RMC Sport révèle que les organisateurs de Wimbledon ont dévoilé, ce jeudi 11 juin 2026, la grille des prize money pour l’édition 2026 du tournoi britannique. La dotation globale atteint 64,2 millions de livres sterling, soit un peu plus de 74 millions d’euros. Cette somme représente une hausse de 20 % par rapport à 2025, et dépasse ainsi celle proposée lors du dernier Roland-Garros, dont la dotation s’élevait à près de 62 millions d’euros.
Cette augmentation intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les joueurs professionnels et les organisateurs de tournois du Grand Chelem. En mai 2026 à Paris, les athlètes avaient manifesté leur mécontentement lors d’un media day raccourci à 15 minutes, réclamant une meilleure répartition des revenus. Actuellement, seuls 15 % des recettes des tournois du Grand Chelem sont alloués aux prize money, alors que les circuits ATP et WTA reversent respectivement 22 % de leurs revenus aux joueurs.
Ce qu'il faut retenir
- La dotation de Wimbledon 2026 atteint 74 millions d’euros, en hausse de 20 % par rapport à 2025, selon RMC Sport.
- Cette somme dépasse celle de Roland-Garros 2026, dont la dotation était de 62 millions d’euros.
- Le vainqueur du tournoi recevra 4 millions d’euros, contre 2,8 millions à Paris l’an dernier.
- Les éliminés du premier tour repartiront avec 92 000 euros, soit 5 000 de plus qu’à Roland-Garros.
- La dotation des qualifications a été augmentée de 25 %, avec 23 174 euros pour un éliminé au premier tour.
- Wimbledon souhaite ainsi répondre aux revendications des joueurs, qui réclament une meilleure redistribution des revenus.
Une dotation record pour un tournoi historique
Les organisateurs de Wimbledon ont donc choisi de renforcer leur offre financière pour l’édition 2026, qui se déroulera du 29 juin au 12 juillet. La dotation globale de 74 millions d’euros marque une progression significative, passant de 64,2 millions de livres sterling en 2025 à cette nouvelle somme. Pour rappel, le tournoi parisien avait affiché une dotation de 62 millions d’euros cette année, confirmant la position de Wimbledon comme l’un des Grands Chelems les plus généreux.
Côté répartition, les vainqueurs des tableaux masculin et féminin empocheront chacun 4 millions d’euros — une somme bien supérieure aux 2,8 millions d’euros attribués aux vainqueurs de Roland-Garros en 2025. Une différence qui pourrait inciter certains joueurs à privilégier le tournoi londonien, déjà réputé pour son prestige historique.
Une réponse aux revendications des joueurs ?
Cette hausse des prize money survient après une année 2025 marquée par des tensions entre les organisateurs des quatre Grands Chelems et les représentants des joueurs. À Roland-Garros, les athlètes avaient obtenu un media day de seulement 15 minutes pour exprimer leurs revendications, après avoir dénoncé la faible part des revenus allouée aux prize money. Les circuits ATP et WTA, eux, reversent 22 % de leurs recettes aux joueurs, contre 15 % pour les tournois du Grand Chelem.
« Nous voulions envoyer un signal fort en direction des joueurs, notamment ceux moins bien classés, en augmentant significativement les dotations », a déclaré un porte-parole de Wimbledon à RMC Sport. La hausse de 25 % appliquée aux qualifications, où les éliminés du premier tour toucheront désormais 23 174 euros, illustre cette volonté d’inclusion. À titre de comparaison, cette somme reste légèrement inférieure aux 25 000 euros perçus par les mêmes joueurs à Roland-Garros, mais elle marque une progression notable.
Un écart persistant avec Roland-Garros, mais des avancées notables
Si Wimbledon devance désormais Roland-Garros sur le plan financier, les différences entre les deux tournois restent visibles. Les éliminés du premier tour à Paris repartent avec 87 000 euros cette année, contre 92 000 euros à Londres. Autre point de comparaison : après deux victoires en qualifications, un joueur gagnera près de 60 000 euros à Wimbledon, soit 12 000 de plus qu’à Porte d’Auteuil.
Ces écarts pourraient alimenter les débats sur l’équité entre les tournois du Grand Chelem. Cependant, les organisateurs de Wimbledon soulignent que leur augmentation de 20 % vise à compenser la hausse du coût de la vie et à attirer les meilleurs joueurs. « Notre objectif est de maintenir l’attractivité du tournoi tout en étant équitable envers l’ensemble des participants », a précisé la direction du All England Lawn Tennis Club.
Pour l’instant, la balle est dans le camp des joueurs. Leur réaction à cette nouvelle grille financière pourrait influencer leur choix de calendrier pour les saisons à venir. Une chose est sûre : la course aux prize money les plus attractifs entre les Grands Chelems n’est pas près de s’arrêter.
Les joueurs professionnels estiment que les 15 % des revenus alloués aux prize money dans les Grands Chelems sont insuffisants, comparés aux 22 % reversés par les circuits ATP et WTA. Ils réclament donc une hausse pour compenser les frais de déplacement, d’entraînement et les pertes de revenus en cas d’élimination précoce.
Outre Wimbledon et Roland-Garros, les tournois de l’US Open et de l’Open d’Australie sont également concernés par ces débats. Les fédérations des quatre Grands Chelems devraient se réunir en septembre 2026 pour discuter d’une éventuelle harmonisation des dotations.