La plateforme de partage de vidéos YouTube a annoncé mardi l'extension de son outil de détection de deepfakes aux personnalités publiques et aux journalistes, selon nos confrères de Le Figaro. L'outil, baptisé « Likeness ID », permet de chercher les ressemblances d'une personne dans des contenus créés par intelligence artificielle, notamment des « deepfakes » reproduisant un visage ou une voix.
Ce dispositif a été lancé en 2025 pour les créateurs du « programme partenaire » de YouTube, qui permet de monétiser leurs vidéos. « Aujourd'hui, nous élargissons ce service à un groupe pilote de responsables publics, de journalistes et de candidats politiques », a indiqué la plateforme dans un communiqué.
Ce qu'il faut retenir
- L'outil « Likeness ID » permet de détecter les contenus générés par intelligence artificielle utilisant l'image ou l'identité d'une personne sans son consentement.
- Le dispositif sera d'abord accessible en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Brésil.
- YouTube prévoit d'ouvrir progressivement son accès au cours des prochains mois, avec l'objectif de le rendre disponible dans le monde entier d'ici à la fin de l'année.
Objectif et fonctionnement
L'objectif de cet outil est de permettre aux personnalités publiques et aux journalistes de détecter les contenus générés par intelligence artificielle qui utilisent leur image ou leur identité sans leur consentement. Lorsqu'une correspondance entre une personnalité et un contenu truqué est détectée par l'outil, l'utilisateur concerné est alerté et peut examiner la vidéo signalée dans l'onglet dédié de YouTube Studio.
S'il estime qu'il s'agit d'une usurpation d'identité non autorisée, il peut demander son retrait au titre des règles de confidentialité de la plateforme. Cependant, YouTube a souligné que « bien que cet outil offre un moyen puissant de gérer les usurpations d'identité non autorisées par l'IA, la détection ne garantit pas la suppression ».
Accès et vérification d'identité
L'accès au dispositif nécessite une vérification d'identité « afin de prévenir tout abus ». Les données fournies seront « strictement utilisées » dans ce but et ne seront « pas utilisées pour entraîner les modèles d'IA générative de Google », a assuré la plateforme de partage de vidéos détenue par Google.
Concernant les journalistes, YouTube prévoit de contacter des médias partenaires, qui pourront proposer des noms à inclure dans le dispositif. Côté politique, le service sera dans un premier temps proposé à des responsables ayant déjà manifesté leur intérêt, avant d'être élargi aux différents partis.
En conclusion, l'extension de l'outil de détection de deepfakes de YouTube aux personnalités publiques et aux journalistes est une mesure importante pour protéger leur identité et leur image sur la plateforme.
