La visite officielle de cinq jours du président serbe Aleksandar Vucic en Chine s’est achevée ce jeudi 28 mai 2026. Selon RFI, ce déplacement, qualifié par son principal intéressé de « plus importante de sa carrière politique », marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre Belgrade et Pékin. Vingt accords ont été signés, couvrant des domaines aussi variés que les infrastructures, la robotique, la sécurité ou encore les chaînes d’approvisionnement.
Ce qu'il faut retenir
- La visite d’Aleksandar Vucic en Chine a duré cinq jours, du 24 au 28 mai 2026
- Le président serbe a qualifié ce déplacement de « plus importante de sa carrière politique »
- Une vingtaine d’accords ont été signés dans des secteurs clés : infrastructures, robotique, sécurité et chaînes d’approvisionnement
- Cette visite s’inscrit dans un contexte où la Serbie cherche à diversifier ses partenariats internationaux
Une visite placée sous le signe de la coopération renforcée
Aleksandar Vucic a été reçu en Chine par son homologue Xi Jinping, une rencontre qualifiée de « hautement symbolique » par plusieurs observateurs. Selon RFI, les deux dirigeants ont évoqué la nécessité de consolider leur partenariat stratégique, notamment dans un contexte de tensions géopolitiques accrues. Les accords signés lors de ce déplacement s’inscrivent dans la continuité des relations sino-serbes, marquées par une coopération économique et technologique croissante depuis plusieurs années.
Parmi les secteurs concernés, les infrastructures occupent une place centrale. Plusieurs projets pourraient voir le jour dans les mois à venir, notamment dans le domaine des transports et de l’énergie. La Serbie, candidate à l’adhésion à l’Union européenne, cherche ainsi à équilibrer ses relations avec Bruxelles et Pékin, deux partenaires aux intérêts parfois divergents.
Des enjeux internes et internationaux pour la Serbie
Cette visite en Chine reflète les deux enjeux majeurs auxquels la Serbie doit faire face. D’une part, le pays tente de renforcer son économie, en misant sur des investissements étrangers pour soutenir sa croissance. D’autre part, Belgrade doit naviguer entre ses relations avec l’Union européenne, son principal partenaire commercial, et l’attrait économique de la Chine, qui propose des financements souvent plus accessibles.
Selon des analystes cités par RFI, cette stratégie de diversification permet à la Serbie de négocier avec davantage de leviers. « La Chine représente une opportunité majeure pour Belgrade, tant sur le plan économique que géopolitique », a indiqué un expert en relations internationales. « Mais cette relation doit aussi s’inscrire dans une vision à long terme pour éviter les dépendances excessives. »
« Cette visite est la plus importante de ma carrière politique. »
— Aleksandar Vucic, président de la République de Serbie
Quels sont les secteurs clés de cette coopération ?
Les vingt accords signés lors de ce déplacement couvrent un large éventail de domaines. Les infrastructures figurent en tête de liste, avec des projets potentiels dans les transports ferroviaires et routiers. La robotique et les nouvelles technologies pourraient également bénéficier d’investissements chinois, dans un pays où l’innovation reste un levier de développement. Enfin, la sécurité et les chaînes d’approvisionnement ont été évoquées, un sujet sensible dans un contexte de tensions commerciales mondiales.
Côté serbe, cette coopération pourrait permettre de moderniser des secteurs en retard, comme l’industrie manufacturière ou les technologies vertes. « La Chine a une expertise reconnue dans ces domaines, et la Serbie a besoin de ces compétences pour accélérer sa transition économique », a souligné un responsable du gouvernement serbe.
Pour la Serbie, cette visite marque donc un tournant dans sa stratégie d’ouverture internationale. Si les bénéfices économiques restent à prouver, elle envoie un signal fort : Belgrade est prête à jouer un rôle actif sur la scène mondiale, en cultivant des alliances au-delà de l’Europe.