Une coalition de dix organisations non gouvernementales, réunies à l’initiative du Réseau action climat, publie ce lundi 6 juillet 2026 un rapport mettant en lumière 20 reculs environnementaux « dangereux » enregistrés au sein de l’Union européenne depuis juillet 2024. Ces mesures, qualifiées d’inquiétantes par les signataires, auraient des répercussions directes sur la qualité de l’environnement et la santé des citoyens européens.
Selon Libération, ces reculs s’expliquent en grande partie par le soutien apporté par les partis français de droite et d’extrême droite aux majorités politiques en place au Parlement européen et dans plusieurs États membres. Ces décisions, prises dans un contexte de tensions sur les politiques climatiques, marqueraient une inversion de tendance après des années de progrès législatifs dans ce domaine.
Ce qu'il faut retenir
- Un rapport publié le 6 juillet 2026 par dix ONG, piloté par le Réseau action climat, recense 20 reculs environnementaux « dangereux » dans l’UE depuis juillet 2024.
- Ces mesures ont des conséquences néfastes sur l’environnement et la santé publique, selon les auteurs de l’étude.
- Les partis français de droite et d’extrême droite jouent un rôle clé dans les majorités ayant permis ces reculs.
- Le rapport souligne une tendance à l’affaiblissement des normes environnementales au niveau européen.
Un décompte accablant pour les politiques climatiques européennes
Le document publié aujourd’hui détaille les 20 mesures régressives adoptées ou encouragées depuis deux ans. Parmi elles figurent des assouplissements des normes sur les émissions industrielles, des réductions des budgets alloués aux énergies renouvelables ou encore des reculs sur les objectifs de protection de la biodiversité. Ces décisions, prises sous la pression de groupes industriels ou de lobbies, auraient pour effet de fragiliser les acquis des dernières décennies en matière de transition écologique.
Les ONG signataires, qui incluent des organisations comme Greenpeace, WWF ou encore France Nature Environnement, dénoncent une « vague de reculs » sans précédent depuis l’adoption du Pacte vert européen en 2019. Elles pointent du doigt des gouvernements nationaux, ainsi que des eurodéputés, dont certains auraient fait primer des intérêts économiques à court terme sur la préservation des écosystèmes.
Le rôle central des partis français dans le détricotage des normes
Libération souligne que les partis français de droite et d’extrême droite occupent une place centrale dans les majorités ayant permis ces reculs. Plusieurs mesures citées dans le rapport auraient été adoptées grâce à leur soutien ou leur abstention lors de votes clés au Parlement européen ou dans des instances nationales. Ces partis, souvent hostiles aux politiques climatiques ambitieuses, seraient ainsi responsables de l’affaiblissement de cadres législatifs européens autrefois considérés comme des références mondiales.
Parmi les exemples évoqués, on retrouve des assouplissements des règles sur les pesticides, des retards dans la mise en œuvre de la directive sur les énergies renouvelables, ou encore des restrictions imposées aux associations environnementales dans leur accès aux procédures de consultation publique. Ces choix politiques, selon les ONG, saperait la crédibilité de l’UE en matière de lutte contre le changement climatique.
Des conséquences déjà visibles sur le terrain
Les auteurs du rapport alertent sur les effets concrets de ces reculs. Ils citent notamment une hausse des émissions de CO₂ dans certains secteurs industriels, une dégradation accélérée de la qualité de l’air dans plusieurs grandes villes, ou encore une réduction des surfaces protégées au titre de Natura 2000. Ces évolutions, si elles se poursuivent, pourraient compromettre les objectifs climatiques de l’UE à horizon 2030.
Les ONG appellent les institutions européennes et les États membres à revenir sur ces décisions, jugeant qu’elles « hypothèquent l’avenir des générations futures ». Elles réclament également un renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence pour éviter de nouveaux reculs.
Ces reculs environnementaux s’inscrivent dans un contexte plus large de montée des contestations contre les politiques climatiques, tant au niveau national qu’européen. Alors que les citoyens restent majoritairement favorables à la transition écologique, selon les dernières enquêtes d’opinion, la capacité des institutions à concilier impératifs économiques et impératifs écologiques sera déterminante pour les années à venir.
Le rapport publié le 6 juillet 2026 recense notamment des assouplissements des normes d’émissions industrielles, des réductions des budgets pour les énergies renouvelables, des retards dans la transposition de directives européennes sur la biodiversité, et des restrictions imposées aux associations environnementales dans les procédures de consultation publique. Chaque mesure est détaillée dans le document, avec ses impacts estimés.