et des enclos ont été créés pour accueillir le hamster d’Europe, une espèce protégée.
  • L’aménagement a coûté environ 35.000 euros, dont 11.110 euros pour trois équipements de mobilité et d’équilibre destinés notamment aux seniors.

Un projet controversé

Le projet a suscité des critiques, notamment de la part des partis conservateurs ÖVP et FPÖ, qui estiment qu’un cimetière doit rester un lieu de recueillement et de paix, et non un espace dédié au sport. «Quiconque a l’idée absurde d’installer des appareils de musculation au milieu des tombes a perdu tout sens du respect», déplore Lukas Brucker, député du FPÖ au Parlement de Vienne, dans un communiqué de presse, rapporte l’ORF.

Une position partagée par Lorenz Mayer, de l’ÖVP, qui rappelle que les cimetières sont avant tout des lieux de mémoire et critique également le coût du projet. Cependant, pour la journaliste autrichienne Renate Graber, «Plus de vie et de fitness au cimetière : c’est trop bien !», affirme-t-elle dans une tribune du quotidien autrichien Der Standard. «Alors vivons et dansons, même au cimetière ! Quel qu’en soit le prix», ajoute-t-elle.

Et maintenant ?

Face à la baisse du nombre d’inhumations, Friedhöfe Wien GmbH, l’entreprise qui gère les cimetières viennois, cherche à donner de nouveaux usages aux cimetières, rapporte le même article. Le projet pourrait donc être un exemple pour d’autres cimetières à Vienne et ailleurs, en montrant comment des lieux traditionnellement réservés au recueillement peuvent être réutilisés pour promouvoir l’activité physique et la biodiversité.

Le cimetière de Meidling devient ainsi un lieu unique où les vivants peuvent cohabiter avec les défunts, tout en promouvant une vie plus active et respectueuse de l’environnement. Cette initiative pourrait inspirer d’autres villes à repenser l’utilisation de leurs espaces publics, notamment les cimetières, pour répondre aux besoins des citoyens et préserver l’environnement.