Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a formellement démenti, ce 9 août 2026, toute demande visant à instaurer un quota pour l’obtention des visas des ressortissants algériens en France. Cette clarification intervient après les déclarations de Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, qui avait évoqué une possible limitation du nombre de visas accordés. Selon 20 Minutes – Politique, Tebboune a réagi avec fermeté pour écarter toute ambiguïté sur la question.
Ce qu'il faut retenir
- Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a démenti, le 9 août 2026, avoir demandé un quota pour les visas des Algériens en France.
- Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, avait évoqué une possible restriction du nombre de visas accordés aux Algériens.
- Tebboune a affirmé n’avoir « jamais demandé un quota » lors de ses échanges avec la presse.
- Les relations franco-algériennes restent marquées par des tensions récurrentes sur la question migratoire.
Un démenti face aux propos de l’ambassadeur français
Abdelmadjid Tebboune a tenu à clarifier sa position lors d’une prise de parole publique, quelques jours après les déclarations de Stéphane Romatet. Ce dernier avait évoqué, dans une interview à 20 Minutes – Politique, la possibilité pour la France de réduire le nombre de visas accordés aux Algériens en raison de la hausse des refus de réadmission des migrants en situation irrégulière. Le président algérien a immédiatement réagi pour démentir toute implication dans une telle demande.
Selon Tebboune, la question des visas ne saurait être abordée sous l’angle d’un quota imposé par l’Algérie. « Je n’ai jamais demandé un quota pour les visas », a-t-il souligné, ajoutant que les discussions entre les deux pays devaient se poursuivre dans un cadre bilatéral et équilibré. Ces propos reflètent la sensibilité du dossier, alors que les tensions entre Paris et Alger sur les flux migratoires persistent depuis plusieurs années.
Un dossier sensible dans les relations franco-algériennes
La question des visas pour les Algériens en France est un sujet récurrent de friction entre les deux pays. En 2025, la France avait déjà durci les conditions d’obtention des visas pour les Algériens, en réponse à la faible coopération d’Alger sur les reconduites à la frontière des migrants en situation irrégulière. Ces mesures avaient été perçues comme une sanction déguisée par Alger, qui avait riposté en limitant, à son tour, les visas accordés aux Français.
Le contexte actuel reste marqué par une volonté affichée des deux capitales de trouver un terrain d’entente. Cependant, les déclarations de l’ambassadeur Romatet ont ravivé les craintes d’un durcissement supplémentaire des règles. Pour Tebboune, la solution passe par un dialogue renforcé, sans que l’Algérie ne soit perçue comme un acteur cherchant à imposer des contraintes aux flux migratoires vers l’Europe.
Pour l’heure, le démenti de Tebboune vise à apaiser les tensions, mais le dossier des visas pourrait resurgir lors des prochaines négociations. Les deux pays devront trouver un équilibre entre leurs impératifs sécuritaires et leurs engagements diplomatiques, sous peine de voir la crise s’aggraver.
En 2026, les conditions d’obtention d’un visa pour la France depuis l’Algérie restent strictes. Les demandeurs doivent fournir un dossier complet, incluant justificatifs de ressources, réservation de billet d’avion aller-retour et hébergement en France. Les refus pour motifs migratoires ont augmenté en 2025, en raison d’une coopération jugée insuffisante par Paris sur les reconduites à la frontière.