La future Citroën 2CV électrique, dont le lancement est prévu pour 2028, suscite des réactions contrastées parmi les propriétaires de la mythique « Deudeuche ». D'après les informations des Échos confirmées par Le Figaro, Stellantis présenterait ce jeudi 21 mai un concept car de cette citadine sous le nom provisoire de « E-car », lors de son plan stratégique à Detroit. Assemblée en Italie, à Pomigliano d’Arco près de Naples, cette version modernisée du modèle emblématique serait proposée à un prix « abordable », autour de 15 000 euros.

Ce qu'il faut retenir

  • Un retour attendu en 2028 : la 2CV électrique, baptisée « E-car », sera produite en Italie et commercialisée à partir de 2028.
  • Un prix estimé à 15 000 euros : Stellantis mise sur une version accessible pour séduire les automobilistes.
  • Une présentation imminente : un concept car sera dévoilé jeudi 21 mai lors du plan stratégique du groupe à Detroit.
  • Des réactions passionnées : certains propriétaires de 2CV regrettent la disparition du moteur à essence et des sensations emblématiques du modèle.

Une icône française face à la modernité

La 2CV, symbole de l’automobile populaire depuis sa création en 1948, doit sa renommée à son design minimaliste, son prix accessible et sa robustesse. Selon Le Figaro, Stellantis souhaite capitaliser sur cette image pour lancer une version 100 % électrique, adaptée aux enjeux environnementaux actuels. Le groupe automobile, issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, mise sur cette citadine pour élargir son offre de véhicules accessibles, dans un marché en pleine mutation vers l’électrique.

Pourtant, cette initiative ne fait pas l’unanimité parmi les passionnés. Certains, comme Anne, propriétaire d’une 2CV produite en 1990, expriment une certaine réticence. « C’est ma madeleine de Proust d’enfance », confie-t-elle, évoquant avec nostalgie le bruit et l’odeur caractéristiques du moteur à essence. « La démarche est chouette, c’est une voiture qui a un tel capital sympathique », admet-elle, tout en soulignant l’attachement émotionnel lié à ce modèle.

Des sensations à préserver ou à adapter ?

Anne, qui observe quotidiennement l’engouement que suscite sa 2CV auprès de toutes les générations, reste sceptique quant à l’abandon du moteur thermique. « Combien de fois des jeunes me font des grands signes, c’est très populaire. S’ils peuvent profiter d’une version moderne, c’est tant mieux, il faut vivre avec son temps », reconnaît-elle. Cependant, elle précise ne pas se voir troquer son modèle actuel contre une version électrique, estimant que « on ne va pas retrouver l’âme de ces voitures ».

Le défi pour Stellantis réside dans la reproduction des sensations qui font le charme de la 2CV – légèreté, maniabilité, convivialité – tout en intégrant les contraintes techniques de l’électrique : autonomie, temps de recharge et coût. Les constructeurs rivalisent d’arguments pour convaincre les automobilistes de franchir le pas, mais l’équation reste complexe pour une voiture mythique comme la 2CV.

Un marché en quête d’alternatives abordables

Avec un prix de départ estimé à 15 000 euros, la 2CV électrique s’inscrirait dans une stratégie de démocratisation de l’électrique. Comme le rapporte Le Figaro, le groupe mise sur Pomigliano d’Arco pour la production, un site industriel italien où Fiat assemble déjà certains de ses modèles. Ce choix s’inscrit dans une logique de mutualisation des ressources au sein de Stellantis, qui compte dix-sept usines dédiées aux véhicules électriques et hybrides en Europe d’ici 2025.

Pour les automobilistes, l’enjeu est double : accéder à une mobilité décarbonée sans renoncer au plaisir de conduire. La 2CV électrique pourrait séduire les citadins recherchant une voiture compacte, facile à garer et économique à l’usage. Reste à savoir si les propriétaires historiques et les nouveaux clients seront prêts à troquer l’âme de la « Deudeuche » contre une version moderne, même plus respectueuse de l’environnement.

Et maintenant ?

Le concept car de la 2CV électrique sera dévoilé jeudi 21 mai lors de la présentation du plan stratégique de Stellantis à Detroit. Les réactions des passionnés et des experts permettront d’évaluer l’accueil réservé à cette initiative, qui pourrait influencer les choix futurs des constructeurs en matière de véhicules accessibles et emblématiques. Une phase de tests et d’ajustements est attendue avant le lancement commercial en 2028, laissant le temps aux débats de s’installer.

Quoi qu’il en soit, cette annonce rappelle que l’innovation automobile ne se décrète pas sans susciter des émotions. Entre préservation d’un patrimoine et adaptation aux nouvelles normes, la 2CV électrique incarne ce dilemme qui traverse aujourd’hui l’industrie.

Le groupe Stellantis a retenu le site de Pomigliano d’Arco, près de Naples, pour son expertise dans l’assemblage de véhicules compacts et pour mutualiser les ressources au sein de son réseau industriel européen. Ce choix s’inscrit dans une stratégie de rationalisation de la production des modèles électriques au sein du groupe.

D’après les informations relayées par Le Figaro et Les Échos, la future 2CV électrique serait proposée à un prix « abordable », estimé autour de 15 000 euros. Ce tarif vise à la rendre accessible à un large public, dans un marché où les citadines électriques restent encore chères.