Plusieurs références de biscottes commercialisées en grandes surfaces contiennent des quantités significatives de sucres ajoutés, selon l’application d’analyse nutritionnelle Yuka. Top Santé révèle que cinq produits de cette catégorie, souvent perçus comme sains, dépassent les recommandations en matière de consommation de sucres simples.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq références de biscottes vendues en supermarché contiennent des sucres ajoutés, d’après Yuka.
- Ces produits, bien que présentés comme des alternatives légères, ne respectent pas les seuils recommandés par les autorités sanitaires.
- Les sucres ajoutés sont souvent masqués sous des dénominations comme glucose-fructose ou sirop de glucose.
- Yuka recommande une lecture attentive des étiquettes pour éviter les pièges des emballages marketing.
- La vigilance est particulièrement importante pour les consommateurs soucieux de leur apport en sucres.
Des biscottes jugées trop sucrées par l’application Yuka
L’application Yuka, spécialisée dans l’évaluation des produits alimentaires, a récemment mis en lumière cinq références de biscottes disponibles en grandes surfaces. Selon son analyse, ces produits contiennent des sucres ajoutés en quantité non négligeable. « Le consommateur a tendance à considérer les biscottes comme une alternative saine au pain, mais ce n’est pas toujours le cas », explique un porte-parole de l’application. Top Santé précise que ces cinq produits proviennent de marques distribuées dans les enseignes comme Carrefour, Leclerc ou Intermarché.
Parmi les ingrédients incriminés, on retrouve notamment le glucose-fructose, un édulcorant souvent utilisé pour améliorer le goût et prolonger la conservation. Les quantités relevées varient entre 2 et 5 grammes de sucres ajoutés pour 100 grammes de produit, un seuil qui dépasse les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une consommation occasionnelle.
Une méconnaissance des étiquettes nutritionnelles
Ce phénomène illustre une méconnaissance fréquente des étiquettes nutritionnelles par les consommateurs. « On oublie souvent de vérifier la liste des ingrédients, surtout lorsque le produit est présenté comme un aliment de base », souligne Top Santé. Les sucres ajoutés sont pourtant un enjeu majeur de santé publique, associés à l’augmentation des risques de diabète, d’obésité et de caries dentaires. Les autorités sanitaires recommandent de limiter leur consommation à moins de 25 grammes par jour pour un adulte.
Les fabricants, eux, justifient parfois la présence de ces sucres par des raisons techniques, comme la texture ou la conservation. Pourtant, certaines marques proposent des alternatives sans sucres ajoutés, répondant ainsi aux attentes des consommateurs en quête de produits plus sains. Une enseigne comme Bjorg, par exemple, met en avant des biscottes 100 % bio et sans sucres ajoutés, une option qui se distingue sur les rayons.
« Les sucres ajoutés sont souvent cachés derrière des noms techniques. Il est essentiel de lire attentivement les étiquettes pour éviter les mauvaises surprises. » — Expert en nutrition cité par Top Santé
Comment éviter les pièges des biscottes sucrées ?
Pour limiter son exposition aux sucres ajoutés, Yuka conseille de privilégier les produits étiquetés « sans sucres ajoutés » ou « pauvres en sucres ». Il est également recommandé de comparer les valeurs nutritionnelles entre plusieurs références. Les biscottes complètes ou aux céréales, par exemple, contiennent souvent moins de sucres que leurs équivalents blancs ou blés soufflés. Autre astuce : vérifier la position des sucres dans la liste des ingrédients. Plus ils apparaissent en début de liste, plus leur proportion est élevée.
Les consommateurs peuvent aussi se tourner vers des alternatives comme les crackers ou les galettes de riz, généralement moins sucrées. Enfin, les marques distributeurs sont invitées à clarifier leurs étiquetages pour éviter toute ambiguïté. Une transparence qui pourrait devenir un argument commercial dans un contexte où la santé nutritionnelle est de plus en plus prise au sérieux par le public.
Top Santé ne cite pas les noms exacts des produits, mais indique qu’ils sont issus de marques distribuées dans des enseignes comme Carrefour, Leclerc ou Intermarché. Les références concernées partagent une teneur en sucres ajoutés comprise entre 2 et 5 grammes pour 100 grammes de produit.