La saison 2026 du Championnat du monde d’endurance (WEC) s’ouvre ce week-end sur le circuit d’Imola, en Italie, après plus de cinq mois d’attente, comme le rapporte Le Figaro. L’épreuve, qui se déroulera du 17 au 19 avril, marque le coup d’envoi d’un calendrier profondément remanié, marqué par des retards liés à la situation géopolitique au Moyen-Orient. Pour les amateurs, c’est aussi l’occasion de découvrir les prototypes Hypercar qui s’affronteront aux 24 Heures du Mans en juin prochain.
Ce qu'il faut retenir
- 17 Hypercars engagées par 8 constructeurs en 2026, avec une répartition des forces dominée par Ferrari, seul à aligner trois voitures.
- Un calendrier perturbé : le Qatar a dû être remplacé par Imola en ouverture, et seulement deux courses précéderont les 24 Heures du Mans.
- Ferrari reste le grand favori après avoir dominé la saison 2025, malgré des ajustements de balance de performance (BOP) défavorables en fin d’année.
- Peugeot et Alpine représenteront les espoirs français, mais Alpine quittera la catégorie à l’issue de la saison.
Les Hypercars, ces bolides d’exception qui défient la FIA
Les prototypes Hypercar, les plus rapides du monde en endurance, constituent l’élite du WEC. Contrairement aux voitures de Grand Tourisme (GT), ces engins ne sont ni commercialisés ni accessibles au public. En 2026, 17 Hypercars seront engagées par huit constructeurs, chacune soumise à une balance de performance (BOP) imposée par la FIA. Cet outil, qui ajuste puissance et poids, vise à maintenir l’équité entre les concurrents et à garantir des courses serrées. « L’objectif est de réduire les écarts pour que chaque détail compte », explique un porte-parole de la FIA.
Un calendrier bouleversé par la crise géopolitique
La saison devait initialement débuter le 28 mars au Qatar, mais le pays n’a pu accueillir l’épreuve en raison des tensions régionales, selon Le Figaro. Le championnat a donc été décalé de trois semaines, avec une ouverture à Imola les 17-19 avril. Après une seconde manche à Spa-Francorchamps (Belgique) le 9 mai, les pilotes se retrouveront au Mans les 13 et 14 juin pour un ultime test avant la classique mancelle. Seules deux courses précéderont donc l’épreuve reine, un défi logistique et sportif pour les écuries. Le reste du calendrier comprend six autres épreuves, dont deux aux États-Unis et deux au Moyen-Orient, avec une finale à Bahreïn le 7 novembre.
Ferrari, l’incontestable favori malgré des ajustements réglementaires
Ferrari a dominé le WEC en 2025, remportant les quatre premières manches — dont les 24 Heures du Mans — avant de subir une BOP désavantageuse en fin de saison. En 2026, l’écurie italienne aligne trois Hypercars (deux officielles et une privée), un avantage unique face à ses adversaires. Lors du Prologue organisé à Imola mardi, les Ferrari ont confirmé leur supériorité en terminant aux trois premières places. « Nous visons une quatrième victoire consécutive au Mans, mais la compétition sera rude », a déclaré Charles Leclerc, pilote Ferrari en WEC. Les Rouges partent donc favoris, malgré les ajustements techniques imposés par la FIA.
Toyota, Cadillac et BMW : les principaux rivaux de Ferrari
La concurrence ne compte pas se laisser faire. Toyota, double vainqueur des 24 Heures du Mans (2021, 2022), a repensé sa voiture pour rivaliser avec Ferrari. Cadillac, qui a remporté sa première victoire en WEC au Brésil en 2025, mise sur son expérience récente pour jouer les trouble-fêtes. BMW, avec à son volant l’ancien pilote de Formule 1 Kevin Magnussen, vise une place sur le podium, tout comme Aston Martin, seule écurie à utiliser un moteur V12 atmosphérique. Enfin, Genesis (filiale sportive de Hyundai), dirigée par l’ancien responsable de Renault F1 Cyril Abiteboul, entame sa première saison en Hypercar.
Deux nouveaux constructeurs, Ford et McLaren, rejoindront la grille en 2027, renforçant encore la compétition. Pour l’heure, Genesis devra se contenter d’un rôle d’apprentissage face à des écuries aguerries.
Peugeot et Alpine : les espoirs français face à un avenir incertain
La saison 2026 sera la dernière pour Alpine en Hypercar. Malgré sa première victoire en WEC à Fuji en 2025, l’écurie française a annoncé son retrait avant même le début du championnat. « C’est une tournée d’adieu, mais nous donnerons tout pour briller, notamment à domicile au Mans », confie un responsable de l’équipe. Côté Peugeot, la 9X8 arbore une nouvelle livrée zébrée (noir, blanc, rouge) mais reste en difficulté sportivement. L’écurie a épuisé tous ses jokers techniques jusqu’en 2027 et mise sur des pilotes prometteurs comme Théo Pourchaire, champion de Formule 2 en 2023, et Doriane Pin, pilote de développement. « Nous comptons sur eux pour redresser la barre », explique un porte-parole de Peugeot.
« Nous ne serons pas un argument marketing. Je veux prouver que les femmes peuvent performer à ce niveau. » — Doriane Pin, pilote de développement chez Peugeot, sur son rôle au sein de l’écurie.
Une saison sous haute tension avant le Mans
Avec seulement deux courses avant les 24 Heures du Mans, les équipes devront optimiser chaque détail. « Le défi est immense : adapter nos voitures à deux circuits seulement avant l’épreuve reine, c’est un sacré casse-tête », confie un ingénieur de Toyota. L’enjeu est double : performer à court terme et préparer l’avenir, notamment pour les constructeurs comme Genesis qui découvrent la catégorie. Pour les fans, l’attente est à son comble : après des mois sans compétition, le WEC promet des duels serrés et des rebondissements.
La saison 2026 du WEC s’annonce donc comme un exercice d’équilibre entre tradition et modernité, entre favoris établis et outsiders ambitieux. Une chose est sûre : après des mois d’incertitude, le spectacle sera au rendez-vous.
Le Qatar, initialement prévu pour accueillir la première manche le 28 mars, n’a pas pu organiser l’épreuve en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient, selon Le Figaro. Le calendrier a donc été décalé, avec une ouverture à Imola les 17-19 avril.
Les Hypercars sont des prototypes ultra-rapides, non commercialisés, soumis à une balance de performance (BOP) imposée par la FIA. Cet outil ajuste puissance et poids pour équilibrer la compétition et rendre les courses plus serrées. En 2026, 17 Hypercars seront engagées par huit constructeurs.
