Le double vainqueur du Tour de France, Jonas Vingegaard, a exprimé publiquement ses réticences à voir ses enfants embrasser une carrière de cycliste professionnel, jugeant ce sport « extrêmement dangereux ». Selon RMC Sport, le champion danois de 29 ans, en interview pour le média danois Feltet, a partagé cette position après avoir lui-même subi les risques inhérents à la discipline.

Ce qu'il faut retenir

  • Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, déconseille à ses enfants de devenir cyclistes professionnels.
  • Il estime que le cyclisme est « extrêmement dangereux » et que les risques augmentent avec l'évolution du sport.
  • Le Danois a été gravement blessé lors d'une chute en 2024, illustrant les dangers de la discipline.
  • Ses enfants, âgés de 6 et 1 an, choisiront leur propre voie selon son épouse, Trine Vingegaard.
  • Vingegaard participera au Tour d'Italie du 8 au 31 mai, puis au Tour de France du 4 au 26 juillet 2026.

Dans cette interview accordée au média danois Feltet et relayée par RMC Sport, Jonas Vingegaard a livré une vision sans concession sur la sécurité dans le cyclisme professionnel. Pour le champion, dont la carrière s'est construite depuis 2016, les risques encourus sur les routes sont trop importants pour être transmis à la génération suivante. « Je conseillerais à mes enfants de ne pas devenir cyclistes. D’abord, c’est extrêmement dangereux, et ils seraient souvent absents », a-t-il déclaré. Il a ajouté que « avec l’évolution de la discipline, ça devient de plus en plus dangereux. Je ne vois pas comment on peut améliorer la situation. »

Cette prise de position s'inscrit dans un contexte marqué par plusieurs accidents graves ces dernières années. Vingegaard lui-même en a fait l'expérience lors d'une lourde chute en 2024, qui l'a tenu éloigné des compétitions pendant plusieurs mois. Ces événements rappellent régulièrement les dangers inhérents à un sport où la vitesse et la précision sont indispensables, mais où une erreur peut avoir des conséquences irréversibles. Pour autant, le champion danois ne compte pas imposer son avis à ses enfants, âgés aujourd'hui de 6 et 1 an. Sa compagne, Trine Vingegaard, a précisé : « Ils choisiront leur propre voie. »

Cette réflexion intervient alors que le cyclisme professionnel fait face à des critiques récurrentes sur ses conditions de sécurité. Entre les chutes lors des classiques ardennaises, les accidents dans les pelotons et les risques liés aux courses par étapes, la question de la protection des coureurs est plus que jamais d'actualité. Certains observateurs soulignent l'augmentation des vitesses moyennes et la densité des courses comme des facteurs aggravants. D'autres estiment que les progrès technologiques, comme les casques ou les systèmes de freinage, n'ont pas suffi à compenser ces risques.

Et maintenant ?

Alors que Vingegaard se prépare pour le Tour d'Italie (8-31 mai) puis le Tour de France (4-26 juillet), son discours pourrait alimenter les débats sur la sécurité dans le cyclisme. Ses propos pourraient inciter d'autres coureurs à exprimer leurs propres inquiétudes, ou à l'inverse, déclencher des réactions de la part des fédérations ou des organisateurs de courses. Pour l'instant, aucune mesure concrète n'a été annoncée, mais la pression sur les instances dirigeantes pourrait s'accroître dans les mois à venir.

Sur le plan personnel, le champion danois continue de briller sur les routes. Récemment vainqueur du Tour de Catalogne, il reste l'un des favoris pour les grands tours à venir. Pourtant, cette prise de parole publique marque un tournant dans sa relation avec le sport qui l'a rendu célèbre. Entre la passion pour la compétition et les craintes pour la sécurité de sa famille, Vingegaard incarne les contradictions d'un milieu où l'excellence sportive se heurte parfois à la préservation de la santé.

Pour ses partisans, cette déclaration témoigne d'une maturité rare chez un athlète en pleine carrière. Pour ses détracteurs, elle pourrait être perçue comme un aveu d'échec, comme si le cyclisme ne pouvait plus offrir un avenir serein. Quoi qu'il en soit, ses mots résonnent comme un appel à repenser les conditions dans lesquelles s'exerce ce sport exigeant, où la gloire se paie souvent au prix fort.

Reste à voir si cette prise de position influencera les choix futurs de ses enfants ou inspirera d'autres athlètes à exprimer des réserves similaires. Une chose est sûre : dans un milieu où l'on demande toujours plus de performance, la question de la sécurité reste plus que jamais un sujet de fond.

Jonas Vingegaard cite deux risques majeurs : d'abord, la dangerosité intrinsèque du cyclisme, qu'il qualifie d'« extrêmement dangereux ». Ensuite, il souligne l'impact sur la vie familiale, avec des absences répétées dues aux déplacements et aux compétitions. Il estime enfin que les évolutions du sport, comme l'augmentation des vitesses, rendent la discipline encore plus risquée qu'auparavant.

Le Danois participera au Tour d'Italie, qui se déroulera du 8 au 31 mai 2026, avant de s'aligner sur le Tour de France, prévu du 4 au 26 juillet de la même année. Ces deux courses figurent parmi les plus prestigieuses du calendrier cycliste mondial.