Avec plus de dix millions d’exemplaires vendus depuis ses débuts et des romans traduits dans une vingtaine de langues, Virginie Grimaldi s’impose comme l’auteure la plus lue en France en 2025. À l’occasion d’un entretien diffusé ce samedi 13 juin sur France 2, elle revient sur son parcours, ses sources d’inspiration et ses particularités, selon Franceinfo - Culture.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 10 millions de livres vendus depuis ses débuts, traduits dans une vingtaine de langues.
- 35 ans lors de sa première publication, après avoir débuté tardivement dans l’écriture.
- Son dernier roman, D’autres printemps, inspiré par un voyage en Italie avec sa grand-mère maternelle.
- Une hypersensibilité qui transparaît dans ses écrits, entre rires et larmes.
- Des adaptations cinématographiques de ses œuvres qui l’ont profondément émue.
Une carrière littéraire marquée par un succès tardif mais fulgurant
Virginie Grimaldi a publié son premier roman à l’âge de 35 ans, une étape qui marque le véritable début de sa carrière littéraire. Depuis, son œuvre a conquis un public toujours plus large, au point de la propulser en tête des ventes en France en 2025. Ses romans, traduits dans une vingtaine de langues, sont devenus des références pour des millions de lecteurs. Ce succès tardif, elle l’explique en partie par la richesse de ses expériences personnelles, qui nourrissent chacune de ses intrigues. « La vie se charge toujours de replanter des graines dans ma tête », confie-t-elle, évoquant cette capacité à transformer les événements du quotidien en récits.
L’Italie et sa grand-mère, sources d’inspiration majeures
Son dernier roman, D’autres printemps, puise ses racines dans un voyage en Italie aux côtés de sa grand-mère maternelle, d’origine italienne. Lors d’une baignade en Méditerranée, cette dernière lui a lancé une phrase qui l’a marquée : « Ma Vivi, je suis dans ma Méditerranée ». Ces mots, simples mais chargés de sens, ont germé dans l’esprit de l’auteure jusqu’à devenir le cœur de son livre. Ce récit illustre ainsi l’importance des liens familiaux et des souvenirs dans son processus créatif. Pour Grimaldi, chaque histoire commence souvent par une étincelle, un détail anodin qui prend une dimension particulière.
Une hypersensibilité assumée, entre émotion et écriture
Virginie Grimaldi se décrit comme une personne « hyper-émotive », capable de passer du rire aux larmes en un instant. Cette sensibilité, elle la vit au quotidien, mais elle la retrouve aussi dans ses écrits. « Ce que me disent mes lectrices et lecteurs, c’est qu’on passe du rire aux larmes », explique-t-elle. Cette particularité lui permet de créer des personnages et des situations qui résonnent profondément avec son public. Son hypersensibilité, loin d’être un frein, devient un atout dans son travail d’auteure, lui offrant une palette d’émotions qu’elle restitue avec justesse dans ses romans.
Côté vie privée, elle assume également des « tocs honteux » comme le fait de renifler les livres, la nourriture ou même les gens. Une manie qui, selon elle, fait rire son entourage mais qui reflète aussi son besoin de s’imprégner des atmosphères et des ambiances.
L’émotion des adaptations cinématographiques
Voir ses romans adaptés à l’écran est une expérience qui la touche particulièrement. La première fois qu’elle a assisté à une scène tournée, sur un plateau où Michel Boujenah incarnait un de ses personnages, elle n’a pu retenir ses larmes. « C’était trop fort, trop concret », se souvient-elle. Ces adaptations, souvent réalisées avec des acteurs reconnus, donnent une nouvelle dimension à ses histoires, les rendant accessibles à un public encore plus large. Pour Grimaldi, c’est une forme de consécration, même si elle reste discrète sur les détails des projets en cours.
Une inspiration qui ne tarit pas, malgré la pression du succès
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Virginie Grimaldi n’a pas encore été confrontée au syndrome de la page blanche. Pourtant, elle admet que, parfois, après la publication d’un livre, elle se demande si elle aura encore des choses à raconter. « La vie se charge toujours de replanter des graines dans ma tête », rappelle-t-elle. Cette résilience face à la pression créative est l’un des piliers de sa réussite. Ses expériences personnelles, ses rencontres et ses voyages continuent de nourrir son imagination, lui permettant de renouveler sans cesse son inspiration.
Des anecdotes qui révèlent une personnalité attachante
Lors de l’entretien, elle a partagé quelques anecdotes qui dessinent un portrait plus intime. Interrogée sur ce qu’elle chante sous la douche, elle avoue préférer les chansons de Céline Dion, Lara Fabian ou Beyoncé, des artistes à la voix puissante. Une confidence qui montre son admiration pour les interprètes capables de transmettre des émotions fortes. Autre détail savoureux : elle se reconnaît dans les personnages maladroits comme Pierre Richard ou Gaston Lagaffe, entre étourderie et maladresse assumée. Pour elle, ces traits de caractère font partie de son identité et alimentent même son écriture.
Avec un succès qui ne se dément pas et une capacité à transformer l’ordinaire en extraordinaire, Virginie Grimaldi confirme qu’elle reste une figure majeure de la littérature française contemporaine. Son approche authentique et son hypersensibilité en font une auteure à part, dont les mots continuent de toucher des publics toujours plus larges.
Ses romans abordent souvent des thèmes comme les liens familiaux, les souvenirs d’enfance, les voyages et les émotions intenses. Elle puise dans sa propre vie et ses expériences pour créer des récits qui résonnent avec ses lecteurs, entre rires et larmes.