Depuis le début de l’année 2026, l’administration américaine de Donald Trump intensifie la pression sur le régime cubain, selon Le Figaro. Entre embargos renforcés, pressions diplomatiques et déploiement militaire, Washington semble déterminé à accélérer la chute du gouvernement castriste, au pouvoir depuis plus de six décennies.
Ce qu'il faut retenir
- Un embargo énergétique et financier a été instauré en janvier 2026, aggravant les difficultés économiques d’un pays déjà en crise.
- Depuis mai 2026, le porte-avions USS Nimitz et son groupe aéronaval opèrent dans les Caraïbes, renforçant la présence militaire américaine.
- Donald Trump a réitéré en mars 2026 son intention de « libérer ou s’emparer de Cuba », évoquant un régime « très affaibli ».
- Les sanctions visent à étouffer une économie cubaine « exsangue », selon les termes du quotidien.
- L’objectif affiché : mettre fin à un régime considéré comme une menace historique par les États-Unis.
Un blocus économique resserré depuis six mois
Les mesures coercitives américaines contre Cuba ont pris une nouvelle dimension en janvier 2026 avec l’instauration d’un embargo énergétique et financier, selon Le Figaro. Cette décision s’ajoute aux sanctions historiques déjà en vigueur depuis plus de soixante ans, mais marque une escalade significative dans l’asphyxie économique de l’île. Les autorités de La Havane dénoncent régulièrement ces restrictions, les qualifiant d’illégales au regard du droit international, mais Washington justifie ces mesures par la nécessité de « contrer l’influence du régime castriste ».
Les conséquences se font déjà sentir sur le terrain. Les importations de carburant, déjà limitées, sont désormais soumises à des contrôles drastiques, tandis que les transferts financiers vers et depuis l’île sont fortement restreints. Les entreprises cubaines, notamment dans les secteurs touristique et pharmaceutique, peinent à se procurer des devises étrangères, aggravant les pénuries de médicaments et de produits de première nécessité.
Une présence militaire américaine accrue dans les Caraïbes
Depuis mai 2026, la situation s’est encore militarisée avec le déploiement du porte-avions USS Nimitz et de son groupe aéronaval dans les eaux territoriales cubaines, selon les informations rapportées par Le Figaro. Cette démonstration de force s’inscrit dans une stratégie plus large visant à intimider le régime de La Havane et à affirmer la domination américaine dans la région. Les manœuvres navales, couplées à des survols réguliers de l’espace aérien cubain, envoient un signal clair : Washington ne compte pas laisser Cuba échapper à son influence.
Les autorités cubaines ont réagi avec fermeté, dénonçant une « provocation inacceptable » et une violation de la souveraineté nationale. Pour autant, l’équilibre des forces reste largement en faveur des États-Unis, qui disposent de moyens militaires bien supérieurs à ceux de l’île caribéenne.
Les déclarations de Trump : un objectif affiché depuis des décennies
Donald Trump n’a jamais caché son hostilité envers le régime cubain, qu’il considère comme une « épine dans le pied » des États-Unis depuis des années. En mars 2026, lors d’un discours retransmis en direct, il a réitéré ses intentions avec une franchise inhabituelle. « Je crois que Cuba touche à sa fin », a-t-il affirmé. « Toute ma vie, j’ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Je crois sincèrement que j’aurai l’honneur de m’emparer de Cuba… Que je la libère ou que je m’en empare, je pense que je pourrai en faire ce que je veux. C’est une nation très affaiblie en ce moment. »
Ces propos, tenus lors d’un meeting en Floride, ont été interprétés comme une volonté de faire de la question cubaine un succès symbolique de sa présidence. Trump a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une intervention militaire, sans pour autant préciser les modalités ou les délais. Pour autant, ses déclarations contrastent avec les échecs récents de la politique américaine au Moyen-Orient, où les ambitions de changement de régime se sont heurtées à des réalités complexes.
Un contexte économique et social explosif à Cuba
Les pressions américaines interviennent alors que Cuba traverse une crise économique et sociale sans précédent, selon les observateurs. Les pénuries de nourriture, d’électricité et de médicaments se multiplient, alimentant un mécontentement croissant dans la population. Les manifestations, bien que réprimées dans le sang, se font plus fréquentes, reflétant le désespoir d’une partie de la société cubaine. Dans un entretien accordé au Figaro, un économiste de La Havane a souligné que « le pays est en ruines », évoquant une économie « à l’agonie » en raison de l’effondrement des échanges avec ses principaux partenaires, dont le Venezuela et la Russie.
Face à cette situation, le gouvernement cubain tente de résister en diversifiant ses alliances, notamment avec la Chine et l’Iran. Cependant, ces partenariats ne suffisent pas à compenser les effets dévastateurs des sanctions américaines. Les autorités de La Havane ont appelé à une levée immédiate de l’embargo, sans obtenir de réponse de Washington.
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : la pression sur Cuba ne faiblira pas. Entre embargo, présence militaire et menace d’un changement de régime, l’administration Trump mise sur un effet d’asphyxie pour faire plier le gouvernement castriste. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits, ou si elle ne fera qu’aggraver les souffrances d’un peuple déjà en proie au désespoir.
D’après les informations rapportées par Le Figaro, aucune date précise n’a été avancée. Cependant, plusieurs mesures pourraient être envisagées dans les prochains mois : un durcissement supplémentaire de l’embargo, des sanctions ciblées contre des responsables cubains, ou encore une intensification des manœuvres militaires. Une intervention directe, bien que peu probable à court terme, n’est pas totalement exclue.
Le gouvernement cubain dénonce régulièrement les sanctions américaines, qu’il qualifie d’illégales. Il tente également de diversifier ses alliances économiques, notamment avec la Chine et l’Iran. Sur le plan intérieur, les autorités répriment les manifestations et appellent à la résistance, tout en multipliant les appels à la levée de l’embargo.